Au moment où s'esquisse un " grand retour de Marx ", il est particulièrement opportun de connaître la provenance de sa méthode et d'en comprendre l'originalité. La crise du capitalisme, ouverte à l'automne 2009, conduit à s'interroger sur les contradictions du régime économique. Le problème est-il uniquement financier ? A supposer qu'il soit possible de brider la spéculation, cela serait-il suffisant pour " normaliser " son fonctionnement ? Il est permis d'en douter, mais passer de la morale à l'analyse requiert une rupture avec les bons sentiments, les évidences des représentations courantes et les approximations des déductions ordinaires. Comment raisonner correctement ? Comment penser le mouvement ? Intimement liées, les deux questions n'en sont pas moins distinctes et ont donné lieu à deux branches de la philosophie : la logique formelle et la logique dialectique. René Mouriaux traite des deux versants du savoir attaché à ce raisonnement. Le terme dialectique a plusieurs significations puisqu'il désigne au moins, selon les époques ou les auteurs, trois réalités différentes : un raisonnement sur le vraisemblable, la logique formelle elle-même et la pensée en mouvement, notamment chez Platon, Hegel et Marx. Au cours de trois grandes périodes (l'Antiquité, le monde chrétien, l'époque moderne), l'auteur étudie l'élucidation de l'acte de raisonner (concept, jugement, syllogisme) et les tentatives de formaliser le processus de la pensée en mouvement. Deux chapitres sont consacrés à Karl Marx et à son oeuvre. Appuyé sur les dernières traductions et les commentaires, des plus anciens aux plus récents, l'analyse du discours marxien vise à montrer que ce dernier ne saurait être isolé des conjonctures historiques qui le conditionnent et qu'il tente d'infléchir. La dialectique est dans les choses et la connaissance des sociétés, de l'économie, de la politique et de l'idéologie, réclame une pensée propre à expliciter les processus, les continuités et les ruptures.
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Nombre de pages
251
Date de parution
17/06/2010
Poids
346g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782849502662
Titre
La dialecte d'Héraclite à Marx
Auteur
Mouriaux René
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
150
Poids
346
Date de parution
20100617
Nombre de pages
251,00 €
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A l'origine porteurs de démocratie, les syndicats de salariés ne se seraient-ils pas transformés en institutions très contraignantes par la structure de participation qu'ils proposent ? La formidable aspiration à la dignité, à la justice, au bien-être que les organisations ouvrières ont incarnée se serait-elle retournée en corporatisme ? Dans la France socialiste de l'après-10 mai 1981, à quels obstacles le mouvement syndical se heurte-t-il ? Pourquoi ne parvient-il pas à assurer une réelle mobilisation populaire ? Ces grandes questions sont resituées dans le processus des luttes sociales en France, présenté sans idéalisation, avec ses rites, ses ratés, ses ruptures.
A travers les voix et les récits de survivants et de témoins, de militants des droits de l'homme, d'acteurs judiciaires, de journalistes et d'historiens, Francesca Lessa lève le voile sur les secrets de la répression transnationale mise en place par les dictatures sud-américaines entre 1969 et 1981. Mettant en place une coordination répressive inédite connue sous le nom de plan Condor, les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien des Etats-Unis, lancent une campagne de lutte contre la "subversion" . Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine envoient des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France, Italie, Portugal, Espagne...) et aux Etats-Unis. Les forces militaires et policières, légales et extra-légales, de ces dictatures vont enlever, torturer et assassiner des centaines d'hommes et de femmes. Le plan Condor est le fil conducteur des dictatures sud-américaines qui firent des dizaines de milliers de morts, et plus encore de torturés, d'emprisonnés, d'exilés. Au cours de ces années, l'Amérique du Sud devint une zone de terreur généralisée et d'impunité pour ceux qui perpétuaient la violence. Dans ce livre, Francesca Lessa montre également comment des réseaux d'individus en quête de justice se sont progressivement matérialisés et ont réussi à transcender les frontières nationales pour obtenir justice pour les victimes de ces horreurs. S'appuyant sur un travail de terrain approfondi, des recherches dans les archives, des observations de procès et plus d'une centaine d'entretiens, Le plan Condor en procès explore le passé et le présent de l'Amérique du Sud. Ce livre met en lumière les luttes actuelles pour la justice, alors que les sociétés de la région sont confrontées à l'héritage des atrocités commises.
Au travail, et dans la joie s'il vous plaît, sous l'emprise des technologies de communication et surveillance, il faut désormais être à disposition de l'employeur 24 heures sur 24, sept jours sur sept et même lors de ses congés. A contrario de cette réalité, s'enchaînent les discours patronaux et étatiques présentant la vie quotidienne comme de moins en moins contrainte par le temps de travail. Loin de cette arnaque, ce livre explore comment, depuis 1968, s'est déployé un processus d'intrusion du travail capitalistique dans notre quotidien. Associé aux pratiques managériales, qui font de l'urgence la norme dans l'organisation du travail, le travail totalitaire engloutit la moindre parcelle de liberté de notre temps. Il s'accapare notre intimité jusque dans l'offre et la consommation de loisirs planifiés et minutés. Il fait de nous des "esclaves modernes". "Le travail totalitaire" explique en quoi la bataille pour l'émancipation ne peut plus se satisfaire de la seule réduction quotidienne du temps de travail. Une critique radicale de la vie quotidienne devient ainsi une condition indispensable pour qu'advienne une société démocratique.
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L'Ukraine et Gaza ont abruptement remis la guerre au centre des agendas occidentaux. La médiatisation au Nord de ces deux affrontements ne doit cependant pas occulter la permanence, la multiplicité et l'intensité des conflits armés au Sud. Du Soudan à la Birmanie, en passant par le Yémen, les conflits entre Etats ne cessent de se multiplier. Auxquels il faut ajouter les guerres "transversales" déclarées au terrorisme, au narcotrafic, aux gangs. Dans un contexte d'insécurité et de violences - à la fois réelles et perçues -, la militarisation de la politique semble s'affirmer. Les prérogatives des armées s'étendent, des militaires accèdent - par la voie légale ou par un coup d'Etat - au pouvoir, tandis que nombre de gouvernants surenchérissent sur le virilisme et la manière forte, dans une sorte de populisme punitif. Ces conflits montrent également que les instruments de la guerre ne sont plus seulement les divers armements "classiques" aussi sophistiqués soient-ils mais aussi l'eau, les céréales, les enfants et bien entendu les outils de communication. Marqueur d'une délégitimation de la démocratie, cette hybridation politico-militaire oppose les prétendues vertus de forces armées morales, efficaces et nationalistes à des gouvernements peu représentatifs, incapables et corrompus. Elle tend, ainsi, à brutaliser les rapports sociaux, à naturaliser la violence étatique et à banaliser les états d'exception, mettant à mal le contrôle des institutions, la défense des droits et la protestation sociale. Un ouvrage qui fait le point sur les guerres "locales" au Sud qui pourraient bien embraser le monde.