Tout texte est un intertexte ", affirmait R. Barthes. Mais comment se tissent, au cours de sa fabrication, les relations d'un texte donné avec d'autres textes, notamment lorsqu'il s'agit d'écrits autobiographiques ? Sur quels documents, quels livres, quelles archives les auteurs se sont-ils appuyés pour construire une représentation d'eux-mêmes ? Et sur quels modes les différents textes se sont-ils échangés, entrelacés pour créer un nouveau texte ? C'est pour répondre à la polysémie du concept de " transtextualité " (G Genette) qu'est ici analysée la part des emprunts dans l'élaboration d'un discours sur soi : au fil des lectures (Raymond Queneau, Philippe Soupault, Marie-Claire Biais) ; au travers du dialogue de deux personnalités (Paul Valéry/ Catherine Pozzi ; André Gide/ Madeleine Rondeaux ; Ingeborg Bachmann/ Paul Celan) ; sous forme de palimpseste (Dominique Arban, Jacques Roubaud) ; ou encore à partir d'une multiplicité de sources (Roland Barthes, Georges Perec, Julio Cortàzar, Christiane Rochefort).
Nombre de pages
204
Date de parution
15/10/2009
Poids
310g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782872099108
Titre
Le Moi et ses modèles. Genèse et transtextualités
Auteur
Montémont Véronique ; Viollet Catherine
Editeur
ACADEMIA
Largeur
135
Poids
310
Date de parution
20091015
Nombre de pages
204,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Compositeur de poésie, de mathématique et de littérature " c'est ainsi qu'aime à se définir Jacques Roubaud, né en 1932. Son ?uvre est un continent complexe, où la prose se mêle à la poésie, les Troubadours aux poètes du Japon ancien, l'humour à la gravité. A l'impermanence des choses et des êtres, Roubaud oppose la cohérence d'une création suprêmement ordonnée, dont le temps, l'amour, le deuil et la mémoire sont les fondements. L'amour du nombre permet la création ou la restauration de formes exigeantes, ordonnant à la fois la parole et l'image qu'elle renvoie du monde. Cet ouvrage offre pour la première fois une vue globale et panoramique de l'?uvre, tout en ouvrant des pistes de lecture jusqu'ici peu explorées : Roubaud et la musique, la mathématique, la théorie du rythme abstrait, la photographie, l'art contemporain.
Dans la remarquable fortune posthume que connaît l'oeuvre de Georges Perec, aujourd'hui salué comme un " classique ", il est frappant que l'approche linguistique de ses textes ait presque toujours été négligée par la critique malgré son orientation d'abord formaliste. De fait, une telle perspective semble interdite par le discours explicite de l'écrivain. Georges Perec, " homme de lettres " au sens où il a affaire " aux lettres de l'alphabet ", notait en 1965: "je n'ai jamais fait vraiment attention aux formes : je ne me suis jamais demandé pourquoi j'écrivais comme ça et pas autrement." Ce volume prend le contrepied d'un tel discours en se donnant pour objet, au contraire, la langue de l'écrivain Perec. Il réunit donc des approches proprement linguistiques (lexique, ponctuation, énonciation, conséquences de contraintes " dures " comme le lipogramme) et des réflexions stylistiques, à partir d'une interrogation fondamentale sur l'écriture " blanche ". Si le propos de ce livre n'est pas absolument sans précédents, il est cependant nouveau par beaucoup d'aspects - notamment par la présence, à la fin de l'article inaugural de Paulette Perec, d'une lettre inédite de Georges Perec, adressée en août 1959 à l'un de ses amis.
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Écrire un récit de vie invite à s'appuyer sur des documents, à intégrer divers éléments d'archives publiques ou privées : carnets, journaux personnels, correspondance, articles de presse, photographies ? qui peuvent être à l'origine du récit, le soutenir ou l'accompagner. Ce livre propose des analyses d'universitaires et témoignages d'écrivains, qui se penchent sur la mise en récit de ces traces familiales : de quelle manière les intégrer au récit, les transformer, comment leur redonner vie ...
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