Revue d'éthique et de théologie morale : Faire face à la crise
Müller Denis ; Waterlot Ghislain
CERF
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EAN :9782204101172
« La mort de la chrétienté en tant que phénomène socio-culturel dominant peut être l'occasion, pour une communauté de foi numériquement minoritaire, de regagner en densité ce qu'elle aurait perdu en extension. Il dépend des membres de cette communauté qu'il en soit ainsi. » (Paul Ricoeur) Problématiser et affronter la crise : une chance pour la pensée et pour l'action ? Nous sommes confrontés à une crise protéiforme : tout à la fois politique, économique, écologique, philosophique, théologique et plus largement crise de civilisation... La notion même de crise comporte des niveaux de signification et d'interprétation très divers qui conduisent non pas à la paralysie mais à la stimulation de la pensée et de l'activité humaines contre les routines porteuses de répétition stérile et finalement de la torpeur. L'origine médicale et plus particulièrement clinique du concept, fortement relevée dans plusieurs contributions de cet ouvrage collectif, tend à concentrer le regard sur le corps même de la personne, du groupe ou de la société dont on suppose, affirme ou prétend qu'elle serait « en crise » ainsi se manifeste la singularité événementielle de la « krisis ». D'autre part, les liens entre l'événement de la crise et la nécessité d'une réflexion et d'une reprise critiques ont également fait l'objet d'observations et de remarques, qui nous paraissent pouvoir conduire à l'idée que l'usage du vocabulaire de la crise, loin de nourrir une ambiance délétère de dénigrement ou de résignation, porte plutôt à relancer et à vivifier une herméneutique différenciée et responsable des secousses, des mises en question et des éventuelles ruptures qui caractérisent la situation actuelle de nos sociétés et de nos modes théoriques et pratiques d'en rendre compte. Comme le montrent plusieurs contributions de cet ouvrage, la réflexivité suscitée et nécessitée par la « krisis » touche, concerne et féconde tout autant l'éthique théologique que la théologie elle-même.--?The death of Christianity as a dominant socio-cultural phenomenon can provide the opportunity, for a numerically inferior community of faith, to regain in density what they have lost in extension. It's up to the members of that community to make this happen.' (Paul Ricoeur) To problematize and face up to the crisis: an opportunity for thought and action? We are facing a protean crisis: it is political, economic, ecological, philosophical, theological and, more generally, a crisis in civilisation... The very notion of crisis has two very different levels of meaning and interpretation, which do not lead to paralysis but to the stimulation of human thought and activity in order to combat those routines that produce sterile repetition and ultimately, inertia. The medical and more clinical concept, which is evoked in several contributions in this collective work, tends to focus on the body of the person, group or society we suppose, affirm or claim to be ?in crisis' in this way the factual uniqueness of the ?krisis' becomes manifest. On the other hand, the links between the event of the crisis, and the necessity for reflection and critical analysis, are also the object of observations and commentaries, which seem to argue for the idea that the use of the vocabulary of crisis, far from nourishing a deleterious atmosphere of denigration and resignation, rather encourages us to revitalize the differentiated hermeneutics responsible for the tremors, questioning and eventual ruptures that characterize our society's situation and our theoretical and practical methods of defining it today. As several contributors show, the reflexivity solicited and necessitated by the ?krisis' affects, concerns and nourishes theological ethics as much as theology itself.
En pleine crise mondiale du coronavirus, ce petit livre tente de réunir deux trajectoires que la pandémie semble vouloir séparer à tout prix : les souvenirs du monde d'avant, et le drame que représente le confinement. L'auteur, Denis Müller, laisse remonter à la surface de sa mémoire écorchée les beaux jours, les voyages, la vie de famille, l'amour, le travail, tout ce qui lui a procuré du bonheur et de la passion. L'arrivée foudroyante du COVID-19 a pour ainsi dire arrêté le cours du monde et de la vie. La maladie, les infections et les décès sont sources d'inquiétude et de chagrin. Apparemment, rien ne sera plus jamais comme avant. Le confinement, vécu de manière très différente sur la planète, est ressenti comme une sorte d'exil. Les êtres humains semblent dépouillés de leur liberté et privés de toute joie de vivre. Un vent de catastrophe, voire d'apocalypse, souffle partout. Nous entrons dans une ère de déconfinement progressif, qui fait naître un nouvel espoir, mais pose de nombreuses questions pratiques et psychologiques. C'est l'occasion, pour les chrétiens et pour l'ensemble de l'humanité, de s'interroger sur le monde nouveau, sur le changement personnel et collectif requis par cette expérience crucifiante. Aux souvenirs doit se joindre le temps de la réflexion et de la méditation. Une nouvelle éthique se dessine, une spiritualité mieux incarnée se profile.
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.