La philosophie contemporaine doit beaucoup à deux philosophes autrichiens - Edmund Husserl et Ludwig Wittgenstein. Les problèmes que ce dernier a placés au coeur de la philosophie analytique se distinguent bien souvent des questions soulevées par les pères de cette tradition, Frege, Moore, Russell et Ramsey. Ils se trouvaient pourtant au centre des traditions, autrichiennes puis austro-allemandes, qui remontent à Bolzano et à Brentano: la psychologie descriptive des élèves de Brentano, la phénoménologie de Husserl et de ses premiers élèves et les différentes écoles de la psychologie de la Gestalt. Ces problèmes appartiennent à la philosophie de l'esprit et du langage : qu'est-ce que vouloir dire quelque chose, vouloir, vouloir faire, éprouver, compter sur une certitude primitive ? Existe-t-il des objets psychologiques ou mentaux privés ? " Je" désigne-t-il ? Quel rapport y a-t-il entre le non-sens, la signification et les règles ? Entre les règles, les signaux qui nous guident et les symboles qui représentent ? Les mentalismes, platonismes et essentialismes qui caractérisent souvent la philosophie austro-allemande tranchent avec le rejet systématique de tels " ismes " chez Wittgenstein. Il est cependant manifeste que ce dernier, comme ses prédécesseurs et contemporains austro-allemands, met la description de l'esprit et du langage au coeur de ses réflexions. D'où la question à laquelle répond cet ouvrage : les descriptions de Wittgenstein sont-elles meilleures que celles données par les héritiers de Bolzano et de Brentano ?
Date de parution
15/11/2012
Poids
330g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782711624607
Titre
WITTGENSTEIN ET LA PHILOSOPHIE AUSTRO-ALLEMANDE
ISBN
2711624609
Auteur
MULLIGAN
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
330
Date de parution
20121115
Nombre de pages
0,00 €
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Résumé : Depuis la fin de la dernière guerre, le nationalisme a souvent été dénoncé comme une cause majeure de nombreux conflits armés. Et le remède proposé a généralement consisté en exhortations et actions visant à éradiquer, ou du moins à atténuer, cette attitude partiale, chauvine et dangereuse. Les conflits nationaux et ethniques perdurent, ils renaissent même avec une violence nouvelle. Comme c'est souvent le cas dans de telles situations, on en est donc venu à se demander si on n'avait pas pris une mauvaise direction. Le débat qui en découle est d'abord (géo)politique ; mais il est aussi conceptuel et normatif. C'est cet aspect qu'examine ce volume, à la lumière des essais de plusieurs philosophes : Philip Gerrans, David Miller, Bernard Baertschi, Daniel Weinstock, Nenad Miscevic, Elmar Holenstein, Markus Haller, Barry Smith et Murray Rothbard. Certains estiment qu'on a effectivement emprunté une mauvaise direction, et prônent une certaine réhabilitation de la nation ; d'autres refusent une telle approche. C'est là l'occasion d'un renouveau de la controverse entre cosmopolitisme et nationalisme, universalisme politico-moral et particularisme politico-moral, car le cas du nationalisme est encore un aspect d'un débat plus général, celui de la place de l'universel et du particulier en morale.
Raphaël Fernandez a 14 ans. Il est trashboy ? garçon-poubelle ? comme Gardo, son copain. Ensemble ils ramassent du papier, du plastique, des boîtes en fer dans la décharge près de leur bidonville. Sans doute sont-ils condamnés à évoluer toute leur vie dans ces montagnes d?ordures, quand, un jour, parmi ces tonnes de déchets, Raphaël trouve une sacoche en cuir, avec quelques pesos, une carte d?identité, des photos, une clé? Une sacoche que la police veut à tout prix récupérer. Corruption, trafic de faux billets, disparitions en série: voilà Raphaël et ses amis embarqués dans une aventure qui les dépasse et qui risque de les conduire au mieux en prison, au pire six pieds sous terre. Mais quand on vit depuis toujours au milieu des ordures, que risque-t-on vraiment?Plus qu?une version latino de Slumdog millionnaire, un thriller réussi sur fond de corruption et d?injustice. Phosphore.
Résumé : La lecture et l'accès à l'?uvre de Wittgenstein sont difficiles. D'un côté nombre des thèmes de cette oeuvre sont communs à ceux de la tradition de la philosophie "analytique" du XXe siècle, de Frege et Russell aux positivistes logiques. De l'autre son approche des problèmes philosophiques et son style l'apparentent bien plus à des écrivains-philosophes, Kraus, Musil, ou Nietzsche. Cette dualité se retrouve dans les commentaires qui lui ont été consacrés. Ceux qui partent de la philosophie analytique anglo-américaine dont Wittgenstein a inspiré bien des doctrines tendent à les discuter d'un point de vue théorique et abstrait qui ignore le plus souvent le style du philosophe, ce qu'il veut suggérer plutôt que dire. Ceux qui sont sensibles à ce style manquent souvent des qualités analytiques des premiers. Pour vraiment lire Wittgenstein, il faut les deux sortes de qualités : être attentif à la valeur de ses théories pour la philosophie présente et percevoir qu'il ne voulait pas proposer de théories philosophiques mais se considérait plutôt comme un critique du monde moderne. Les auteurs des essais réunis ici par K. Mulligan et J.-P. Leyvraz tentent de réunir ces deux perspectives, à travers une série de présentations et de discussions des grands textes, du Tractatus aux Remarques Mêlées. Il nous proposent d'analyser Wittgenstein sans faire pour autant de lui un philosophe analytique, d'être attentifs à ce qu'il indique, sans cesser pour autant de le tenir pour un Aufklärer.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.