Que sait-on en réalité de l'apôtre qui nous est connu par le Nouveau Testament sous le nom de Thomas l'Incrédule? On sait qu'il a mis son doigt dans les plaies de Jésus ressuscité - mais l'a-t-il vraiment fait? Le texte biblique, en effet, se borne à mentionner son désir de toucher les blessures du Christ. Devenu le symbole de l'être humain avec ses doutes et ses interrogations, le personnage de Thomas a été interprété de bien des manières au cours des âges. L'histoire des nombreuses relectures qu'il a subies plonge le lecteur au coeur du mystère de la foi. Dans la Bible chrétienne, il est le résultat d'une brillante construction intellectuelle visant à mettre en scène un individu qui ne se contente pas de croire ce qu'il voit. Dans les légendes brodées par la suite autour de lui, il a acquis une dimension tout à fait nouvelle, en total désaccord avec le récit biblique. Dans Thomas l'Incrédule, Glenn W. Most propose un regard complètement neuf sur l'Evangile de Jean montrant, d'une part, à quel point la figure de Thomas a été mal comprise et dégageant, d'autre part, la richesse de sa réception au fil des siècles. L'auteur retrace les diverses métamorphoses de ce personnage qui a été perçu, tour à tour, comme un saint gnostique et l'apôtre missionnaire de l'Inde, comme un parangon de l'orthodoxie chrétienne, comme un héros sceptique, mais aussi comme un exemple négatif du doute, du blasphème, de la sottise et même de la violence. Riches en paradoxes et en tensions, les changements opérés sur cet apôtre par les conteurs, les théologiens et les artistes mettent en évidence les relations complexes entre les textes et leurs interprétations. Parmi les thèmes abordés, la foi, l'amour, l'identité, le corps, la gémellité occupent une place particulière. Glenn W. Most conduit le lecteur d'une analyse serrée du chapitre 20 de l'Evangile de Jean - qu'il replace dans le contexte des autres évangiles - à l'étude du tableau du Caravage qu'il met en résonance avec la tradition iconographique de l'Antiquité tardive, du Moyen Age et de la Renaissance. Il prend aussi en compte les lectures théologiques qui ont été faites de Jean 20, depuis le IIe siècle jusqu'à la Contre-Réforme. Son étude nous apprend à quel point l'histoire de Thomas touche aux questions essentielles de la religion, la philosophie, l'herméneutique et plus simplement la vie. Biographie de l'auteur Glenn W. Most est professeur de Philologie grecque à la Scuola Normale Superiore di Pisa et Professor of Social Thought à la Chicago University.
Commandé avant 16h, livré demain
Date de parution
12/03/2009
Poids
510g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782866456658
Titre
THOMAS L'INCREDULE
Auteur
MOST GLENN W.
Editeur
DU FELIN
Largeur
150
Poids
510
Date de parution
20090312
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Plus d'un siècle après la publication des fragments et des témoignages des "Présocratiques", réunis par Hermann Diels en 1903 et complétés par Walther Kranz en 1951, ce recueil propose une présentation novatrice des débuts de la philosophie grecque. La présente édition donne à lire les textes découverts depuis, comme le papyrus de Strasbourg, contenant des fragments d'Empédocle. Surtout, elle déplace la coupure, qui n'est plus à "présocratique" mais plutôt, comme le proposait le jeune Nietzsche, à "préplatonicien", Socrate faisant ici l'objet d'un chapitre à part entière. La manière dont a été conçu l'ouvrage est sans équivalent. Il y a dans ce multi-bilingue, outre du grec et du latin, de l'arabe, du syriaque, de l'arménien, de l'hébreu : les textes sont donnés dans leur langue et traduits en français. Leur collecte est facile d'usage : pour chaque philosophe, une introduction, suivie de trois sections portant sur la personne (P), la doctrine (D) et la réception philosophique et littéraire jusqu'à la fin de l'Antiquité (R). S'y ajoutent six chapitres consacrés à des corpus, qui permettent de s'attacher à des thématiques comme les représentations collectives des sophistes ou encore la manière dont le théâtre traite les philosophes et la philosophie. Un glossaire détaillé facilite la compréhension des mots de la philosophie archaïque. Lire Les débuts de la philosophie, c'est lire en même temps de l'Orphée et de l'Hésiode, du Pindare et de l'Euripide, se plonger dans le corpus grec et dans sa transmission, dont le travail d'André Laks et de Glenn W. Most donne une nouvelle intelligence et qu'il rend accessibles à tous.
Elles étaient vingt-deux et se prénommaient Simone, Marcelle, Gilberte, Emilienne, Jeanne... Yvonne, la plus jeune, avait 19 ans, Marie, la doyenne, 59. Détenues à la prison des Tourelles, dans le 20e arrondissement de Paris, elles sont mortes asphyxiées ou brûlées vives dans l'incendie de leur dortoir, dans la nuit du 30 au 31 juillet 1947. Toutes de milieux modestes, souvent seules, mères de famille veuves ou divorcées se débattant dans les innombrables difficultés d'un après-guerre où régnait la pénurie, elles étaient devenues délinquantes davantage par nécessité que par malhonnêteté. A côté de celles-là, quelques-unes étaient poursuivies pour un délit désormais rayé de notre Code pénal, mais encore lourdement sanctionné à l'époque, l'avortement. Pour reconstituer ce fait divers authentique, qui en son temps bouleversa l'opinion et souleva d'abondantes polémiques, Jean- Claude Demory s'est plongé dans les archives de la Justice, de l'Administration pénitentiaire, de la préfecture de police, des sapeurs-pompiers de Paris, et dans la presse de l'époque. Près de quatre-vingts ans après leur mort, il était temps de ressusciter la mémoire de ces "vingt-deux femmes sans importance".
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.
Résumé : Modernité hermaphrodite aborde près de deux siècles de l'histoire de ceux qu'on appelait jusqu'au début des années 2000 les hermaphrodites, qui, pour beaucoup, aujourd'hui préfèrent adopter la dénomination d'intersexes. Il commence au moment où pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle les savants, anatomistes, philosophes, mythologues, artistes, littérateurs et érudits éclairés leur ont accordé un intérêt méthodique et symbolique particulier, et se termine au début du XXe siècle lorsqu'on a commencé à vouloir faire disparaître leurs anatomies sous les scalpels des chirurgiens. L'attention toute particulière qu'accorde Johann Wickelmann, père de l'histoire de l'art, aux hermaphrodites en fait le symbole du beau idéal, transcendant l'anatomie des deux sexes au travers d'un individu, jusqu'au XXe siècle où les mutilations quasi systématiques de ce qui représente, dès la naissance, un tabou médical et social deviennent la norme. Magali Le Mens met en lumière les paradoxes et les conséquences de la confusion entre une population bien réelle et tout l'imaginaire qu'elle véhicule.