Génocide : comment cela peut-il arriver ? Et si on en réchappe, comment peut-on y survivre ? A travers le destin d'Esther, Rwandaise, Tutsi, c'est le destin collectif de tout le Rwanda qui nous est dévoilé. Esther, fille de pasteur, sociologue, mariée, mère de trois filles, échappe à la tuerie avec ses enfants alors que sa famille et celle de son mari - lui compris - sont décimées. Pour ces femmes et ces enfants qui ont survécu comme elle, Esther a repris ses études. Aujourd'hui, elle poursuit inlassablement sa mission de thérapeute spécialisée dans les traumatismes psychiques d'après-génocide. Extraordinairement forte, belle, lumineuse, vivante, Esther raconte son parcours -depuis sa naissance dans un village tutsi jusqu'à sa vie actuelle, en Allemagne. Si nous serrons les poings d'incompréhension devant les horreurs que l'homme peut imposer à l'homme, jamais Esther ne nous laissera tomber dans le pathos.
Nombre de pages
302
Date de parution
18/10/2011
Poids
410g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782940406548
Titre
SurVivantes. Edition revue et augmentée
Auteur
Mujawayo Esther ; Belhaddad Souâd ; Collin David
Editeur
METISPRESSES
Largeur
143
Poids
410
Date de parution
20111018
Nombre de pages
302,00 €
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Le Rwanda vient d'entamer une politique de réconciliation nationale, plus de dix ans après le génocide, afin que tueurs et victimes puissent revivre ensemble. De nombreux procès, dans des tribunaux traditionnels appelés gacaca, confrontent, devant tout le village, tueurs et victimes. En échange d'aveux, des remises de peine sont proposées aux coupables, qui doivent ensuite participer à des travaux d'intérêt général pour clore leur condamnation. Depuis août dernier, près de 40 000 génocidaires ont ainsi été libérés, ou sont en liberté conditionnelle en attendant le jugement. Cette démarche a trois buts : obtenir la vérité, juger et punir, et, enfin, réconcilier. Pour sensibiliser les tueurs, des camps de solidarité ont été créés, animés par des acteurs de la société civile - membres d'associations, enseignants, psychologues -, dont une grande partie sont des rescapés du génocide. Une expérience absolument unique. Dans ce Rwanda en rédemption, Esther Mujawayo, dont la quasi-totalité a été exterminée en 1994, cherche toujours le corps de sa soeur Stéphanie. De cette soeur aimée, il ne reste aujourd'hui qu'une fleur, qu'elle avait plantée avant le génocide, près de la maison familiale. Grâce à un gacaca, Esther a pu être confrontée aux assassins de sa soeur. Vont-ils enfin avouer ? Esther pourra-t-elle offrir une tombe à sa soeur ? A travers le témoignage d'Esther, à la première personne, ouvrage vivant, La Fleur de Stéphanie raconte comment tout un pays tente de reconstruire.
On croyait avoir tout lu sur le génocide rwandais ; on avait oublié l'essentiel : écouter les rescapés." Bernard Ahua, Le Monde diplomatique. "L'ouvrage exprime à la fois la combativité de la vivante et le désespoir de la survivante. Il parle de la destruction qui vient après le génocide — la destruction psychique, l'horizon de la déshérence, la folie de survivre. Esther Mujawayo ne fait pas de "littérature", mais elle réunit un témoignage et une méditation, comme l'a fait Primo Levi." Catherine Coquio, Le Monde. "Un récit que l'on écoute d'un trait, parce qu'on ne peut plus quitter Esther, la narratrice. Est-ce dû à son ton ? Au tutoiement qu'elle utilise ? Aux confidences qu'elle livre ? A sa totale sincérité, qui se fiche du politiquement correct et la montre tour à tour désespérée, combative, révoltée, tourmentée, accusatrice, drôle, pleine de failles." Anouk Saint-Péran, Côté femme.
Durant l'été 1923, Deskaheh Levi General, Chef Cayuga représentant les Six Nations de la Confédération Haudenosaunee - les Cayuga, les Seneca, les Onondaga, les Oneida, les Mohawk et les Tuscarora - embarqua à New York pour la Société des Nations à Genève. Sa mission auprès de la Société des Nations était de taille : convaincre les puissances mondiales de reconnaître les Haudenosaunee comme un Etat frère. L'histoire de Deskaheh est marquée par des obstacles insurmontables, mais sa campagne a insufflé la philosophie Haudenosaunee à la toute nouvelle Société des Nations, une organisation qui apprenait alors à gouverner comme le peuple de Deskaheh le faisait depuis des millénaires. L'oeuvre de Deskaheh a donné naissance au mouvement pour les droits des Peuples Autochtones, et les Haudenosaunee continuent aujourd'hui de faire entendre leur voix aux Nations Unies. Un siècle après le voyage de Deskaheh, la Ville de Genève et le Docip commémorent la force de cette amitié née entre un homme, le génie diplomatique de son peuple et la ville qui l'a accueilli, célébrant un héritage de résistance et de détermination, et l'évolution des relations entre Genève et les Peuples Autochtones du monde entier.