
Exit. Exclus et marginaux en Grèce et à Rome
L'exclusion n'est pas l'apanage des sociétés contemporaines. Une large part des hommes ayant vécu dans l'Antiquité était soit privée de droits, en tout ou en partie, soit sous la menace de la dégradation civique, de l'ostracisme ou de l'exil. Quant aux femmes, même dans le meilleur des cas, leur statut d'éternelles mineures reléguait leur influence à la seule sphère familiale. Si le mot "exclusion" n'a d'équivalent ni en latin ni en grec, sa réalité est omniprésente en Grèce comme à Rome. À travers une sélection de textes en traduction, parmi les plus forts de l'Antiquité, ce "Signet" invite le lecteur à explorer les sociétés antiques par leurs marges, à la limite de ce qu'elles jugeaient tolérables, à la frontière de ce qu'elles définissaient comme l'humain. À côté de grandes figures d'exilés (Ovide, Cicéron) ou de révoltés (Spartacus), il y découvrira des figures d'exclus qu'il a rarement l'occasion de rencontrer, comme les atimoï, les pharmakoï, les pauvres et les parasites. Ces témoignages souvent poignants dévoilent une dimension fondamentale de la vie des Anciens: pour tous, partout, sa très grande fragilité.
| Nombre de pages | 368 |
|---|---|
| Date de parution | 12/04/2012 |
| Poids | 292g |
| Largeur | 110mm |
| EAN | 9782251030180 |
|---|---|
| Titre | Exit. Exclus et marginaux en Grèce et à Rome |
| Auteur | Morch Vincent ; Hirsch Martin |
| Editeur | BELLES LETTRES |
| Largeur | 110 |
| Poids | 292 |
| Date de parution | 20120412 |
| Nombre de pages | 368,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Exclus. Aux marges et aux confins
Morch VincentRésumé : Quel meilleur moyen d'affirmer son individualité que de se mettre en marge de notre société moutonnière, fondée sur le règne de l'opinion et de la consommation de masse ? Contre l'empire du "on" et des technostructures impersonnelles, les armes de la subversion semblent ainsi dégager un espace de liberté dans lequel chacun pourrait exprimer sa singularité. Tout cela serait bel et bon si cette logique de rébellion ne s'était tant généralisée qu'elle domine désormais les rouages de cela même que l'on prétend fuir ou combattre... Comment, alors, devenir un véritable marginal ? S'inspirant de la verve cocasse et de la liberté formelle de l'Eloge de la calvitie de Synésios de Cyrène (philosophe néoplatonicien de la fin du IVe et du début du Ve siècle), Vincent Morch propose, pour répondre à cette question, une réflexion vive et profonde qui ne se contente pas de débusquer les impostures que revêtent aujourd'hui les notions de subversion et de révolte. Faisant part tant à la fascination pour les marges qu'à la situation souvent dramatique de ceux qui les habitent vraiment (malades, handicapés, etc. ), il perçoit dans l'ouverture au sacré la clé qui permet de prendre du recul sur les pesanteurs de ce monde tout en l'habitant - et en l'aimant - avec passion, dans toute la richesse de ses contradictions. Il ne s'agit pas en effet de dire "non" au monde mais de lui dire un "oui" si puissant qu'il révèle l'Autre qui le fonde et dans lequel il s'insère. Ses marges sont donc moins une sorte de mur hermétique qu'une peau respirante, d'où l'esprit tire son oxygène et sa vie. Ce faisant, l'auteur offre aussi un éclairage original et rempli d'espérance sur notre temps tourmenté.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 € -

A la recherche du Dieu vivant
Morch VincentA plusieurs reprises, la Bible utilise l'expression " Dieu vivant " pour désigner Celui qui se révèle à travers son lien privilégié avec le peuple d'Israël. Mais que peut signifier une telle expression au plan philosophique, aux yeux des modernes que nous sommes ?Sur commandeCOMMANDER20,00 € -

Petit éloge de la vérité. Manifeste pour un humanisme chrétien
Morch VincentLa vérité n'a pas bonne presse aujourd'hui, c'est le moins qu'on puisse dire, dans un monde où le relativisme domine. Tout en se livrant à une critique aiguisée d'un air du temps où se mêlent errance, culte de la volonté, esclavage du marché et de la toute-puissance, Vincent Morch invite à refonder un véritable humanisme d'inspiration chrétienne. La vérité vous rendra libre !, n'est-ce pas une de ces aspirations les plus fortes dont nous avons besoin ? Comme l'écrit l'auteur, à travers une méditation sur la vérité, je veux tenter de me libérer, autant que faire se peut, du poids que la culture morbide qui domine à l'heure actuelle fait peser sur mes épaules : aigreur, tristesse, tentation du désespoir. Il n'est guère difficile en effet, en parcourant les journaux, en arpentant les librairies ou seulement en tendant les oreilles, de recueillir les échos indignés, sarcastiques ou éplorés de ce malaise qui ne cesse de s'étendre et de s'aggraver. Mais à quoi bon se joindre à ce choeur pléthorique ? C'est de tout autre chose dont nous avons besoin ouvrir nos poumons, respirer à grandes goulées, s'enivrer d'oxygène... Bref, retrouver le goût de l'avenir.Sur commandeCOMMANDER16,90 € -

La force de dire non. Petite spiritualité de la résistance
Morch VincentUn plaidoyer courageux. La confirmation d'un style. Une nouvelle génération de jeunes catholiques sans complexe.Sur commandeCOMMANDER15,00 €
Du même éditeur
-

Pensées pour moi-même
MARC AURELE/PENNOR'SRésumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).EN STOCKCOMMANDER11,50 € -

