Jamais je ne vivrai la vie ordinaire et monotone de ma mère. Jamais je n'accepterai ce destin de femme soumise à un homme. J'aurai un travail et je gagnerai ma vie". Née à Paris dans une famille bourgeoise désargentée, Simone de Beauvoir est reçue deuxième à l'agrégation de philosophie derrière Jean-Paul Sartre qui deviendra son compagnon. Elle osera refuser le modèle imposé aux femmes : se marier et élever les enfants. Leur couple libre, rebelle, audacieux, est devenu mythique. La vie de cette grande romancière, mémorialiste et philosophe est racontée à la première personne, de sa naissance en 1908 à son décès en 1986. A force de travail et de détermination, cette grande féministe est devenue un symbole de courage et d'émancipation. Paul Nizan, Maurice Merleau-Ponty, Boris Vian, Albert Camus, Alberto Giacometti, Juliette Gréco, Gisèle Halimi et bien d'autres croiseront sa route ; L'amitié est essentielle, tout comme l'amour. Jean-Paul Sartre, Nelson Algren, Claude Lanzmann la chériront. Son chemin, parsemé d'embuches, sera sa quête de la liberté. "Femme, vous lui devez tout" dira Elisabeth Badinter Sur scène, ce texte est magistralement interprété par Marie Christine Barrault.
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Nombre de pages
60
Date de parution
20/01/2023
Poids
216g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9791094886359
Titre
Simone de Beauvoir. Douée pour le bonheur
Auteur
Müller Karin ; Todd Olivier
Editeur
SELENA
Largeur
137
Poids
216
Date de parution
20230120
Nombre de pages
60,00 €
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Au cours de ses déambulations, Alice longea la devanture d'une librairie. En 1949, les vitrines autrichiennes étaient encore peu remplies, et un titre attira immédiatement son attention. Elle entra dans le magasin et ouvrit l'ouvrage. C'était son propre recueil de recettes, ses textes, ses photos ! Seule la couverture portait le nom d'un inconnu : Rudolf Rösch. Plusieurs scènes ont alors dû se bousculer dans son esprit : ce jour de 1935 où elle avait tenu pour la première fois l'épais volume entre ses mains, avant de fêter sa publication avec tous ses amis. Les trois années qui avaient suivi, quand le livre était devenu un best-seller et que des lectrices l'abordaient même dans la rue pour la féliciter. Et puis l'année 1938, quand, du jour au lendemain, elle en avait été dépossédée. Après avoir vu le nom de Rudolf Rösch sur la couverture, Alice ne put plus penser à rien d'autre. Il fallait que son livre lui soit enfin rendu. Elle avait perdu ses trois soeurs, victimes de la Shoah, et, en comparaison, la perte d'un livre de cuisine était une broutille. Pourtant, il représentait pour elle toute l'injustice et l'humiliation subies au cours de ces années. A ses yeux, obtenir sa restitution, c'était reprendre enfin le contrôle de sa vie".
Résumé : "Je t'embrasse de tout coeur, toi, Paris, toute la ville et ton pays tout entier. Je vous aime plus profondément, plus désespérément que je ne vous ai jamais aimés" écrivait Nicolas de Staël à son grand ami René Char en 1953, un an avant de se jeter dans le vide. Né à Saint-Pétersbourg en 1914, Nicolas de Staël von Holstein a cinq ans lorsque sa famille fuit la Russie pour se réfugier en Pologne. Après la mort de leurs parents, Nicolas et ses soeurs sont accueillis par des amis en Belgique. Après des études aux Beaux-Arts de Bruxelles, il voyage en Espagne, au Maroc, en Italie où il se nourrit du spectacle de la nature, de la lumière et de leurs contrastes. En 1943, il s'installe définitivement en France et se lance dans l'aventure de l'abstraction avec l'intuition que "sa vie [sera] un continuel voyage sur une mer incertaine". Pinceau des mots à la main, au plus près de son sujet, Karin Müller raconte à la première personne le destin fulgurant de ce peintre intransigeant et généreux, ami des surréalistes, de Kandinsky, Braque, Lanskoy, Magnelli, Sonia Delaunay et bien d'autres, que le succès et la reconnaissance tardive n'empêcheront pas de mettre fin à ses jours à l'âge de 41 ans. Un texte magistral à la hauteur du génie de Nicolas de Staël. Le peintre foudroyé laisse plus de mille tableaux peints dans l'urgence des malheurs, privations, souffrances et bonheurs traversés.
Van Gogh par lui-même ; plus précisément, par l'intercession de Karin Müller travestie en narrateur de la vie du peintre. L'auteur nous dit tout de son enfance solitaire, de sa famille nombreuse, de son père pasteur, de sa courte carrière de marchand de tableaux, de son exaltation mystique, de ses multiples déboires sentimentaux, de son amitié avec Toulouse-Lautrec, de celle, orageuse, avec Paul Gauguin et de son affection pour le seul véritable ami et soutien, son petit frère Théo avec lequel il entretint une correspondance exceptionnelle. Et surtout de sa peinture, comme unique compagne. "Non, Van Gogh n'était pas fou", écrivait Artaud, seulement son double désespéré de solitude. Dans sa préface, David Haziot souligne que décrire une qualité humaine chez Van Gogh "est une chose, la faire vivre et sentir en est une autre que réussit Karin Müller dans son texte météorique, comme le fut la trajectoire de Vincent. Le recours à ce présent de l'indicatif à la première personne, en des phrases au rythme haletant qui signalent chacune un fait nouveau de la vie du peintre, nous restitue un jaillissement perpétuel de vie, et nous impose une voix qui attend son comédien, mais que nous percevons dans sa justesse à la lecture. Et ça marche !".