Le petit-déjeuner du tarsier. Et autres indiscrétions sur le monde animal
Moutou François
POMMIER
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EAN :9782746506473
Extrait de l'introductionVoici des histoires qui parlent d'animaux. D'animaux que j'ai eu la chance de rencontrer lors de voyages, parfois tout près de chez moi, parfois beaucoup plus loin. J'ai eu l'occasion de participer à quelques missions scientifiques. Nous recherchions des informations sur ces animaux, nous les regardions pour voir comment ils vivent et pour ensuite le faire savoir. Pour d'autres de ces voyages, je voulais simplement satisfaire ma curiosité, mon envie de découvrir des paysages et des espèces que je n'avais encore jamais vus. Il faut dire que je suis un peu zoologiste, c'est-à-dire quelqu'un qui s'intéresse aux animaux et qui cherche à les comprendre.Les histoires les plus anciennes datent des années 70 (1970), la plus récente de 2012. Chacune est centrée sur un animal particulier, le héros, c'est-à-dire celui observé ce jour-là ou suivi durant un certain temps. J'avoue que parfois, si c'est bien lui que je recherchais et que j'ai trouvé, d'autres fois, c'est le hasard qui me l'a fait rencontrer. Bien que j'aie pu voir des lions et des girafes en Afrique ou des tigres et des orangs-outans en Asie, j'ai plutôt choisi ici de raconter des animaux plus modestes, moins connus, mais tout aussi étonnants et réellement passionnants.Le matériel de hase que j'emporte en voyage est simple: une paire de jumelles, un appareil photo et un carnet pour prendre des notes. Très commode pour rédiger les histoires au retour, mais j'ai aussi utilisé ma mémoire, mes souvenirs, car tout n'était pas écrit dans ces petits carnets. Aujourd'hui, j'en ai d'ailleurs toute une rangée d'étagère l En voyage, je les remplis le soir avant de me coucher, ou alors le lendemain seulement, s'il était trop tard ou si j'avais trop sommeil. J'essaie de noter ce qui s'est passé, les paysages visités, la végétation, les scènes observées, les animaux rencontrés... Ce que je leur ai dit, ce qu'ils m'ont dit. Enfin, ce que j'ai cru qu'Us m'avaient dit, du genre contents de me voir, pas contents du tout, indifférents, toutes ces impressions que l'on peut ressentir face à un animal découvert dans son milieu, parmi les siens.Les animaux dont il est question ici sont sauvages et libres. Une histoire traite de l'élevage de deux jeunes individus et de leur retour à la liberté. Dans toutes les autres, c'est moi qui suis parti découvrir et observer mes héros, chez eux. En transpirant dans la végétation si dense des forêts tropicales, étourdi par le vent dans les étendues sans limite des steppes et des savanes ou en regardant à travers un masque dans une mer turquoise, j'avoue que je ne suis pas du tout certain que ces animaux avaient vraiment envie de me voir. Je pense quand même que ces rencontres étaient supportables pour les uns comme pour les autres, mais ce n'est que mon point de vue: aucun animal interrogé n'a voulu répondre.Les lieux visités sont variés. Étudier les animaux permet d'apprendre la géographie en même temps, et c'est tant mieux. De chaque voyage j'ai tenté de rapporter l'ambiance particulière, des scènes de vie, des couleurs, des sons, des odeurs, des émotions. OU que l'on soit, le long des routes et des pistes, il y a toujours quelque chose à regarder. On peut parcourir tous les jours le même sentier et ne jamais avoir l'impression de refaire le même chemin. Il faut simplement rester curieux, garder les sens en éveil.
Résumé : Aujourd'hui, l'animal est partout : dans nos assiettes, sur nos canapés, dans nos loisirs, nos paysages, notre imaginaire... Philosophes, éthologues, sociologues, juristes, associations, tous se penchent sur le sujet. Les ouvrages abondent, les discussions débordent sur les réseaux sociaux, le législateur est saisi... Mais sait-on vraiment de quoi/de qui l'on parle ? Pour François Moutou, il faudrait déjà interroger les multiples paradoxes que notre espèce nourrit à l'encontre des autres espèces animales. Entre le syndrome de l'Arche de Noé de nombreux protecteurs de la nature, l'attendrissement médiatiquement orchestré du grand public face aux bébés pandas et les débats entre amateurs d'entrecôtes et pourfendeurs de l'élevage industriel, il y a de quoi faire... Surtout, il faudrait regarder les animaux. Tout bêtement. Voilà qui permettrait d'adopter un regard qui, enfin, leur rendrait justice.
Ils sont grands ou minuscules, redoutables et redoutés, et ils n'ont pas le choix: ils doivent chasser pour vivre! Les prédateurs déploient des trésors d'astuces et développent des techniques incroyables pour tuer. Du tigre sautant sur un cerf au crocodile s'approchant lentement de sa victime, de la fourmi paralysant un insecte au boa étouffant un animal plus gros que lui... voici un étonnant panorama de l'univers des prédateurs. En dix reportages, ce DVD te fera découvrir des méthodes de chasse très variées. Suis le sillage du requin blanc, le piqué de l'aigle royal fondant sur sa victime, la course du guépard bondissant sur une gazelle à 100 km/h, l'attaque de l'araignée engluant sa proie, la traque méthodique des chimpanzés pourchassant des colobes dans les arbres... Ralentis, zooms et images spectaculaires garantis!
