On ne saura jamais si le coup de couteau de Ravaillac fut le geste d'un esprit déséquilibré ou I'?uvre d'une machination occulte dont il n'aura été que le bras armé. Roland Mousnier ne se contente pas de restituer le portrait moral de cet étrange meurtrier, sa foi ardente, sa piété, sa fragilité, ses hallucinations morbides. Pour éclairer le sens et la portée de cet événement inouï, il interroge aussi les passions politiques et religieuses qui travaillaient à l'époque tous les "Ravaillac de c?ur" dont le moine régicide se serait fait sans le savoir l'instrument involontaire.Balayant l'image du "bon roi Henri" aimé de ses sujets, ce livre décrit les tensions, les frustrations, les ressentiments suscités par la personne et la politique du monarque: sa légitimité contestée, l'incertitude sur la sincérité de sa conversion, les doutes sur sa volonté d'éradiquer la "souillure" hérétique; ou encore la pression fiscale qui lésait beaucoup de monde, empiètement royal sur les prérogatives de la noblesse, l'exercice de plus en plus absolu du pouvoir... Autant de traits qui faisaient passer le roi pour un tyran et rendaient légitime, aux yeux de certains, l'impératif de le mettre à mort. Ces pulsions régicides conduisent l'auteur à proposer une analyse lumineuse, et jamais dépassés. des théories du tyrannicide depuis l'Antiquité.La mort du roi n'a pas ressuscité la monarchie dont Ravaillac avait rêvé; elle contribua au contraire, écrit Arlette Jouanna dans sa préface, à émanciper l'Etat de l'emprise des passions religieuses, à renforcer le pouvoir absolu et à sacraliser comme jamais auparavant la ligure du prince.
Nombre de pages
432
Date de parution
12/03/1992
Poids
240g
Largeur
108mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070326846
Titre
L'assassinat d'Henri IV. 14 mai 1610
Auteur
Mousnier Roland
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
240
Date de parution
19920312
Nombre de pages
432,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Les apparences sont restées semblables, mais des modifications profondes sont intervenues: de grands pas ont été faits dans le passage du gouvernement et de l'administration judiciaires au gouvernement et à l'administration exécutifs., dans la constitution d'une véritable bureaucratie de commis appointés, vers la création d'un corps de fonctionnaires, avec tout ce que ces mouvements impliquent de changements dans l'équilibre et les relations des ordres sociaux et sans doute dans la constitution de nouveaux groupes sociaux et peut-être de nouvelles strates sociales... La guerre, soit directement, soit par ses conséquences, s'est révélée ici aussi, une fois encore, un puissant facteur de changement, peut-être le facteur prépondérant." Par ces phrases extraites de l'introduction, Roland Mousnier présente ces deux siècles de monarchie absolue, durant lesquels "le grand moyen d'ascension sociale a été la participation aux différents degrés de pouvoir de l'Etat." Rédigé par un historien auquel Lucien Bély, directeur de la publication du Dictionnaire de l'Ancien Régime rend hommage, cet ouvrage de référence est une synthèse indispensable à tous ceux qui souhaitent comprendre et approfondir leurs connaissances sur deux siècles d'histoire du Royaume de France.
Résumé : La dispersion et l'isolement des groupes humains, à la fin du XVe siècle, font s'ignorer totalement des civilisations distinctes : les sociétés américaines, celles du Pacifique sont inconnues de l'Ancien Monde ; l'Europe, l'Asie, l'Afrique se connaissent à peine. C'est alors que se manifeste en Europe une prodigieuse force de création et d'expansion, qui produira pendant deux siècles des découvertes dans tous les domaines. Une nouvelle époque de l'humanité commence. Elle se caractérise par le puissant développement de l'individualisme. La passion pour l'antique révèle l'instinct d'une nouvelle vie par laquelle les hommes se libéreront du Moyen Age. Stimulé par le commerce maritime et colonial, par l'afflux des métaux précieux, par la hausse des prix qui s'accélère au cours du XVIe siècle, le capitalisme croît rapidement. Les Bourses apparaissent, les banquiers se spécialisent : l'individu fort triomphe dans l'entreprise capitaliste. L'individualisme s'affirme dans la mutation intellectuelle du mécanisme, dans les réformes religieuses, dans l'essor des nations : à l'idée du Saint-Empire, de la République chrétienne et hiérarchisée se substitue la conception d'un ensemble d'Etats souverains. L'énergie individuelle ainsi libérée rend l'Européen irrésistible : pour la première fois, et sur une vaste échelle, il entre en contact avec les autres continents. L'Europe s'apprête à dominer le reste du monde. Roland MOUSNIER.
