À Salem en 1675, dans la société puritaine de la Nouvelle-Angleterre, Hannah Easton, alors âgée de cinq ans, est témoin de l'enlèvement de sa mère par l'Indien nipmuc que cette dernière avait pris pour amant. Ce «crime contre-nature» va orienter sa vie. Bravant les lois de son époque et celles de son sexe, Hannah Easton, féministe avant la lettre, va quitter le Nouveau Monde pour gagner l'Ancien, à l'inverse des idées reçues sur l'immigration. Lorsqu'elle rencontre Gabriel Legge, un charmant aventurier qui rêve de grandeur et d'opulence, elle le suit en Angleterre, puis part avec lui chercher fortune en Inde. Sur la côte de Coromandel, dans les premiers avant-postes pavés d'or où s'installent les colons, elle assiste à nombre de scènes hautes en couleur où se révèlent le choc des cultures et l'affrontement entre l'Est et l'Ouest. Mais c'est à la cour de l'empereur moghol Aurangzeb qu'Hannah Easton va découvrir l'amour dans les bras du rajah Singh et, par la même occasion, devenir pleinement elle-même...Le conquérant du monde rappelle les miniatures indiennes, ces peintures raffinées et de teintes exquises où sont représentés tout à la fois personnages et animaux fabuleux, fêtes et massacres, et où se mêlent harmonieusement l'Histoire et le folklore.
Nombre de pages
360
Date de parution
06/09/1995
Poids
362g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782070735709
Titre
Le conquérant du monde
Auteur
Mukherjee Bharati
Editeur
GALLIMARD
Largeur
141
Poids
362
Date de parution
19950906
Nombre de pages
360,00 €
Disponibilité
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Quand on n'a hérité de rien, on a droit à tout". Telle est la profession de foi de Debby DiMartino, abandonnée à sa naissance dans un désert de l'Inde, adoptée par une famille italo-américaine. Bien décidée à ne pas aller grossir le rang des innombrables "misfits" que produit l'Amérique, elle part à la recherche de ses parents biologiques. Péripéties, rencontres, amours et meurtres, aventures en chaîne. De la Californie au bord de l'apocalypse à l'évocation d'un Orient frelaté, dernier refuge des hippies et de leurs gourous, Debby devenue Devi Dee va faire de bien étranges découvertes. Quête des origines et des identités perdues, ce thriller à suspens offre une exploration à la fois comique et cauchemardesque des errements d'une génération, entre Viêt Nam et ashrams, guerre barbare et paix utopique, Inde inaccessible et Amérique en perdition. C'est à ce jour, l'ouvre la plus audacieuse de Bharati Mukherjee.
Mukherjee Bharati ; Béquié Martine ; Augustyniak A
D'une écriture dense et elliptique, Bharati Mukherjee raconte l'itinéraire plein d'embûches d'une jeune Indienne du Penjab. Les faits sont là, dès le départ, nus : elle connaîtra le veuvage et l'exil.Par scène successives, la lumière se fait. L'enfance dans les retombées de la Partition, le mariage qui tourne court, la fuite. Enfin l'Amérique, brutale, sans concessions, l'Amérique qui ne fait de cadeau et qui pourtant donne à Jasmine ce bien inestimable, la possibilité de devenir elle-même.Le propos est vigoureux. Pas de larmes, pas de regrets. Jasmine avance. Et à travers elle, l'auteur brosse un tableau à la fois sombre et cocasse de la prodigieuse diversité de l'Amérique moderne, sous le regard tout ensemble interloqué et émerveillé de l'immigrée qui n'a pas d'autre choix que de s'adapter, et qui assiste pourtant, incrédule, à sa propre renaissance.
La génétique dicte nos destins, tel un code gravé dans chacune de nos cellules, et c'est ce code qui nous fait grandir, sursauter ou éternuer ? qui fait de nous des humains, en somme. Pourtant, ces mots intriguent, parfois inquiètent : ADN, hérédité, eugénisme, thérapie génique... En pistant le gène, cet objet emblématique de la biologie, l'écrivain et chercheur Siddhartha Mukherjee, prix Pulitzer 2011, veut nous convier à la formidable aventure des secrets du vivant. Pourquoi le moine Gregor Mendel délaissa-t-il l'étude des souris pour celle des petits pois, qui devait lui permettre d'élaborer les premières lois de la génétique ? Pourquoi la maladie de Tay-Sachs est-elle plus fréquente chez les Ashkénazes ? Au nom de quel " crépuscule génétique " la Cour suprême américaine a-t-elle pu autoriser la stérilisation forcée des faibles d'esprit ? Et comment expliquer que deux jumeaux séparés à la naissance aient été prénommés Jim par leurs familles d'accueil, aient tous deux épousé une Linda et engendré un petit James Allan ? A la fois récit historique, cours de biologie et enquête personnelle sur sa propre histoire génétique, Il était une fois le gène déploie toutes les dimensions d'un sujet foisonnant et terriblement actuel.
Comment le moine Gregor Mendel élabora-t-il les premières lois de la génétique à travers l'étude des petits pois ? Au nom de quel "crépuscule génétique" la Cour suprême américaine a-t-elle pu autoriser la stérilisation forcée des "faibles d'esprit" ? Et comment expliquer que des jumeaux séparés à la naissance aient tous deux été prénommés Jim par leur famille d'accueil, aient épousé une Linda et engendré un petit James Allan ? En conteur hors pair, Siddhartha Mukherjee s'attelle à percer les mystères du vivant en analysant toutes les facettes du gène, à travers une somptueuse saga entre récit historique, cours de biologie et enquête personnelle.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.