Théo Ananissoh, Sony Labou Tansi, Améla et moi... Lecture de Le soleil sans se brûler de Théo Ananis
Mouralis Bernard ; Pageaux Daniel-Henri
L'HARMATTAN
23,00 €
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EAN :9782343109268
Dans ce livre, Bernard Mouralis retrace l'histoire et les conséquences d'une lecture : celle qu'il fit du roman de Théo Ananissoh, "Le soleil sans se brûler" (2015) et qui relate la rencontre d'un étudiant et de son ancien professeur d'université, Améla. Ce roman a fait surgir, chez Bernard Mouralis, "des interrogations et des problématiques enfouies depuis longtemps" dans sa "mémoire" et dans sa "conscience". Ce sont ces résonnances que le présent essai se propose d'examiner autour de trois pôles : la destinée littéraire d'un écrivain au centre du dialogue ; la relation entre maître et disciple ; et le parcours d'Améla, dont Bernard Mouralis fut le collègue et l'ami.
Nombre de pages
212
Date de parution
06/01/2017
Poids
255g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343109268
Titre
Théo Ananissoh, Sony Labou Tansi, Améla et moi... Lecture de Le soleil sans se brûler de Théo Ananis
Auteur
Mouralis Bernard ; Pageaux Daniel-Henri
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
255
Date de parution
20170106
Nombre de pages
212,00 €
Disponibilité
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Nouvelle édition revue et corrigée avec une préface inédite de l'auteur et un avant-propos d'Anthony Mangeon. La lecture des Contre-littératures est de celles qu'on n'oublie pas de si tôt. Cet essai a fait date, et il n'a rien perdu de son actualité. La « littérature » occupe en effet, encore aujourd'hui, une place privilégiée dans nos systèmes de valeur, nos représentations et nos pratiques sociales, mais sous ce nom seule une petite fraction de la production littéraire est perçue et transmise comme telle. Il y a donc bien lieu de s'interroger sur le fonctionnement du champ « littéraire ». Selon quelles modalités s'opère la distribution des oeuvres, dans l'un ou l'autre secteur ? Leur intégration à la littérature ou leur exclusion du canon reposent-elles sur des critères objectifs ? Quel sens peut-on donner à ces partitions ... Pour répondre à ces questions, Bernard Mouralis substitue une réflexion novatrice sur le statut des textes à l'examen traditionnel de la « littérarité ». La place centrale ou périphérique, canonique ou, au contraire, minorée voire invisible qu'occupent les oeuvres à certains moments de l'histoire littéraire, renvoie en réalité aux tensions et aux fractures qui parcourent la société. À travers trois problématiques singulières le discours exotique, la littérature du peuple ou sur le peuple, la littérature négro-africaine Bernard Mouralis analyse les rapports conflictuels qui existent entre le « champ littéraire » et celui des « contre-littératures », et il montre comment le second constitue pour le premier une menace de subversion permanente. Cet essai, fondamental pour comprendre ce qu'a pu être, avant Edward Said (L'Orientalisme, 1978), le questionnement postcolonial en littérature, éclaire aussi le renouveau des études culturelles « à la française » auquel nous assistons et qu'il avait largement anticipé.
Que signifie l'intérêt que de nombreux écrivains africains - René Maran, Senghor, Mongo Beti, C.A. Diop, Soyinka, V.Y. Mudimbe, Kagame, P. Hountondji, Mamoussé Diagne, Djibril Samb, Souleymane B. Diagne, etc.- portent aux littératures et à l'histoire de l'Antiquité grecque et romaine? Quels en sont les enjeux? Faut-il y voir la marque d'une « occidentalisation » de leur art et de leur pensée ou, au contraire, un processus d'appropriation d'un savoir longtemps interdit? Ces questions constituent le point de départ du présent ouvrage dans lequel l'auteur examine d'abord la « bibliothèque antique » des écrivains africains, telle qu'elle apparaît dans leurs oeuvres et dont les contours et les contenus varient considérablement d'un auteur à l'autre. La notion de bibliothèque, qui d'ailleurs est traversée par une profonde contradiction entre le principe de la collection et le projet de constitution d'un savoir, permettra ensuite d'envisager les différents usages auxquels donnent lieu les textes qui la constituent: usages rhétoriques et esthétiques, usages historiques et usages philosophiques. Mais la relation que l'on peut établir entre littératures africaines et Antiquité ne se limite pas aux usages, et aux lectures, autorisées ou non, que les écrivains africains font de ce corpus, dans la mesure où la connaissance des littératures africaines peut contribuer à renouveler notre vision des cultures et des littératures du monde antique. C'est ce qui sera souligné notamment à travers la question des disciplines dont relèvent respectivement ces deux grands domaines du savoir ou à propos de problématiques comme le bilinguisme grec-latin à Rome, le fait colonial ou le rapport à l'Autre.
La catégorie du « postcolonial » est utilisée fréquemment aujourd'hui pour définir les littératures du Sud. Mais doit-on en réserver l'emploi à celles-ci et en exclure les littératures du Nord ? Tel est le point de départ du présent ouvrage, Le Sud du Nord, qui propose l'étude de quatre écrivains français, Racine, Mallarmé, Daudet et Loti, qui ont en commun d'avoir fixé leur destin littéraire à Paris mais qui, à un moment de leur parcours, ont été confrontés avec le Sud de la France. Qu'ont-ils vu ? Qu'ont-ils écrit ? Que ce soit à Uzès, à Avignon, dans la Provence ou au Pays basque, on verra que ces auteurs, sous des formes diverses, ont développé des problématiques semblables à celles des littératures du Sud: considérations sur le régime des passions en Languedoc chez Racine, rencontre à Avignon de Mallarmé et des poètes du Félibrige, réticences de Daudet à l'égard de la Provence de Mistral, critique de l'identité basque dans Ramuntcho de Loti. De la sorte, Le Sud du Nord peut conduire à une réflexion plus large sur les relations entre littératures du Sud et littératures du Nord.