
L'imaginaire raciologique en France et en Russie, XIXe-XXe siècles
Cet ouvrage analyse le devenir d'un "imaginaire raciologique", c'est-à-dire des représentations fondées sur l'idée de l'existence de "races" humaines - ces représentations qui se sont développées, dans le cadre d'une anthropologie classificatoire, au cours du XIXe siècle, selon une pensée de type polygéniste, avec les implications racistes qu'elle a pu véhiculer ou légitimer. Cet imaginaire raciologique n'est pas sans contradiction : il postule parfois aussi bien une fixité des "races" qu'une peur qu'elles ne se mélangent. Mais dans un cas comme dans l'autre s'établissent des hiérarchies, mises au service de différents discours de domination et d'exclusion. La spécificité de l'approche comparatiste développée ici consiste à s'interroger sur la diffusion, en France, de ces discours raciologiques, mais aussi sur leurs réinterprétations (souvent mises au service d'un discours nationaliste), au XXe siècle, dans l'espace soviétique et russe, que ce soit dans la littérature ou dans des corpus de type anthropologique, sociologique, politique ou philosophique.
| Nombre de pages | 210 |
|---|---|
| Date de parution | 26/04/2018 |
| Poids | 390g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782729709327 |
|---|---|
| Titre | L'imaginaire raciologique en France et en Russie, XIXe-XXe siècles |
| Auteur | Moussa Sarga ; Zenkine Serge |
| Editeur | PU LYON |
| Largeur | 155 |
| Poids | 390 |
| Date de parution | 20180426 |
| Nombre de pages | 210,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La relation orientale. Enquête sur la communication dans les récits de voyage en Orient, 1811-1861
Moussa SargaLa relation orientale dsigne la fois l'apoge d'un genre (celui des rcits de voyage en Orient) et le caractre spcifique de celui-ci l'poque romantique : les Orientaux ne sont plus perus par les voyageurs europens comme de simples images , mais comme des sujets avec lesquels il est possible de communiquer. Ces derniers acquirent peu peu, dans les rcits de voyage en Orient de la premire moiti du XIXe sicle, un droit de regard sur le regard, qui modifie profondment les conditions de la rencontre et de la reprsentation. Cet ouvrage, dans une perspective d'anthropologie littraire, se veut une contribution l'tude des relations interculturelles. cet gard, le drogman (l'interprte levantin) constitue une figure centrale de la mdiation. Tout en le reprsentant souvent de manire parodique, de nombreux crivains-voyageurs, anims par un fantasme exotique, vont tenter de se substituer symboliquement lui. D'o la place importante qui lui a t faite ici. Sans vouloir banaliser le fait colonial, cette tude cherche apporter une rponse diffrencie la question de la reprsentation littraire de l'altrit orientale. De l'Itinraire (1811) de Chateaubriand, qui hrite de l'imaginaire du despotisme ottoman issu des Lumires, Contantinople (1853) de Gautier, qui rve d'une Turquie barbare encore intouche par les rformes l'europenne, en passant par le Voyage en Orient de Lamartine (1835) et par celui de Nerval (1851), c'est tout un parcours fond sur l'ide de rapprochement que nous donnent lire les voyageurs franais de la premire moiti du XIXe sicle. La parution du Guide Joanne de l'Orient, en 1861, constitue une csure : elle annonce l're du tourisme de masse qui, paradoxalement, rend la rencontre de l'autre plus problmatique.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER29,50 € -
Le Mythe des Bohémiens dans la littérature et les arts en Europe
Moussa SargaLa Petite Gitane de Cervantès constitue la matrice d'un mythe qui, se développant dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, se répand dans la littérature et les arts à l'époque romantique. A l'opposé de l'image stéréotypée de ceux qu'on appelait des " Egyptiens ", encore qualifiés par la plupart des élites " éclairées " de voleurs, libertins, et de superstitieux, les Bohémiens idéalisés du XIXe siècle incarnent la liberté en marche sous toutes ses formes. On connaît l'Esmeralda de Hugo et la Carmen de Mérimée. Mais on sait moins que, au-delà de ces deux figures féminines de la passion amoureuse, les écrivains et artistes contemporains (de George Borrow en Angleterre au poète tchèque Macha, en passant par Lamartine, Liszt, Valerio...) se passionnent pour un peuple nomade apparemment rebelle à toute obéissance aux lois de la société et dont la marginalité même lui confère une dignité nouvelle. La " vie de bohème ", telle du moins, qu'on se la représente, devient même un mode de contestation anti-bourgeois pour un certain nombre de jeunes artistes dans les années 1830. Mais dès le Second Empire, cette intériorisation de l'altérité bohémienne est elle-même dénoncée comme un mythe trompeur. Le discours " civilisateur " peut alors triompher et stigmatiser ces " vagabonds " auxquels le XXe siècle réservera un sort terrible.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER38,00 € -
L'idée de "race" dans les sciences humaines et la littérature (XVIIIème et XIXème siècles). Actes du
Moussa SargaCe volume rassemble les actes du colloque international de Lyon (16-18 novembre 2000) sur la construction de la notion de "race". Le corpus part du XVIIIe siècle, époque où émerge l'acception moderne du mot "race" au sens de type. Même si Buffon introduit déjà des hiérarchies entre les "races" humaines, son anthropologie, comme celle de la plupart de ses contemporains, reste de nature monogéniste (unité de l'espèce humaine). En revanche, le XIXe siècle opère un basculement vers une conception polygéniste (croyance à la multiplicité des souches originaires de l'homme), ouvrant la voie à une idéologie (le racisme) qui repose sur une essentialisation de l'idée de "race". Ces deux siècles sont déterminants pour comprendre comment se constitue un discours raciologique dont la genèse complexe et les répercussions littéraires n'ont pas suffisamment été étudiées jusqu'à présent. C'est donc à l'articulation entre plusieurs disciplines (anthropologie, philosophie, histoire, linguistique, littérature) que se situe cette interrogation, qu'on a par ailleurs souhaitée ouverte, à travers quelques communications, sur l'Europe, en particulier sur l'Allemagne et l'Angleterre.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER44,50 € -
LITTERATURE ET ESCLAVAGE (XVIIIE-XIXE SIECLES)
MOUSSA SARGARésumé : L'esclavage fit l'objet, des Lumières au Romantisme, de vifs débats idéologiques. Les écrivains, pour leur part, anticipèrent parfois le débat d'idées, notamment par la progressive héroïsation de la figure de l'esclave dans de nombreux textes de fiction, donnant ainsi droit de cité à cette figure jusque-là marginale dans la littérature. Les esclaves, quant à eux, sont devenus des acteurs à part entière de leur histoire, de l'Histoire. Leurs actes, mais aussi leurs écrits, certains récits autobiographiques, plus tardivement, y ont contribué, permettant aux " sans-voix " de se faire entendre. Sans doute ces voix ont-t-elles été " médiatisées ", le plus souvent relayées par des institutions, des textes européens. La mémoire, que nous avons de cette histoire déjà mondialisée (mémoire sélective, recomposée), en fait une question parfaitement actuelle, qui resurgit dans les littératures d'expression française et anglaise dès la seconde moitié du XXe siècle, à travers ce que l'on a pu appeler des néo-récits d'esclaves. Ajoutons que l'émergence de l'esclavage comme thème littéraire, aux XVIIle et XIX` siècles, rejaillit sur des questions sociales et philosophiques qui n'ont rien perdu de leur intérêt. Ce volume souhaite donc s'intéresser également à un champ encore largement inexploré, celui de l'esclavage comme métaphore.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER32,45 €
Du même éditeur
-