Il est des hommes qui dominent les époques de l'Histoire, dans une atmosphère de légende. Tel est le cas de celui qui fut cardinal de l'Eglise romaine dès 1622, puis principal ministre du roi de France Louis XIII, en 1624. Un personnage craint et haï de son vivant, au point de devenir une énigme qui continue, cinq siècles plus tard, de nous fasciner. Prêtre et homme d'épée, dévoué "corps et âme" à Dieu comme au roi, à la défense du catholicisme comme à celle de l'unité de la France, Richelieu (1585-1642) reste, avec Clemenceau et de Gaulle, une des références essentielles de notre histoire nationale dont il a, comme le Père la Victoire et l'homme du 18 Juin, profondément contribué à infléchir le cours. Dans sa biographie, qui fait autorité depuis sa parution en 1992, Roland Mousnier brosse un portrait juste et sans concession de celui qu'un autre ecclésiastique, le cardinal de Retz, appelait "l'âpre et redoutable Richelieu" et qui a inspiré aussi bien les historiens que les romanciers.
Dans ce récit mettant en scène une adolescente aux prises avec des réalités qui la dépassent, Jean Molla revient sur un des épisodes les plus tragiques du siècle dernier. Ce roman, au succès critique et populaire, a été récompensé par plus de dix prix littéraires et a été traduit en six langues.4e de couverture : Emma est une jeune femme atteinte d'anorexie. Appréhendée dans un supermarché pour vol, elle ne peut qu'expliquer : "Je l'ai fait pour qu'on m'arrête." Pourtant, Emma veut savoir, Emma veut comprendre. "Sobibor", ce nom, prononcé par sa grand-mère polonaise peu avant sa mort, lui apportera plus que de simples réponses. Dans ce récit mettant en scène une adolescente aux prises avec des réalités qui la dépassent, Jean Molla revient sur un des épisodes les plus tragiques du siècle dernier. Ce roman, au succès critique et populaire, a été récompensé par plus de dix prix littéraires et a été traduit en six langues.Notes Biographiques : Jean Molla est né en 1958 à Oujda, au Maroc. Il a fait des études de lettres à Tours et à Poitiers puis, un peu par hasard, des études de tourisme. Il a été successivement apiculteur, professeur de guitare classique et guide dans un musée pour finalement devenir professeur de lettres. Après avoir enseigné dans de nombreux établissements de la Vienne et du Nord de la France, il exerce aujourd'hui dans un collège de ZEP, à Poitiers. Ce n'est qu'en 2000 que Jean Molla a commencé d'écrire, juste avant la naissance de son troisième garçon.
Mia, va-t'en et ne rentre pas. Ces histoires de racines, ce n'est rien d'autre qu'une manière de te clouer au sol, alors peu importent le passé, la maison, les objets, les souvenirs. Allume un grand incendie et emporte le feu. " Mia et Inès, enfants de la troisième génération de la famille Belhaj, grandissent dans le Maroc des années 1980 et 1990. Eprises d'indépendance comme leur grand-mère Mathilde, leur mère Aicha ou leur tante Selma, elles font face à un dilemme : pour être libres, faut-il partir ou rester ? Dans l'exil ou dans la solitude, elles devront se faire une place, apprendre de nouveaux codes, affronter les préjugés, le racisme parfois. Troisième et dernier volet du Pays des autres, J'emporterai le feu offre un dénouement splendide à une saga familiale puissamment poétique et romanesque.
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...