La question du logement à Mandela-City (ex-Port Elizabeth)
Morange Marianne
KARTHALA
30,00 €
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EAN :9782845867703
Après l'abolition de l'apartheid, une véritable bataille pour le logement a été engagée par les pouvoirs publics en Afrique du Sud. Elle reflétait l'ampleur des espoirs populaires et l'immense énergie consacrée à la refondation politique post-apartheid; elle participait également à la recherche d'un nouveau modèle social et urbain, plus juste et plus intégrateur. Le terrain de cette bataille: des villes à mi-chemin entre monde développé et monde en développement, confrontées à une forte pénurie de logements, une pauvreté massive, de violents contrastes (entre quartiers riches et pauvres, ville légale et illégale), mais des villes qui sont aussi relativement riches et où les pouvoirs publics ont les moyens de leurs ambitions. Dix ans plus tard, la question du logement demeure d'actualité tandis que le recul rend possible les premiers bilans. C'est ce que se propose de faire cet ouvrage: à travers le cas de Mandela-City (ex. Port Elizabeth), il revient sur les choix qui ont été faits dans les années 1990 par des pouvoirs publics embarrassés pour trancher entre retrait et interventionnisme. Il analyse les présupposés idéologiques et politiques qui contribuent à forger le mythe d'un renversement historique: le passage d'une société de locataires à une société de propriétaires, de l'ère du logement public à celle de la "privatisation" du logement, en montrant les limites de ce modèle pour les pauvres. A l'heure de la dérégulation et des privatisations, où la pauvreté des Etats conduit à leur effacement et confine les études sur le logement au champ des pratiques populaires, l'Afrique du Sud constitue donc un exceptionnel laboratoire de recherche qui nous invite à rouvrir le débat sur les nouvelles modalités d'intervention publique en matière de logement.
Nombre de pages
410
Date de parution
01/06/2006
Poids
620g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845867703
Auteur
Morange Marianne
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20060601
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410,00 €
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Morange Marianne ; Schmoll Camille ; Toureille Eti
Cet ouvrage décrit l'ensemble des méthodes et outils nécessaires pour mener à bien des études qualitatives en géographie : quelle posture adopter sur le terrain ? Quel type d'observation choisir ? Comment mener une enquête et conduire un entretien ? Comment interpréter les données collectées et rédiger un compte-rendu ? Assorti de très nombreux exemples, présentant les travaux les plus récents, d'illustrations concrètes et d'exercices d'application en fin de chaque chapitre, ce manuel sans équivalent constitue un véritable guide pratique à l'attention de tout apprenti chercheur, chargé d'étude ou enquêteur. Tous les corrigés et des exercices complémentaires sont disponibles en ligne sur le site armandcolin.
Dans cet ouvrage, l'expérience citadine est analysée et interrogée à partir de cas et d'expériences qui dépassent les frontières des champs de recherche, des classes sociales et des continents. Cet ouvrage propose une perspective originale sur le droit à la ville, à la fois objet de recherche, étendard des luttes contre le néolibéralisme, et instrument de gouvernement. Dans la perspective du tournant sudiste (Southern turn) en études urbaines, il donne à voir la démultiplication des appropriations de la notion de droit à la ville par des chercheur spécialistes des questions urbaines au Sud. Il ressort que le droit à la ville rime aujourd'hui fortement avec une demande d'inclusion économique, sociale et spatiale dans la société urbaine, voire une demande de droit à « être gouverné ». Dans le prolongement des travaux inspirés par la notion de citadinité, le droit à la ville est donc exploré ici en tant que programme critique pour interroger la dimension politique d'expériences citadines. Écrits par des auteurs issus des pays du Nord ou du Sud, en anglais ou en français, les textes rassemblés offrent des analyses portant sur douze villes du Sud et sur trois continents, mettant ainsi en lumière la grande diversité des demandes de droits formulés en rapport avec la condition urbaine. Chaque contribution repose sur des études empiriques qui permettent d'ancrer la réflexion dans l'observation des pratiques concrètes des citadins et des modalités de leurs rapports à l'État. En reliant expérience quotidiennes, attentes ou demandes de reconnaissance des citadins par l'État et rationalités de gouvernement, cet ouvrage souhaite ainsi contribuer à renforcer la portée analytique du droit à la ville, au Sud comme au Nord, dans une perspective à la fois émancipatrice et concrète.
Cette synthèse originale propose une histoire complète des sciences du vivant, de l'Antiquité à aujourd'hui, incluant des domaines souvent négligés comme l'écologie, l'éthologie ou la biologie végétale et donnant une grande place au contexte socio-technologique. Son ambition est d'aider à comprendre la biologie actuelle : les modèles utilisés par les biologistes contemporains et les débats qui animent les sciences du vivant portent en eux l'histoire dont ils sont le fruit.Un tel ouvrage est indispensable aux chercheurs et aux étudiants en sciences de la vie, qui méconnaissent trop souvent l'histoire de leur discipline, aux historiens eux-mêmes pour qui les sciences prennent une importance croissante et à tout lecteur intéressé par l'évolution des idées.Michel Morange, biologiste, est professeur à l'université Pierre-et-Marie-Curie et à l'École normale supérieure de Paris. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Histoire de la biologie moléculaire et Les Secrets du vivant : contre la pensée unique en biologie.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.