Des enfants instruits. Réconcilier l'école et la culture
Kambouchner DenisVoulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.EN STOCKCOMMANDER17,90 € -

Les derniers jours de l'humanité
SENEQUE/POIRIERDans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.EN STOCKCOMMANDER17,00 € -

Le grand livre des mythes grecs
Sauzeau PierreRésumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.EN STOCKCOMMANDER29,90 €
De la même catégorie
-

Les barbares
Dumézil Bruno (dir.)Cet ouvrage à vocation encyclopédique présente, dans sa partie essentielle, un dictionnaire comprenant plus ou moins 500 entrées touchant de près ou de loin au terme barbare. Ainsi, on y retrouve les peuplades considérées comme barbares au fil des siècles (Perses, Vandales, Huns, Goths, Vikings, …), les auteurs ayant traité de ces peuples à l’époque, des personnages illustres, des batailles, des lieux, des phénomènes sociétaux, des cartes, etc. Dans sa première partie, cinq chapitres sont consacrés à l’évolution que la signification du terme barbare a connue au fil des siècles et des usages, depuis sa création dans la Grèce antique au XXe s. Cette étude est particulièrement intéressante par sa remise en question du stéréotype « barbare » qui a perduré jusqu’à récemment. Ainsi, en sortant de la vision classique et manichéiste de ce terme, les historiens ont pu nuancer et contextualiser, sources à l’appui, la représentation que les auteurs anciens se faisaient des barbares. De ce fait, les fameuses « Invasions Barbares » qui ont déferlé sur l’Empire romain d’Occident aux IVe – Ve s. et mené à sa chute en 476, sont largement remises en perspective, tant les chefs et les élites de « ces royaumes barbares » se sont inscrits dans l’héritage politique et culturel de l’Empire romain. De même, on y apprend que la vision qu’avaient les Grecs des Perses ou les Romains des Gaulois n’était pas limitée à des êtres violents et incultes. Parfois, ils étaient vus comme des êtres corrompus par un trop plein de civilisation ou, à l’inverse, purs car n'ayant pas encore été altérés par l’argent, la luxure, etc.. À picorer au gré de ses envies !EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

1177 avant J.-C. Le jour où la civilisation s'est effondrée
Cline Eric H. ; Pignarre PhilippeUn réchauffement climatique suivi de sécheresse et de famines, des séismes, des guerres civiles catastrophiques, de gigantesques mouvements de populations fuyant leurs terres d'origine, des risques systémiques pour les échanges internationaux? Nous ne sommes pas au XXIe siècle, mais bien au XIIe siècle avant J.-C. ! Toutes les civilisations de Méditerranée grecque et orientale (de la Crète à l'Égypte, de Canaan à Babylone, etc.) se sont en effet effondrées presque simultanément, il y a plus de trois mille ans. Des régions entières ont été désertées, des villes détruites et définitivement vidées de leurs habitants. L'Égypte ne sera plus que l'ombre d'elle-même.Comment un ensemble de civilisations florissantes a-t-il pu disparaître aussi brutalement ?Le grand archéologue américain Eric H. Cline mène l'enquête et nous raconte la fin de l'âge du bronze sous la forme d'un drame en quatre actes. Il fait revivre sous nos yeux ces sociétés connectées qui possédaient une langue commune, échangeaient de multiples biens (grains, or, étain et cuivre, etc.), alors que les artistes circulaient d'un royaume à l'autre. Les archives découvertes témoignent de mariages royaux, d'alliances, de guerres et même d'embargos. En somme, une " mondialisation " avant l'heure, confrontée notamment à des aléas climatiques qui pourraient avoir causé sa perte?Une passionnante plongée dans le passé qui nous oblige à réfléchir.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

L'âge du bronze
Lehoërff AnneSitué entre le Néolithique et l'Age du fer des Celtes, l'Age du bronze (entre -2300 et -800 en Europe et plus précocement au Proche-Orient) est relativement invisibilisé dans les chronologies historiques. Si l'on trouve sa terminologie dès l'Antiquité, son identification archéologique remonte au XIXe siècle et a fait l'objet de nombreux débats assortis de tenaces anachronismes. L'Age du bronze marque pourtant une époque florissante en Europe, sur les bords de la Méditerranée ou en Asie. Le bronze, qui lui donne son nom, présente des caractéristiques complexes et mobilise des échanges à longue distance et des artisans d'exception. Cet alliage a ainsi entraîné de profondes mutations dans les domaines économiques, sociaux, politiques et culturels. A la lumière des connaissances les plus récentes, Anne Lehoèrff nous présente les grandes caractéristiques de cette période protohistorique majeure au coeur de l'Eurasie, tout en s'interrogeant sur sa dimension universelle.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Dictionnaire amoureux de la Rome antique
Darcos XavierJe propose tout simplement d'évoquer ce qui me touche, m'étonne ou m'enchante dans l'Antiquité romaine. J'ai essayé, à partir des réalités pittoresques et des personnages hauts en couleur, de rendre intelligibles une culture, des splendeurs, des valeurs, des croyances, des comportements, une littérature... sans trop idéaliser, car la Rome antique fut raffinée mais violente et cruelle. Ces contrastes nous éclairent aussi sur nous-mêmes : certes nous sommes distincts de nos ancêtres latins, mais ils nous ont légué notre lexique, notre droit, nos canons esthétiques, nos figures légendaires, nos moeurs. On ressent toute la vigueur du génie de cette civilisation romaine qui a su transformer une bourgade rurale en capitale du monde", Xavier Darcos. Un voyage érudit et jubilatoire unanimement salué par la critique.EN STOCKCOMMANDER10,00 €
