La notion de théâtralité est une notion relativement récente qui a connu durant les dernières décennies une fortune considérable. Son usage croissant a accompagné l'important développement des recherches théoriques dans le domaine de la littérature et des arts du spectacle. Tant et si bien qu'il devient difficile aujourd'hui de trouver une définition claire du concept. De fait, tous les dictionnaires et articles encyclopédiques en donnent systématiquement des définitions contrastées, lorsqu'elles ne sont pas franchement contradictoires. La vogue du concept de théâtralité est d'autant plus frappante qu'elle semble aller de pair avec le défaut de consensus quant à sa définition. Ce concept par ailleurs a fini par déborder le cadre des simples études théâtrales pour s'appliquer à d'autres formes de pratiques artistiques (la danse, la peinture, le cinéma, la photographie, etc.), voire même pour analyser une société et les pratiques sociales qu'elle génère. Inscrits dans des domaines variés tels que le théâtre, les arts plastiques, la langue, la littérature, la société et classés par ordre thématique et chronologique, les textes choisis de ce volume, construit dans une perspective comparative et interdisciplinaire, appréhendent la notion de théâtralité(s), son histoire et son caractère pluriel, à travers le théâtre français, le théâtre grec, le théâtre israélien, le théâtre japonais et le théâtre russe.
Nombre de pages
322
Date de parution
19/11/2015
Poids
454g
Largeur
146mm
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EAN
9782809711301
Titre
THEATRALITE(S) - TRADITION ET INNOVATION
Auteur
Murakami-Giroux Sakaé ; Tsamadou-Jacoberger Irini
Editeur
PICQUIER
Largeur
146
Poids
454
Date de parution
20151119
Nombre de pages
322,00 €
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Dans la tradition culturelle du Japon, tant dans le domaine des lettres, en poésie dans les waka et les haïkus, ou encore dans la musique, la danse ou le théâtre, mais aussi dans les arts martiaux comme le kyûdô, la voie de l'arc, ou la cérémonie du thé, chadô, l'accent a toujours été mis sur l'importance du concept de ma ou maai. On peut y voir l'une des grandes caractéristiques de la culture japonaise. Ma se définit comme un intervalle. Autrement dit l'espace ou la distance qui sépare les choses ou les événements. Mot, dont la signification s'inscrit aussi bien dans le temps que dans l'espace. Un temps, un espace envoûtant s'ouvrant entre une chose et une autre. Cet espace, ce temps donnent de la saveur aux mots, à la musique, aux actions et aux attitudes. Ma est à la fois ce qui sépare une chose de l'autre et ce qui les réunit. En cela réside le sens particulier de ma, qui assume en même temps ces deux rôles. Ce lieu (cet instant) où deux choses, tout en se séparant, se mêlent, autrement dit cette ligne de séparation entre les choses, est nommé awai. L'une des caractéristiques de la culture japonaise réside aussi en ce qu'elle a toujours prêté attention à la beauté que recèle awai...
Ces actes du quatrième colloque international d'études japonaises de l'Université de Strasbourg présentent les articles d'une trentaine de chercheurs européens et japonais, pour la plupart spécialistes des études japonaises, mais aussi artistes et écrivains japonais, réunis autour du thème : " Censure, autocensure et tabous ". Ils essaient d'en identifier les causes et les conséquences et posent la question de la liberté, de la liberté d'expression dans la société japonaise à diverses époques de son histoire. Quelles que soient les formes d'expression, la censure exercée par une autorité, l'autocensure pratiquée par un auteur ou un artiste lui-même, la pression exercée par une société ou un groupe social ou religieux et les tabous qui en découlent ont pour conséquence que diverses productions - littéraires, artistiques ou autres - ne peuvent être rendues publiques librement. Toutefois, ces restrictions peuvent parfois avoir des retombées inattendues quand les artistes ou écrivains luttent contre cette situation. Certains arts de représentation du Japon classique ont tiré parti des interdictions pour créer de nouveaux styles, donnant ainsi naissance à des productions encore plus élaborées ; certains journalistes, quant à eux, ont su défier la censure pour dénoncer un régime autoritaire.
