
Tes pas dans l'escalier
Un roman aussi lumineux qu'inquiétant, par le prix Médicis étranger 2020. A Lisbonne, un homme attend la femme qu'il aime. Il a quitté New York avant elle, pour arranger l'appartement qu'ils ont acheté. Il profite de la douceur du climat et de la tranquillité du quartier. Penser au moindre détail, imaginer les rituels qui rythmeront leur nouvelle vie : tout est une source infinie de plaisir. Pourtant, un sentiment diffus l'accompagne, une forme de confusion qu'il ne parvient pas à éclaircir. Est-ce la similarité entre les deux villes, les deux appartements ? La présence d'une menace sourde impossible à identifier ? Admirable styliste, Antonio Munoz Molina est aussi un maître de la narration. Dans ce roman à la simplicité trompeuse, il nous entraîne à travers les méandres de la mémoire, de la raison et de la peur. Progressivement et très subtilement, il met à nu la fragilité de tout ce que nous nous sommes si soigneusement raconté sur nos vies. Traduit de l'espagnol par Isabelle Gugnon "Un roman intense à lire d'une seule traite". El País "Un thriller psychologique impressionnant". La Vanguardia
| Nombre de pages | 250 |
|---|---|
| Date de parution | 06/10/2023 |
| Poids | 330g |
| Largeur | 148mm |
| EAN | 9782021457841 |
|---|---|
| Titre | Tes pas dans l'escalier |
| ISBN | 2021457842 |
| Auteur | Muñoz Molina Antonio ; Gugnon Isabelle |
| Editeur | SEUIL |
| Largeur | 148 |
| Poids | 330 |
| Date de parution | 20231006 |
| Nombre de pages | 250,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Séfarade
Muñoz Molina AntonioRésumé : " On entre dans chacune de ces histoires comme on pousse la porte d'un royaume inconnu. " L'Humanité Kafka rejoint sa maîtresse, un inconnu fuit l'Allemagne nazie, Primo Lévi est envoyé à Auschwitz : tous sont pris dans la tourmente de la guerre, ils sont citoyens de la patrie Séfarade. Dans les trains qui les mènent loin des combats, leur fureur s'apaise. Antonio Munoz Molina fait céder le loquet du wagon qui renferme la vérité secrète de ces exilés : chacun peut devenir le juif d'un autre... Antonio Munoz Molina est né en 1956 en Espagne. Membre de la Real Academia Espanola, il a reçu le prix Femina étranger en 1998 pour Pleine Lune et le prix Médicis étranger en 2020 pour Un promeneur solitaire dans la foule. La plupart de ses livres sont disponibles chez Points. Traduit de l'espagnol (Espagne) par Philippe BataillonSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,80 € -

Rien d'extraordinaire
Muñoz-Molina AntonioMuñoz Molina est aujourd'hui l'un des plus brillants romanciers espagnols de la "nouvelle génération" (qui date déjà du milieu des années 80). Son désir de raconter des histoires (une énigme à résoudre en est souvent la base fictionnelle) va de pair avec l'ambition littéraire et l'exploration des possibilités des techniques romanesques (la narration, le point de vue, le temps etc.). Reconnu par la critique et le public après son chef d'?uvre Le royaume des voix (Actes Sud), il publie en 1993 douze nouvelles, aujourd'hui traduites assez fidèlement par Philippe Bataillon (traducteur également du magnifique Pleine Lune au Seuil, à lire absolument). Ecrites sur commande pour diverses occasions - comme il l'explique dans sa note préliminaire - les douze histoires se trouvent imposées comme un nouveau livre à part entière, ayant sa propre cohérence interne. Dans chaque nouvelle il s'agit de la solitude d'un homme (gris, mal dans sa peau, petit fonctionnaire) qui, face à l'opacité d'un étranger (la voix d'une femme au téléphone, une jeune adolescente trop pâle), à l'étrangeté d'un lieu (un nouvelle appartement, un village au fin fond de l'Andalousie), d'une atmosphère (souvent nocturne), se trouve absorbé par ses propres pensées obsessionnelles, ses angoisses et ses fantasmes. Les récits n'ont rien de merveilleux (littéralement "rien d'extraordinaire'). Ils appartiennent au domaine du quotidien, de l'étrange (d'où le travail sur le point de vue), et basculent parfois dans le fantastique (Rien d'extraordinaire, Les eaux de l'oubli, La chambre du fantôme et Si tu me dis viens). L'univers de Muñoz Molina est celui du doute, de l'ambiguïté. On ne saura jamais ce qu'il en est réellement de l'honnêteté ou de l'état mental de ses personnages, et encore moins de la réalité dans laquelle ils se trouvent plongés. Le style fluide, fait de longues phrases coulées, sert l'histoire jusqu'au point d'orgue final (et souvent assez habile) de chaque nouvelle. Mais comme semble l'indiquer l'auteur lui-même à travers le titre, Rien d'extraordinaire (qui est aussi le titre de la première nouvelle, en partie autobiographique) est un petit livre, sans prétention, qui peut faire passer un bon moment ou laisser sur sa faim, selon les attentes. En aucun cas il n'est représentatif de la densité narrative et du talent de son auteur.--M.Neveu--"Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,60 € -

