Un Gozilla qui n'aime pas le blues depuis que son bébé a été tué par Catfish, le bluesman. Un flic, fumeur de joints. Une schizophrène, ex-actrice de films de série Z post-apocalyptiques et une serveuse qui ferait pâlir d'envie "L'Homme qui valait trois milliards". Un restaurateur qui porte les prénoms de Lovecraft et rêve "d'observer une indicible créature venue de la nuit des temps s'élever de ténébreuses profondeurs abyssales pour venir dévaster la civilisation et se repaître de chair humaine". On reprend depuis le début ? Septembre à Pine Cove, sur la côte californienne, près de Big Sur, petite station balnéaire morose à la vie réglée sur la saison estivale et qui n'aura jamais les honneurs du journal télé. Avec une vie aussi trépidante, inutile de cuisiner la psy du coin, Valerie Riordan, pour découvrir pourquoi la moitié de la population se gave d'anti-dépresseurs. Lorsque Bess Leander se pend, Valerie, inquiète, envisage d'autres passages à l'acte. En tête-à-tête avec son buste d'Hippocrate et avec l'aide forcée du pharmacien (dont elle menace de divulguer les fantasmes marins), elle décide donc de refiler des placebos à tous ses patients. Au même moment, Mavis, la serveuse bionique, qui, sans sa greffe de ventricule de porc, aurait "directement sauté du règne animal au règne minéral sans passer par la case légume comme la plupart des gens", engage Catfisch Jefferson, un bluesman hanté par la mort de son ami d'enfance dévoré par un monstre marin, là-bas dans le Delta. Catfisch traîne malgré lui dans son sillage celui qu'on ne tardera pas à connaître sous le nom de Steve, la créature préhistorique, le lézard libidineux. Et Steve a le blues lui aussi : pas de femelle à l'horizon, une grosse fringale... Pine Cove va devenir son terrain de chasse. Il y trouvera même le réconfort dans les bras de Molly Michon qui continue de faire sa vaisselle vêtue du bikini en cuir de Kendra l'Amazone, rôle qu'elle incarna avant qu'une blessure au sein ne lui fermât définitivement la porte des studios. Pas de héros dans Le lézard lubrique de Melancholy Cove mais une galerie de seconds rôles délirants. Les petites histoires d'amour touchantes s'entrecroisent et mènent cette parade grand-guignolesque. Né dans l'Ohio en 1957, Christopher Moore passe son enfance entre Londres et Mansfield (USA). Il a étudié l'anthropologie et la photographie au Brooks Institute of Photography de Santa Barbara. Le lézard lubrique de Melancholy Cove est son troisième roman à paraître dans la Série Noire.
Nombre de pages
365
Date de parution
11/12/2002
Poids
300g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782070499892
Titre
Le lézard lubrique de Melancholy Cove
Auteur
Moore Christopher
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
300
Date de parution
20021211
Nombre de pages
365,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le coyote, c'est le farceur de la cosmogonie indienne. Celui qui tire sur la couverture où les dieux ont soigneusement rangé les étoiles, donnant ainsi un léger côté pagaille au firmament. Autant dire que quand le coyote s'attaque à ce brave yuppie de Sam Hunter, sa vie devient un enfer... Mais un enfer revu par Tex Avery...
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Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
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