Un éclairage passionnant sur le rapport entre humains et animaux par virus et autres microbes interposés, pour nous aider à mieux comprendre la Covid-19 et la crise sanitaire que nous traversons actuellement. Humains et animaux partagent beaucoup. Pourtant, ici, il ne sera question que d'un partage bien particulier : celui des microbes, en tous genres et en tous sens, potentiellement responsables de divers maux. Les maladies transmissibles se transmettent, c'est dans leur nature. En revanche, la mondialisation est une réalisation humaine et l'emballement imposés par le système économique global semble bien être la cause de l'émergence de la Covid-19 et de la pandémie associée. La mondialisation a complètement bouleversé, entre autres, l'épidémiologie des maladies infectieuses et contagieuses. Nouvelles ou anciennes, ces maladies ont durablement marqué l'humanité ; l'histoire et la géographie de certaines d'entre elles (peste, coronavirus, tuberculose, rage...) sont présentées dans cet ouvrage pour mieux les comprendre. Le nouvel ordre mondial sera-t-il fondé sur des références et des contraintes sanitaires, comme c'est le cas depuis le début de l'année 2020 ? Un renouvellement de notre rapport à la nature s'impose : lutte contre la destruction et l'artificialisation des milieux, réduction des pollutions, maîtrise climatique, maintien d'espace pour le vivant non humain et non domestique. Il faut aussi s'attaquer aux inégalités sociales, à la pauvreté, à la corruption et mettre en avant l'intérêt général, planétaire. Si la santé et la qualité de vie passent avant les seuls indicateurs économiques, alors l'espoir est permis et la dure leçon du coronavirus aura été entendue. Préserver la biodiversité, son potentiel adaptatif, ses capacités évolutives et sa forte résilience, c'est peut-être réapprendre à vivre ensemble. Grâce à un virus. Ancien épidémiologiste à l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail, FRANCOIS MOUTOU , docteur vétérinaire, a travaillé sur diverses maladies communes aux humains et aux animaux pour mieux les comprendre et les prévenir. Mammalogiste, il est président d'honneur de la Société Française pour l'Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM).
Pourquoi le chat ronronne-t-il ? Est-il le seul félidé à ronronner ou ses cousins lions, ocelots, jaguars... en sont-ils capables eux aussi? Mais d'abord, qu'est-ce que le ronronnement ? Comment le chat produit-il ce petit bruit que nous, humains, affectionnons tant ? Et pourquoi ?
Sommes-nous dépendants de nos hormones ? Comme fonctionne notre machinerie hormonale ? Quels en sont les pièces et les rouages ? Sommes-nous sans ressources face à ses ratés ? Et que penser de ses relations avec notre psychisme ?
OuverturePendant mon enfance, l'adolescence et le premier âge adulte, cinq à six guerres ont blessé ma formation et mes débuts dans la vie. Cette saignée du corps et de l'âme a duré de si longues années que je ne puis méditer sur ces conflits sans une émotion dont parfois l'intensité risque de déformer les faits, ici, mais les vivifie. Je parlerai de ce que j'ai vu, vécu et ressenti jusqu'à une souffrance dont je n'ai pas toujours conscience de la cruauté. Je pense, j'agis, je mourrai marqué de ce fer rouge, d'abandons certes, mais d'abord de violence et de meurtres.Premier jourRarissime en nombre, ma génération eut la chance simple de naître, puisque la précédente, par millions, avait pratiquement disparu dans la boucherie des tranchées, en 14-18; souffreteux, mon père avait été gazé à Verdun; athée, il s'était converti, dans l'enfer, sous les éclats des schrapnells et le tonnerre de la Bertha, parmi des jonchées de cadavres. Il ne voulut jamais parler de ce fragment de sa vie. Dans son collège, seule ma mère se maria, ses autres amies, promises blanches, pleurant toutes la perte d'un parrain, d'un fiancé ou ami possibles dans le tas de ce charnier. Le long de Garonne où je passai mes années d'attente, hors de notre habitat seulement jaillissaient des enfants piaillants; les maisons voisines abritaient de jeunes et de vieilles veuves, fantômes solitaires, lents, silencieux, vêtus de noir. Les champs alentour de la ville restaient en friches, faute de cultivateurs, socs, jougs et granges en déshérence.Gaie de l'électricité nouvelle, Paris, capitale culturelle, littéraire, musicale, chansonnière... s'amusait, dit-on; la province, la campagne, hagardes, se taisaient entre billons et sillons, car sa jeunesse paysanne dormait, dépenaillée en guenilles de fantassins, sous des stèles parallèles alignées jusqu'à l'horizon. Nous n'évaluons jamais la drogue narcotique de la question: qui va gagner? Ou la torpeur narcissique de l'avoir emporté. Oui, Paris avait gagné la guerre, dite Grande, et s'adonnait à la fête, alors que le peuple de France avait perdu ses jeunes et ses mâles; cette foule du silence haïssait déjà la violence, la politique désuète et la cruauté délirante de l'Histoire. Elle refusa l'affrontement de 39 et fuira tout autre massacre à venir. Elle a payé à jamais pour sa paix.Car la guerre de 14 connut d'abominables tueries.Mes premiers souvenirs datent de 1936, où, vers mon Sud-Ouest natal, affluèrent d'Espagne des réfugiés, rouges et blancs mêlés, dont une seule et même voix, proche de notre patois, racontait des atrocités, tortures extrêmes et sophistiquées, cadavres, froid et famine, insupportables à l'enfance. Il fallut les nourrir, les panser, les loger, leur trouver du travail. Leur guerre civile avait atteint un degré de barbarie analogue à celui dont j'avais failli ne pas naître.Car la guérilla d'Espagne connut d'abominables tueries.(...)