Une ardeur guerrière. Mémoires militaires
Muñoz-Molina AntonioRésumé : " Je m'appelle J-54. " A l'automne 1979, alors que l'Espagne commence tout juste à réapprendre à vivre en démocratie, un jeune homme qui rêve de devenir écrivain part au service militaire. Envoyé à Saint-Sébastien, il entreprend en train un voyage lugubre qui n'est que le prélude à un long cauchemar. " Les bleus, vous allez mourir ! " C'est par ces mots que dans les casernes on accueillait alors les jeunes conscrits qui, au fil des mois, allaient apprendre à oublier jusqu'à leur nom et leur condition d'être humain. Humiliations, brimades, culte de la virilité, mépris des faibles et des femmes, l'armée savait qu'en terrorisant ses recrues elle inoculait dans les veines de toute une jeunesse l'implacable ordre fasciste. Peu d'?uvres ont atteint une telle force de conviction dans la description de la brutalité, de l'absurde, de la monotonie déprimante des casernes, peu d'ouvrages ont dénoncé avec autant de fulgurance l'apprentissage obligatoire de la violence et de la cruauté ordinaires. Et il fallait toute la puissance d'évocation d'Antonio Munoz Molina pour faire de ce réquisitoire contre l'intolérance un récit autobiographique bouleversant, une ?uvre littéraire majeure.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,20 € -

Le royaume des voix
Muñoz-Molina AntonioDans un appartement de New York, pendant la guerre du Golfe, Manuel et Nadia s'émerveillent d'être devenus amants. Dix-huit ans auparavant, ils s'étaient croisés sans se voir, chacun perdu dans sa propre histoire, à Màgina, une petite ville d'Espagne, berceau de leurs familles. Et voici que par le dialogue amoureux ils exhument un passé qui, depuis plus d'un siècle, complotait leur rencontre. Une foule de voix et de visages oubliés accompagne en effet la fête sensuelle des corps que se donnent Nadia qui a vécu l'exil aux Etats-Unis avec son père et Manuel qui a choisi de s'arracher à l'Espagne, de perdre la mémoire. Avec le Royaume des voix, qui lui a valu le Prix Planeta en 1992, Antonio Munoz Molina clôt magistralement un cycle romanesque de la mémoire, inauguré par son premier livre, Beatus ille.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,95 €
Du même éditeur
-

Auschwitz expliqué à ma fille
Wieviorka AnnetteL'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Logocratie
Viktorovitch ClémentQue se passe-t-il quand la parole officielle s'affranchit du réel ? Quand les discours du pouvoir ne visent plus à décrire, mais à travestir ? Quand la communication de l'Etat ne cherche plus à éclairer, mais à obscurcir ? Ce sont tous les fondements de la démocratie qui vacillent. Lorsque les gouvernants se libèrent de la contrainte de devoir dire ce qu'ils font, ce qui était indicible devient soudain possible. Ce livre démontre combien, loin d'avoir protégé la République française contre le déferlement mondial de la post-vérité, la présidence d'Emmanuel Macron l'y a au contraire plongé. Il révèle qu'il est possible de corrompre l'idéal démocratique sans attenter aux institutions. La subversion du langage, par les mensonges et la déloyauté, suffit à nous projeter dans un exercice dévoyé de l'autorité, toujours plus éloigné de la promesse d'un gouvernement par et pour le peuple. Pour ne pas rester démuni face à un mal, il faut commencer par savoir le nommer d'un mot : nous avons basculé en logocratie .EN STOCKCOMMANDER20,90 € -

