Pol, un mec ni particulièrement beau ni particulièrement intelligent n'a jamais rien fait de remarquable, si ce n'est jamais rien fait du tout. Il pourrait disparaître que la terre continuerait à tourner, les étoiles à poursuivre leur course à travers l'univers. Toutefois, Pol est imbattable à pierre-papier-ciseaux. Il n'a jamais perdu ! Pas une seule fois en vingt ans ! Il est tellement sûr de lui, tellement certain de remporter la victoire, que le miracle se produit à chaque partie. Sans aucune explication rationnelle, il tord le cou au hasard avec innocence et désinvolture. Bien sûr, cette disposition ne lui est d'aucune utilité pour comprendre ce que la direction nébuleuse de l'étrange entreprise Machinbrol attend de lui et de ses nouveaux collègues, Albertine, Ulysse, Boris et Marcel, tout aussi perplexes et guère plus doués. Heureusement, le dragon à neuf queues est là, qui veille au grain ! Un roman qui flirte avec le non-sense tout en parodiant le fantastique et même le manga pour nous servir une métaphore humoristique de notre société. Lorenzo Morello est né à Bruxelles en 1971 et vit dans le Brabant flamand. Il est technicien en mécanique des sols. Pierre, papier, ciseaux est son troisième roman. Il a aussi publié deux nouvelles sous forme d'opuscules.
Nombre de pages
168
Date de parution
11/05/2023
Poids
230g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782807003866
Titre
Pierre, papier, ciseaux
Auteur
Morello Lorenzo
Editeur
MEO
Largeur
148
Poids
230
Date de parution
20230511
Nombre de pages
168,00 €
Disponibilité
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? Tu fais quoi de tes journées, à part organiser ton futur rendez-vous avec Abba?? ? Avec le barbu d'Abba ! Les autres, je m'en fous. ? Ça leur fait quel âge aujourd'hui?? ? Ça leur fait vieux. Dans les soixante-dix. ? Il est si bien que ça, leur nouvel album?? ? À l'heure où nous parlons, ne sont à la disposition de nos avides oreilles que deux morceaux. Et pour être honnête, leur écoute n'annonce rien de spectaculaire. Niveau arrangement, ça bande un peu mou. ? C'est pour lui dire que son dernier album bande mou que tu veux le rencontrer?? ? La question n'est pas de savoir de quoi nous parlerons. Je veux qu'il s'installe à ma table, que nous partagions les deux mêmes mètres carrés pendant quelques minutes. Il le faut. Pour commencer à reconstituer le puzzle. ? Pour commencer à quoi?? Sérieux?? Tu t'es levé un matin en te disant que rencontrer Abba t'aiderait à comprendre le sens de la vie?? Tu te fous de moi?? ? C'était un après-midi. Pas un matin !" Laurent décide de revendre ses parts de la société qu'il a fondée avec son vieil ami Léopold. Motif avoué : la reformation du groupe Abba pour un enregistrement « qui bande mou » et un concert en hologramme. Mieux : il vendra à celui qui pourra lui arranger un rendez-vous avec Benny Anderson, le barbu du groupe. Nous suivons Laurent au jour le jour, dans ses relations avec son ex-associé, une amie de toujours qui parvient à le supporter, une prostituée de luxe, son chat Marcel, et surtout le souvenir de sa soeur cadette, fan d'Abba, fauchée par un chauffard le lendemain de la venue des Suédois à Bruxelles. Dans une lucidité désenchantée, le jeune retraité, en attendant son improbable rendez-vous, s'observe lucidement et amèrement au sein de notre monde qui tourne à vide dans les aberrations d'une débauche technologique mise au service de la médiocrité.
Martino "Zam" Ebale, dès son plus jeune âge, s'est senti profondément fame-minja, une nature de femme dans un corps d'homme. Forcé de choisir l'exil en Belgique pour échapper à la loi homophobe de son Cameroun natal, il nous livre un parcours de vie éclairant, parfois heureux, souvent difficile, et nous invite à dénoncer les préjugés de toutes natures, à dénoncer toutes les formes de rejet, que les victimes en soient des homosexuels, des lépreux, des séropositifs HIV, des groupes ethniques, sociaux, des adeptes d'une religion ou d'une philosophie, ou... des femmes.
« Jacinthe. Joli prénom que je déteste car j'ai des yeux brun fleur fanée. Par contre, j'adore ma tignasse. C'est elle qui m'entraîne dans des dessins de plus en plus fous. Alors j'oublie ma mère qui m'est presque étrangère, que j'appelle meman. Ou mèman. Et ce père, merveilleux à 75%. J'oublie aussi ce nuage infernal au-dessus de ma tête : le secret que me cachent mes parents. » Nous plongeons dans sa vie, de ses huit ans à ses vingt-cinq ans. Avec son tempérament de feu, ses défis, crises, délires, révoltes, prises de risques. Mais aussi son humour ! On l'accompagne dans sa quête de la vérité. Et la construction de sa vie d'artiste.
Aux obsèques de Mia, Jean disjoncte et révèle à l'assistance médusée sa liaison avec la « parfaite épouse, mère de famille et enseignante » que l'on enterre, déclenchant une échauffourée dans une église qui n'en demandait pas tant. Relâché après une brève garde à vue, il revit leur amour nomade dans des chambres d'hôtels, chacune représentant un nouveau commencement et une ode à la vie, après avoir longtemps végété comme ami de la famille entre la femme qu'il aimait en silence, le mari obnubilé par son musée des deux guerres, deux ados révoltés contre la discipline à l'ancienne imposée par leur père, sans oublier sa propre mère mêle-tout et quelques figurants peu banals. La vie, toutefois, ne s'arrête pas avec la disparition d'une femme follement aimée... Un roman qui louvoie en permanence entre tension dramatique, non-conformisme social et humour aux confins du non-sense.