Etudes rurales N° 208, juillet-décembre 2021 : Migrer et (s’)?installer
Morera Raphaël
EHESS
32,50 €
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EAN :9782713228926
Les migrations résidentielles, internes comme internationales, constituent un levier majeur pour inverser ou renforcer les tendances locales à la (dé)croissance du peuplement. Fondé sur des enquêtes de terrain, le dossier "? Migrer et (s')? installer ? " se concentre sur les installations en provenance de l'étranger et à destination de territoires ruraux français (Ariège, Bouches-du-Rhône, Bretagne, Vienne) et italiens (Sardaigne, Tuscia). L'originalité du dossier tient en deux points ? : s'intéresser à la diversité du fait migratoire, et privilégier une approche par les acteurs et les dispositifs. Dans la lignée de travaux sur la globalisation des campagnes, les différents articles révèlent une diversité de profils migratoires et certains croisements dans les territoires. Le dossier analyse en particulier l'installation récente d' "exilés" , dans un contexte de politique de dispersion à l'échelle nationale. Il met en évidence la variété des origines et des formes migratoires associées à l'activité agricole (saisonniers, ouvriers, néo-exploitants). Ces migrations sont étudiées au prisme des acteurs, institutionnels et non institutionnels, soulignant majoritairement l'articulation entre des dispositifs formels et des initiatives informelles, ainsi que l'agentivité des migrants eux-mêmes. Ce dossier réinterroge, à travers les migrations internationales, des thématiques majeures des études rurales et des enjeux des campagnes contemporaines (habitat, emploi, précarité, santé, sociabilités...).
Nombre de pages
174
Date de parution
20/01/2022
Poids
328g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713228926
Titre
Etudes rurales N° 208, juillet-décembre 2021 : Migrer et (s’)?installer
Auteur
Morera Raphaël
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
328
Date de parution
20220120
Nombre de pages
174,00 €
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Qui aujourd'hui n'aime pas les abeilles ? Depuis une quinzaine d'années, l'apiculture est l'objet d'un engouement médiatique, scientifique et citoyen sans précédent suscité par la mortalité massive des abeilles domestiques et sauvages. Une telle mobilisation ne peut se comprendre et s'analyser qu'en relation avec les menaces que leur déclin fait peser sur le devenir de l'humanité. Érigées au rang de sentinelles de la biodiversité, elles constituent désormais un enjeu écologique majeur étant donné le rôle essentiel qu'elles jouent dans la pollinisation, dans le fonctionnement des écosystèmes et dans l'alimentation humaine.Les contributions réunies dans ce numéro thématique offrent une pluralité de regards en sciences humaines et sociales déclinée en France et sur d'autres continents. Elles éclairent les relations étroites, anciennes et conflictuelles entre agriculture et apiculture. Elles montrent également en quoi, à l'ère de l'anthropocène, la montée en puissance des questions environnementales entraîne une recomposition de l'activité apicole, l'émergence de nouveaux acteurs et la redéfinition de la place de l'abeille qui nous invite à repenser notre rapport au vivant.
Aujourd'hui très urbanisée, la région parisienne a longtemps été réputée pour ses forêts et ses cours d'eau : la Seine, l'Oise, l'Orge, l'Essonne, la Marne, la Bièvre, l'Yvette, la Juine? Sur leurs rives, les moulins, les tanneries, les blanchisseries et les activités manufacturières se déploient dès la fin du Moyen Âge. Mais la diversité des usagers, aux intérêts parfois opposés, suscite compétition et conflits pour cette ressource précieuse qu'est l'eau. Du XVIe au XVIIIe siècle, à Paris et en Île-de-France, la gestion hydraulique est ainsi un enjeu majeur, encadrée par les grands seigneurs, l'administration des Eaux et Forêts et la prévôté des marchands.Raphaël Morera retrace les modalités de cette régulation et les rapports de pouvoir qui en découlent sur près de trois siècles. Au gré des contrats, des querelles et des décisions de justice, il brosse le portrait d'un monde organisé autour de l'eau, en symbiose avec le milieu naturel et en adaptation permanente : une histoire des rivières franciliennes qui sonne comme un appel à repenser notre relation actuelle à l'environnement.4e de couverture : Aujourd'hui très urbanisée, la région parisienne a longtemps été réputée pour ses forêts et ses cours d'eau : la Seine, l'Oise, l'Orge, l'Essonne, la Marne, la Bièvre, l'Yvette, la Juine? Sur leurs rives, les moulins, les tanneries, les blanchisseries et les activités manufacturières se déploient dès la fin du Moyen Âge. Mais la diversité des usagers, aux intérêts parfois opposés, suscite compétition et conflits pour cette ressource précieuse qu'est l'eau. Du XVIe au XVIIIe siècle, à Paris et en Île-de-France, la gestion hydraulique est ainsi un enjeu majeur, encadrée par les grands seigneurs, l'administration des Eaux et Forêts et la prévôté des marchands.Raphaël Morera retrace les modalités de cette régulation et les rapports de pouvoir qui en découlent sur près de trois siècles. Au gré des contrats, des querelles et des décisions de justice, il brosse le portrait d'un monde organisé autour de l'eau, en symbiose avec le milieu naturel et en adaptation permanente : une histoire des rivières franciliennes qui sonne comme un appel à repenser notre relation actuelle à l'environnement.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.