Le marché de l'art. Mondialisation et nouvelles technologies, Edition revue et corrigée
Moulin Raymonde
FLAMMARION
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EAN :9782081225114
La constitution des valeurs artistiques s'effectue à l'articulation du champ artistique et du marché. Dans le champ artistique s'opèrent et se révisent les évaluations esthétiques; dans le marché se réalisent les transactions et s'élaborent les prix. Alors qu'ils ont chacun leur propre système de fixation des valeurs, ces deux réseaux entretiennent des relations d'étroite interdépendance. Face aux transformations économiques et artistiques à l'oeuvre depuis la fin du XX"siècle, les marchés de l'art classé - ancien et moderne - et le marché de l'art contemporain doivent relever de nouveaux défis. Quels effets la mondialisation des échanges et des réseaux a-t-elle sur le marché de l'art? Quels effets exercent les nouveaux supports impliquant la démultiplication et la dématérialisation des oeuvres? Biographie de l'auteur Fondatrice du Centre de sociologie des arts (EHESS/CNRS), Raymonde Moulin a présidé la Société française de sociologie et dirigé la Revue française de sociologie. Elle est notamment l'auteur de L'Artiste, L'Institution et le Marché (Flammarion, 1992) et De la valeur de l'art (Flammarion, 1995)."
Nombre de pages
154
Date de parution
02/03/2009
Poids
132g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782081225114
Titre
Le marché de l'art. Mondialisation et nouvelles technologies, Edition revue et corrigée
Auteur
Moulin Raymonde
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
132
Date de parution
20090302
Nombre de pages
154,00 €
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Cet ouvrage peut faire l'objet de plusieurs lectures. Il peut être lu comme une chronique des mondes de l'art de 1968 à 1994, période au cours de laquelle de grands bouleversements ont eu lieu dans l'art, dans le marché, dans la politique culturelle publique. La notion d'artiste a été substituée à celle de peintre et l'institution s'est convertie à la contemporanéité. Il accorde une large place à la sociologie des professions artistiques et il propose une nouvelle théorie socio-économique de la valeur de l'art. Dans les différents essais réunis ici, cette théorie est appliquée à des domaines différents (architecture, art contemporain, photographie, expressions esthétiques diverses en voie d'intégration dans l'univers de l'art). Compte tenu de la diversité des domaines et des moments concernés, les différents textes traitent de la valeur de plusieurs manières : professions et carrières des créateurs ; unicité, rareté - délibérée ou non - de l'oeuvre ; certification de la valeur par les experts publics ou privés ; détermination de la valeur par le prix. Cette énumération n'épuise pas la liste des composantes de la théorie de la valeur présentée dans cet ouvrage et éprouvée sur un parcours des vingt-cinq dernières années de fonctionnement du système d'organisation de la vie artistique.
Science d'un objet longtemps réputé inaccessible, la sociologie de l'art a, depuis 25 ans, accompli d'importants progrès. Cet ouvrage en est le témoignage. Les interrogations qui parcourent le livre dépassent, par leur portée, les frontières de la réflexion sur l'art. En obligeant à reconsidérer nombre de problèmes et de concepts de la sociologie, la sociologie de l'art étend et approfondit la connaissance du monde social.
S'il a été pendant un siècle la principale structure d'accueil de l'art moderne, le marché de l'art agit depuis plus de vingt-cinq ans en étroite interdépendance avec le champ culturel. Les institutions culturelles vouées à la diffusion de l'art sont saisies de la fièvre de l'immédiateté et influencent le cours du marché autant qu'elles sont influencées par lui. Fondée sur une augmentation massive des soutiens à la création et à la promotion de l'art contemporain, la politique culturelle publique agit sur le commerce des oeuvres, sur la formation des réputations artistiques et sur la concurrence des innovations esthétiques. Dans le même temps, l'internationalisation croissante du monde de l'art modifie les règles de la compétition et de la consécration artistiques.