On s'imagine souvent que le théâtre, dans sa forme occidentale héritée du théâtre antique ou encore dans celles que lui ont données les théâtres chinois et japonais, est une activité culturelle commune à l'humanité. Rien ne serait moins vrai. On trouve dans le monde entier des lieux où, si on y exerce des arts du spectacle. il n'existerait pas de "théâtre" à proprement parler. Les lieux où l'on joue traditionnellement du "théâtre" seraient-ils même, et de loin, les moins nombreux ? Quelles ont été les conditions d'apparition de ce qu'on appelle "théâtre" ? Chercher des réponses à ces questions revient à réfléchir à l'essence du "théâtre", mais aussi à se demander si ces "théâtres", en fin de compte. ont émergé indépendamment les uns des autres ou non. Les articles de ce recueil consacré aux théâtres d'Orient et d'Occident tentent de dénouer les fils des influences formelles et des contacts culturels ; certains interrogent surtout les formes hybrides et frontières : entre "performance" et "théâtre", entre liturgie et "théâtre", entre tradition orale et "théâtre" ; d'autres explorent les résurgences et les réélaborations de formes anciennes, pour mieux comprendre la manière dont se construit le creuset identitaire d'un peuple ou d'une nation dans l'espace physique. public et esthétique du théâtre.
Dans la tradition culturelle du Japon, tant dans le domaine des arts que dans les arts martiaux ou la cérémonie du thé, l'accent a toujours été mis sur l'importance du concept de Ma ou Maai. Ma se définit comme un intervalle. C'est à la fois ce qui sépare une chose de l'autre et ce qui les réunit. Si l'on pousse plus avant les aspects de cet intervalle Ma, il devient Aida, l'entre. Aida, cette fracture, a toujours traversé les réflexions de la philosophie japonaise : la continuité discontinue (hirenzoku no renzoku) chez Nishida Kitarô, ou encore dans l'éthique du corps social (aidagara no rinri) de Watsuji T etsurô. Du point de vue de la psychiatrie, aida, l'entre, a aussi été abordé comme pathologie de l'entre (aida no byôri), qui sépare le moi de l'autre avec Kimura Bin.
Il paraît que Tokyo est la plus belle des villes moches du monde. Plus qu'un guide, voici un livre d'aventures au coeur des quartiers de Tokyo. Pendant ces six mois passés à tenter de comprendre un peu ce qui m'entourait, je suis resté malgré tout un touriste. Avec cette impression persistante d'essayer de rattraper tout ce que je ne sais pas et cette manie de coller des étiquettes de fruits partout, parce que je ne comprends pas ce qui est écrit dessus. A mon retour en France, on m'a demandé si c'était bien, la Chine. Ce à quoi j'ai répondu que les Japonais, en tout cas, y étaient très accueillants."
Dans La Reine des rêves, C. B. Divakaruni retrouve le fil enchanté de La Maîtresse des épices, une prose généreuse où le réalisme se pare de couleurs et de senteurs magiques puisées aux sources profondes de l Inde.Rakhi est une jeune artiste qui vit à Berkeley, en Californie, et partage ses jours entre son activité de peintre, sa fille Jona et le salon de thé indien qu elle tient avec son amie Belle. Sa mère est interprète de rêves et consacre ce don à soulager la détresse et servir les autres. Un don qui fascine Rakhi mais l isole de sa mère, de ce coeur nourri de mystères issus d une Inde lointaine qu elle n a pas connue. Hasards ou signes invisibles à déchiffrer, un réseau de coïncidences troublantes se tisse autour de la vie de Rakhi tandis que la découverte du journal intime de sa mère ouvre la porte de secrets longtemps enfouis. Saura-t-elle lire, elle aussi, la vérité cachée dans les rêves et s ouvrir à l amour d elle-même et des autres?
Si Sôseki le romancier est de longue date traduit et commenté chez nous, une part plus secrète et à la fois plus familière de son oeuvre nous est encore inconnue. Sôseki a écrit plus de 2500 haikus, de sa jeunesse aux dernières années de sa vie: moments de grâce, libérés de l'étouffante pression de la réalité, où l'esprit fait halte au seuil d'un poème, dans une intense plénitude. Ce livre propose un choix de 135 haikus, illustrés de peintures et calligraphies de l'auteur, précédés d'une préface par l'éditeur de ses "Oeuvres complètes".