Penser et agir avec David Graeber. Construire des ponts entre les sciences sociales
Dutraive VéroniqueL'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.EN STOCKCOMMANDER25,00 € -

Valeur, politique et démocratie aux Etats-Unis
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive VéroniquPourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Sociologie et démocratie
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-GermanoRésumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.EN STOCKCOMMANDER8,00 € -

Dialogue avec Marc Bloch
Ginzburg CarloCe bref ouvrage instaure un dialogue entre deux historiens majeurs du XXe siècle, Marc Bloch (1886-1944), pionnier de l'histoire critique, et Carlo Ginzburg (1939-), maître de la microhistoire. Dans un parcours articulé autour de trois textes signés Carlo Ginzburg (1965, 1973 et 2024), ce livre montre comment Bloch a jeté les bases d'une approche critique de l'histoire et témoigne du rapport de Carlo Ginzburg à l'oeuvre de cet historien majeur. Dans les trois textes réunis ici, Carlo Ginzburg explore la pensée de Marc Bloch : sa genèse, son évolution et la construction de sa méthodologie. Il revient également sur l'influence des travaux de Bloch sur ses propres recherches. Ginzburg explicite ainsi la " scientificité de l'histoire " propre à Bloch, laquelle repose sur la critique du témoignage (par opposition aux sciences de la nature reposant sur des expériences) et les relations qu'elle entretient avec la psychologie et la sociologie. Bloch revendique en effet la possibilité d'une connaissance scientifique des faits historiques singuliers. Il s'attache à l'étude des fausses nouvelles (dans un premier temps celles qui circulent dans les tranchées de la Première Guerre mondiale où il combattit), ce qui le mène à l'écriture de son célèbre ouvrage " Les Rois thaumaturges " en 1924, dans lequel il étudie la croyance dans le pouvoir royal de soigner les écrouelles par le toucher. Bloch montre qu'au-delà de la légende, on puise à une vérité plus profonde, celle des représentations collectives. Au début du XXe siècle comme aujourd'hui, l'importance de cette recherche suscite l'éloge de nombreux chercheurs et peut être considérée comme une ancêtre de la microhistoire : une étude de cas qui pose la question de sa généralisation en reliant une " anomalie ridicule " aux " tendances générales de la conscience collective ". Si Les Rois thaumaturges est un classique, nous dit aussi Carlo Ginzburg, c'est parce qu'aujourd'hui, à un siècle de distance et dans un monde profondément différent de celui dans lequel il fut publié, il nous offre des instruments pour réfléchir à des phénomènes dans lesquels nous nous trouvons tous immergés, à commencer par celui des fake news.EN STOCKCOMMANDER10,00 €
