Versé autant dans les arts libéraux que dans les arts mécaniques, Spinoza fut aussi tailleur de verre à Amsterdam, sans doute acteur de théâtre, probablement dessinateur. Il fréquenta la boutique d'antiquaire de Franciscus Van den Enden et fut proche de la société des arts Nil volentibus arduum ; il habitait non loin de Rembrandt et Potter et appréciait la compagnie de peintres et de décorateurs. Élaborée au coeur du siècle d'or de la peinture hollandaise, cette philosophie a souvent inspiré les artistes. Comment expliquer un tel regard non philosophique sur une philosophie qui ne présente pas une pensée développée sur les arts ? Comment expliquer qu'on ait tenté d'emprunter les voies de l'esthétique pour pénétrer une philosophie qui ne constitue pas ce champ de réflexion en un domaine autonome ? A défaut d'avoir une esthétique à proprement dit, le spinozisme n'en contient pas moins une profonde réflexion sur les arts et leurs usages au sein d'un projet d'éthique conçue comme art de vivre.
Nombre de pages
283
Date de parution
15/01/2020
Poids
444g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343166094
Titre
Spinoza et les arts
Auteur
Moreau Pierre-François ; Vinciguerra Lorenzo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
444
Date de parution
20200115
Nombre de pages
283,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Spinoza fut attaqué de toutes parts mais ses positions marquèrent les controverses sur la Bible, le droit naturel et la liberté de conscience ; on retrouve sa trace dans les Lumières, l'idéalisme allemand, le marxisme et la psychanalyse. L' Ethique et le Traité théologico-politique construisent une pensée de la Raison, refusant la finalité, la providence et l'illusion du libre-arbitre, une pensée de l'universalité des lois de la nature, de la singularité individuelle, de la liberté de philosopher. Chez Spinoza, rien n'est au-dessus de l'entendement humain ; l'étendue n'est pas moins divine que la pensée ; le bien et le mal sont relatifs ; l'homme n'est pas un empire dans un empire ; la fin de l'Etat est la liberté.
Thomas Hobbes représente sans doute la racine secrète de toutes les conceptions modernes de l'Etat et du Droit. Ce partisan de l'absolutisme a fondé rigoureusement la réduction de l'Etat à la volonté des citoyens, l'analyse des mécanismes de pouvoir, la théorie de la guerre civile et celle du consensus. S'il a pu le faire, c'est parce qu'avant de penser la politique, il élabore une réflexion sur l'homme, au noeud de la philosophie, de la science, et de la lecture de l'Ecriture sainte. C'est parce que l'homme est un animal tout à fait particulier, un animal temporel, que naissent en lui le langage et la violence, l'aventure scientifique et la solution juridique. L'ouvrage s'attache à décrire ce soubassement (d'habitude ignoré en France) de la doctrine politique de Hobbes.
Dans le livre III de son poème De la nature, Lucrèce explique ce qu'est l'âme. Selon la thèse épicurienne: la totalité du monde et des événements qui s'y déroulent peuvent se comprendre entièrement à partir de deux principes: le vide et les atomes invisibles qui constituent les composants ultimes de tous les corps visibles. C'est le texte le plus long et le plus cohérent que nous possédions sur la représentation épicurienne de l'âme et de son rapport au corps. Il nous permet de comprendre la plus audacieuse tentative philosophique de l'Antiquité pour penser l'âme de façon matérialiste - c'est-à-dire comme un corps -, et pour penser ce que doivent être les caractéristiques des corps pour que quelque chose comme l'âme - c'est-à-dire un principe de la sensibilité, de la vie et de la pensée - soit possible. Autant dire que, sur cette question, c'est toute la signification de la pensée épicurienne qui est en jeu. A ce titre, elle s'oppose presque terme à terme à une autre tradition, dominante: celle que l'on trouve par exemple incarnée dans le Phédon de Platon. La théorie de l'âme ne sert pas seulement à écarter la crainte de la mort. Elle se fonde sur une théorie du désir et de l'identité. Celle-ci est présupposée dans tout le raisonnement du livre III; elle apparaît enfin pour elle-même dans les deux cents derniers vers. C'est elle qui donne son sens à tout le reste de la démonstration et fait que la théorie de l'âme n'est pas réductible seulement à une morale ou à une thérapeutique. Biographie de l'auteur Pierre-François Moreau enseigne la philosophie à l'ENSLSH. Co-directeur de la collection "Philosophies", il dirige aux PUF l'édition des oeuvres complètes de Spinoza.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...