Auteur de nombreux ouvrages sur la littérature francophone de l'Afrique subsaharienne, Bernard Mouralis a également toujours écrit des poèmes, connus seulement de quelques proches. Le présent volume regroupe deux recueils : Voix off et ABC... Le premier tente de cerner cette voix qui ne cesse d'accompagner le poète au plus intime de sa vie et qui n'est peut-être pas tout à fait la sienne. Les poèmes, dont le plus ancien date de 1960, sont répartis selon six sections ("Seuils", "Enfances", "Arts poétiques", "Suds", etc.) qui n'ont rien d'une quelconque architecture, mais correspondent plutôt aux postulations possibles de la poésie. ABC... réunit selon l'ordre alphabétique, d'"Aurore" à "Zèbre", vingt-six poèmes en prose : souvenirs, méditations, brefs essais, scènes ou choses vues, ici et là. La lecture de ces deux recueils permettra sans doute de saisir un nouvel aspect de l'univers intellectuel et affectif de Bernard Mouralis. Au-delà, elle pourrait contribuer aussi à montrer l'extrême fragilité de la frontière, pourtant si souvent postulée, entre activité critique et activité poétique.
Nombre de pages
152
Date de parution
10/09/2020
Poids
197g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343209531
Titre
Voix off. Suivi de ABC...
Auteur
Mouralis Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
197
Date de parution
20200910
Nombre de pages
152,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Nouvelle édition revue et corrigée avec une préface inédite de l'auteur et un avant-propos d'Anthony Mangeon. La lecture des Contre-littératures est de celles qu'on n'oublie pas de si tôt. Cet essai a fait date, et il n'a rien perdu de son actualité. La « littérature » occupe en effet, encore aujourd'hui, une place privilégiée dans nos systèmes de valeur, nos représentations et nos pratiques sociales, mais sous ce nom seule une petite fraction de la production littéraire est perçue et transmise comme telle. Il y a donc bien lieu de s'interroger sur le fonctionnement du champ « littéraire ». Selon quelles modalités s'opère la distribution des oeuvres, dans l'un ou l'autre secteur ? Leur intégration à la littérature ou leur exclusion du canon reposent-elles sur des critères objectifs ? Quel sens peut-on donner à ces partitions ... Pour répondre à ces questions, Bernard Mouralis substitue une réflexion novatrice sur le statut des textes à l'examen traditionnel de la « littérarité ». La place centrale ou périphérique, canonique ou, au contraire, minorée voire invisible qu'occupent les oeuvres à certains moments de l'histoire littéraire, renvoie en réalité aux tensions et aux fractures qui parcourent la société. À travers trois problématiques singulières le discours exotique, la littérature du peuple ou sur le peuple, la littérature négro-africaine Bernard Mouralis analyse les rapports conflictuels qui existent entre le « champ littéraire » et celui des « contre-littératures », et il montre comment le second constitue pour le premier une menace de subversion permanente. Cet essai, fondamental pour comprendre ce qu'a pu être, avant Edward Said (L'Orientalisme, 1978), le questionnement postcolonial en littérature, éclaire aussi le renouveau des études culturelles « à la française » auquel nous assistons et qu'il avait largement anticipé.
Que signifie l'intérêt que de nombreux écrivains africains - René Maran, Senghor, Mongo Beti, C.A. Diop, Soyinka, V.Y. Mudimbe, Kagame, P. Hountondji, Mamoussé Diagne, Djibril Samb, Souleymane B. Diagne, etc.- portent aux littératures et à l'histoire de l'Antiquité grecque et romaine? Quels en sont les enjeux? Faut-il y voir la marque d'une « occidentalisation » de leur art et de leur pensée ou, au contraire, un processus d'appropriation d'un savoir longtemps interdit? Ces questions constituent le point de départ du présent ouvrage dans lequel l'auteur examine d'abord la « bibliothèque antique » des écrivains africains, telle qu'elle apparaît dans leurs oeuvres et dont les contours et les contenus varient considérablement d'un auteur à l'autre. La notion de bibliothèque, qui d'ailleurs est traversée par une profonde contradiction entre le principe de la collection et le projet de constitution d'un savoir, permettra ensuite d'envisager les différents usages auxquels donnent lieu les textes qui la constituent: usages rhétoriques et esthétiques, usages historiques et usages philosophiques. Mais la relation que l'on peut établir entre littératures africaines et Antiquité ne se limite pas aux usages, et aux lectures, autorisées ou non, que les écrivains africains font de ce corpus, dans la mesure où la connaissance des littératures africaines peut contribuer à renouveler notre vision des cultures et des littératures du monde antique. C'est ce qui sera souligné notamment à travers la question des disciplines dont relèvent respectivement ces deux grands domaines du savoir ou à propos de problématiques comme le bilinguisme grec-latin à Rome, le fait colonial ou le rapport à l'Autre.
La catégorie du « postcolonial » est utilisée fréquemment aujourd'hui pour définir les littératures du Sud. Mais doit-on en réserver l'emploi à celles-ci et en exclure les littératures du Nord ? Tel est le point de départ du présent ouvrage, Le Sud du Nord, qui propose l'étude de quatre écrivains français, Racine, Mallarmé, Daudet et Loti, qui ont en commun d'avoir fixé leur destin littéraire à Paris mais qui, à un moment de leur parcours, ont été confrontés avec le Sud de la France. Qu'ont-ils vu ? Qu'ont-ils écrit ? Que ce soit à Uzès, à Avignon, dans la Provence ou au Pays basque, on verra que ces auteurs, sous des formes diverses, ont développé des problématiques semblables à celles des littératures du Sud: considérations sur le régime des passions en Languedoc chez Racine, rencontre à Avignon de Mallarmé et des poètes du Félibrige, réticences de Daudet à l'égard de la Provence de Mistral, critique de l'identité basque dans Ramuntcho de Loti. De la sorte, Le Sud du Nord peut conduire à une réflexion plus large sur les relations entre littératures du Sud et littératures du Nord.