Depuis les élections législatives de 1997, la France compte 10,2 % de femmes à l'Assemblée Nationale, ce qui est un progrès par rapport aux 6 % précédemment atteints et qui nous plaçaient au dernier rang de l'Union Européenne, avec la Grèce. Progrès limité puisque nous ne sommes à l'heure actuelle qu'à l'avant-dernier rang, bien loin derrière la Suède (40 %), ou encore l'Allemagne (26 %) ou l'Espagne (25 %). Cette situation a provoqué des réactions de nombreux mouvements de femmes qui, depuis le début des années quatre-vingt-dix, militent en faveur de l'instauration de la parité hommes-femmes dans toutes les assemblées élues. Cette revendication se traduit par des débats passionnés ; sur les moyens à mettre en ?uvre (révision de la Constitution ou nouvelle loi électorale susceptible d'être rejetée par le Conseil constitutionnel), sur le fond même de l'exigence nouvellement inscrite sur l'agenda politique. Les antiparitaires s'opposent au nom de l'universalisme à des paritaires qui exigent que l'égalité formelle, figurant dans les textes, devienne une égalité réelle. La promesse de Lionel Jospin d'inscrire la parité dans la Constitution peut laisser prévoir de rudes affrontements.
Nombre de pages
140
Date de parution
11/03/1998
Poids
170g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782724607468
Titre
Femmes-hommes, pour la parité
Auteur
Mossuz-Lavau Janine
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
115
Poids
170
Date de parution
19980311
Nombre de pages
140,00 €
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Que se passe-t-il dans le lit des Français ? C'est pour coller au plus près de la réalité que la sociologue Janine Mossuz-Lavau a enquêté sur le terrain pendant un an. Au cours de longues heures d'entretien, elle a recueilli les témoignages de femmes et d'hommes, jeunes et moins jeunes, de tous les milieux et de toutes les orientations sexuelles. Enfance, première fois, sites de rencontres, sodomie, polygamie compensatoire : tous se sont racontés, confiés. Donnant ainsi à voir ce qu'habituellement on ne voit pas, rendant audibles les paroles murmurées sur l'oreiller (ou ailleurs). Les tabous ont disparu. Sauf un : ces couples qui ne font plus l'amour. A travers ces expériences de vie, Janine Mossuz-Lavau démonte les idées reçues et nous livre une enquête inédite sur la sexualité et l'amour en France.
André Malraux a-t-il oublié les articles rageurs parus en 1925 dans L'Indochine enchaînée, les fougueuses harangues lancées en 1935 au nom des intellectuels antifascistes et les blessures reçues en 1936 par le commandant de l'escadrille Espana ? Bref, en devenant ministre du général de Gaulle, a-t-il renié l'idéal de sa jeunesse ? Une lecture attentive de l'oeuvre littéraire et politique de l'écrivain permet de conclure à la fidélité : cet ultime engagement, dont les raisons nous sont ici contées, ne marque pas une rupture dans l'itinéraire intellectuel d'André Malraux.
Se dire d'un bord ou de l'autre a-t-il encore un sens aujourd'hui ? N'a-t-on pas élu en 2017 un président qui s'affirme "et de droite et de gauche" ? La politiste Janine Mossuz-Lavau, qui sonde les Français depuis les années 1970, constate au contraire la persistance du clivage droite-gauche. En s'intéressant aux valeurs que les citoyens placent derrière ces deux mots plutôt qu'aux théories politiques ou aux programmes des partis, elle relève la constance d'une opposition, à travers les époques, dans le rapport au reste du monde, dans les aspirations pour soi-même et pour les autres, dans la place que l'on accorde à l'argent et au travail, etc. Certes, à mesure que la gauche se "démarxise" et que la droite se "déchristianise", les antagonismes perdent de leur violence, mais la polarisation politique, inscrite dans l'histoire hexagonale depuis plus de trois cents ans, n'a rien perdu de sa vigueur au XXIe siècle.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.