Mais pourquoi sont-ils pauvres ? Voyage dans la France en crise
Herszberg CatherineChaque année, l?Insee chiffre le nombre de pauvres en France (8,2 millions en 2011) sans jamais proposer toutefois de lecture sur l?organisation politique qui génère cette pauvreté. Les pauvres surgissent ainsi sur la scène sociale comme une masse importante que l?on va aider ou punir, selon les mérites ou les défauts de chacun, mais rarement comme le symptôme d?une défaite sociale. Tandis que la fraction la plus riche de la population ne cesse de s?enrichir, la pauvreté n?est plus un phénomène qui relève d?une responsabilité collective. C?est pourquoi Catherine Herszberg est allée demander à des inconnus non pauvres, selon le critère européen, pourquoi les pauvres sont pauvres. Cette démarche s?inscrit dans la continuité de celle qui l?a déjà poussée à observer le sort réservé aux fous emprisonnés (Fresnes, une histoire de fou, 2007). A nouveau, il est question d?hommes mis à l?écart de la société, qu?on est soulagé de ne plus voir, leur vie n?intéressant à peu près personne. Cette enquête pointe ainsi comment le phénomène de la pauvreté s?est détaché du politique, et de notions comme la justice ou l?égalité, pour relever au mieux d?un discours compassionnel, voire charitable. Ce divorce conduit à l?acceptation de ce fait social comme une fatalité, voire une nécessité. Acceptation renforcée par la certitude que le capitalisme mondialisé produit un surplus d?êtres humains "inutiles", surplus appelé à croître dans les années à venir. "Dès lors, la seule question qui se pose est celle-ci: qu?est-ce qu?on va bien pouvoir faire de ces hommes en trop?"EN STOCKCOMMANDER22,00 €
De la même catégorie
-

Le petit
Aramburu Fernando ; Mestre SergeLe Petit est l'histoire d'un enfant qui ne rentrera plus jamais de l'école : la chaudière de l'établissement a explosé - cela s'est produit dans une bourgade de Biscaye, le 23 octobre 1980. Toute une classe d'âge (les 5 à 6 ans) a péri. L'auteur est entré à pas feutrés dans la maison de l'un d'eux. Deuil et courage, illusoire reconstruction, impossible oubli. Pour son grand-père, "le petit" vit à jamais. Le chagrin est monté au ciel : "l'aéronef se perd à l'intérieur d'un nuage. Où peut-il bien se rendre ? On murmure (...) que cinquante enfants sont à bord et que c'est une maîtresse qui pilote ; à ses côtés, le copilote est un instituteur. La cuisinière de l'école, elle, déambule le long du couloir, entre les sièges, et joue le rôle d'hôtesse de l'air. Elle s'occupe des petits, leur caresse la tête, leur chante des chansons de l'époque où elle-même était gamine. Ils sont tous morts." Un éclair de joie illumine l'esprit embrumé du vieil homme. On a dû mal compter. Ils ne sont que quarante-neuf fantômes à bord de l'avion. Son "petit" est sauf.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Le jardin sur la mer
Rodoreda Mercè ; Raillard EdmondIl se souvient de la villa qui donnait sur la mer et de son opulent jardin : il y soignait iris, trompettes des anges, glaïeuls et pulmonaires. Témoin discret et impartial, le vieux jardinier raconte : le jeune couple, beau et fortuné, leurs amis toujours plus nombreux, les baignades et les promenades à cheval, une vie d'insouciance et d'oisiveté sous les yeux de l'indomptable cuisinière et de toute une maisonnée. Avec l'arrivée d'un nouveau voisin, fortune faite en Amérique, surgit la menace d'un passé enfoui. Comme au ralenti, le drame se déroule, dans un luxe de détails et de non-dits, un savoureux mélange de détachement et d'émotion.EN STOCKCOMMANDER10,95 € -

Un lieu ensoleillé pour personnes sombres
Enriquez Mariana ; Plantagenet AnneDes voix magnétiques, pour la plupart féminines, nous racontent le mal qui rôde partout et les monstres qui surgissent au beau milieu de l'ordinaire. L'une semble tant bien que mal tenir à distance les esprits errant dans son quartier bordé de bidonvilles. L'autre voit son visage s'effacer inexorablement, comme celui de sa mère avant elle. Certaines, qu'on a assassinées, reviennent hanter les lieux et les personnes qui les ont torturées. D'autres, maudites, se métamorphosent en oiseaux. Les légendes urbaines côtoient le folklore local et la superstition dans ces douze nouvelles bouleversantes et brillamment composées, qui, de cauchemars en apparitions, nous surprennent par leur lyrisme nostalgique et leur beauté noire, selon un art savant qui permet à Mariana Enriquez de porter, une fois de plus, l'horreur aux plus hauts niveaux littéraires.EN STOCKCOMMANDER23,50 €