Pourquoi avons-nous des émotions? Quelles sont-elles? Comment naissent-elles? Quelles sont leurs fonctions? Comment l environnement social interfère-t-il avec nos émotions?Banales à première vue, ces questions s avèrent infiniment complexes dès que l on essaie de cerner la nature exacte d une émotion. « La psychologie des émotions », première partie de ce livre décapant, dresse un panorama synthétique des composantes d une émotion. Longtemps laissée pour compte des recherches en sciences cognitives et en neurosciences, l étude des émotions a bénéficié ces dernières années des avancées technologiques de la neuroimagerie, une discipline extrêmement jeune. Elles permettent d appréhender désormais quelles structures du cerveau nous font avoir peur, être joyeux, mais aussi celles impliquées dans le contrôle de nos comportements connectés aux valeurs du groupe social. Les neurosciences des affects sont devenues un domaine de recherche à part entière. Elles posent crûment la problématique de la canalisation de l activité cérébrale, des modifications possibles de notre comportement, de l exploitation de nos émotions et de leur « régulation ».
Philosophe, membre de l'Académie française, professeur à Stanford University, Michel Serres est l'auteur de très nombreux essais dont, notamment, la série des Hermès (Minuit), Les Cinq Sens (Grasset), Le Tiers-Instruit (Bourin), La Légende des Anges (Flammarion) et plus récemment Hominescence et En amour sommes-nous des bêtes? (Le Pommier).
Clarke Victoria ; Hanken James ; Blot Nicolas ; Go
Résumé : Explorez la beauté et la diversité époustouflantes du règne animal Animal r Explorer le monde zoologique présente 300 des plus belles illustrations d'animaux à travers les ages, des peintures rupestres et des manuscrits médiévaux à l'art contemporain, la photographie et l'animation. Plus de 300 illustrations mettent en lumière l'extraordinaire diversité du monde animal et retracent l'histoire de la fascination des hommes pour les animaux Compilée par des spécialistes internationaux, la sélection d'images est organisée de manière a souligner les contrastes et les similitudes. L'ouvrage inclut le travail d'artistes, de zoologistes et de photographes de renommée mondiale, dont Vincent van Gogh, Conrad Gesner, Andy Warhol, Albrecht Dürer, Jeff Koons, Charles Darwin, Maria Sibylla Merlan, Paul Nicklen et Albertus Seba.
Cyrulnik Boris ; Matignon Karine Lou ; Fougea Fréd
L'éthologie, ou biologie des comportements, tente de répondre aux questions: qui de l'homme ou de l'animal, s'est laissé envoûter par l'autre? Pourquoi certaines espèces sont-elles avides de nos sensorialités et comment nous perçoivent-elles? A quoi ressemblent les mondes mentaux des animaux et comment pouvons-nous communiquer avec eux?
Résumé : Daphné Sheldrick, celle qu'on surnommera "la mère des éléphants", voit le jour en juin 1934 dans une ferme de colons britanniques, au Kenya. Tout la prédestine à vivre au plus près de la nature, surtout son extraordinaire empathie envers les animaux. Mais rien n'annonce qu'elle se lancera à corps perdu dans la guerre contre les chasseurs d'ivoire, ni qu'elle consacrera sa vie aux bébés orphelins victimes du braconnage. Le récit de cette femme d'exception traverse le XXe siècle et rend compte des soubresauts de l'histoire : les guerres mondiales, la révolte mau-mau, l'indépendance kenyane... Un destin romanesque, au coeur du monde sauvage, plein de chair, de passions et de violence. Décédée en 2018, Daphné Sheldrick a reçu de nombreuses distinctions et s'est fait connaître dans le monde entier par son travail pour la protection des éléphants. Le David Sheldrick Wildlife Trust, qu'elle a fondé en l'honneur de son mari, oeuvre pour la sauvegarde de la faune sauvage au Kenya.