Traducteurs et interprètes en Amérique espagnole. Conquête et colonisation (XVe – XVIIIe siècle)
Moreau-Chesneau Isabelle
L'HARMATTAN
29,00 €
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EAN :9782336541983
Des Antilles au Mexique, de l'Amérique centrale aux Andes, puis cap vers le sud à travers le Chili et le Río de la Plata... Voici une invitation au voyage dans le sillage de ces Européens nommés "découvreurs" , devenus conquérants et colons, seigneurs et maîtres d'un continent dont les premiers occupants ont dû subir le joug. Mais aucune conquête ne s'est jamais faite sans qu'intervienne la parole. Ce que découvrent les Espagnols, et tous les autres Européens en Amérique, ce sont aussi les langues et les cultures inhérentes. Suivons donc tous ces truchements, traducteurs improvisés, interprètes improbables. Ils sont l'essence de ces échanges linguistiques qui ont permis à ceux du Vieux Continent de s'imposer dans un monde appelé nouveau et qui avait déjà tant à dire, à raconter, à transmettre. Captifs autochtones, naufragés, femmes, enfants, religieux et tant d'autres ont contribué à construire nos langues car il s'agit là d'une richesse bien plus précieuse que l'or que convoitaient tant les Conquistadores.
Nombre de pages
250
Date de parution
19/03/2026
Poids
380g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336541983
Auteur
Moreau-Chesneau Isabelle
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20260319
Nombre de pages
250,00 €
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De 1683 à 1694, Antoine Arnauld et Nicolas Malebranche, anciens " amis " et prêtres que leur intérêt pour Descartes, leur révérence pour Augustin et leur commune inquiétude face au " libertinage " semblaient pourtant destiner à s'entendre, polémiquèrent violemment. En insistant sur l'aspect philosophique de ces débats, cet ouvrage propose la première interprétation d'ensemble de cette célèbre confrontation. Y a-t-il de sérieuses raisons philosophiques au désaccord entre Arnauld et Malebranche ? Leur détermination permet-elle d'éclairer certains aspects du malebranchisme ? Existe-t-il une philosophie d'Antoine Arnauld et peut-on en préciser les contenus ? Répondre à ces trois questions amène à éclaircir trois champs de recherche. En premier lieu, la polémique entre Arnauld et Malebranche fut un événement intellectuel. Nombreux furent les grands esprits contemporains qui prirent position et se trouvèrent ainsi impliqués, à des degrés divers, dans l'empoignade. En signalant leurs réactions, on voit apparaître les contours des camps philosophiques des années 1680, ainsi que quelques-unes des lignes de fracture conceptuelles qui contribuèrent à cette " crise de la conscience européenne " dont parlait Paul Hazard. En second lieu, les références à Descartes sont fréquentes chez Malebranche, incessantes chez Arnauld : en interrogeant le statut et les modalités de ces renvois et rapports croisés à une grande figure absente qui hante le débat, on précise le statut de la catégorie " cartésianisme " en histoire des idées. Enfin, Malebranche et Arnauld parlent souvent de Dieu. Au point de fuite de ce travail, on est alors conduit à une nouvelle interrogation : l'impuissance théologique du cartésianisme est-elle congénitale, ou bien peut-on tirer des dividendes théologiques de la philosophie cartésienne sans en faire jouer les structures et en modifier les concepts fondamentaux ?
Alors même que Malebranche est reconnu comme un philosophe éminent, il est souvent vu comme un penseur dont la pertinence intéressera plus l'historien de la philosophie que le philosophe contemporain. Or, cet ouvrage nous le présente comme un esprit libre qui s'est toujours défié des autorités humaines et qui s'est attaché à des réflexions sur des questions toujours posées : la validité universelle de certaines propositions théoriques et morales, la nature des idées, la connaissance de soi, la causalité, etc. Dans la mesure où il existe peu de monographie sur l'auteur, ce livre est d'autant plus précieux, qu'il offre une présentation claire et exhaustive de la philosophie de Malebranche nous rendant familier son univers intellectuel.