Malgré sa complexité, la pensée de Deleuze a la consistance d'une étoffe légère, d'un tissage fin, de fils qui s'entrelacent à l'infini. Tisser est plus important que fonder. Fonder vise à ancrer au plus profond, à trouver un sol stable alors que tisser consiste à nouer envers et endroit sur un même plan, dehors et dedans dans une même trame, si bien qu'il n'y a plus d'envers, d'endroit et de centre mais une surface lisse. A la différence des dogmes, les thèses de Deleuze sont des "solides souples" où il n'est question que d'un subtil tissage de la pensée, que de la création d'un espace de pensée lisse, sans centre, sans blocage, sans arrêt, sans illusions et préjugés. Sont présentés ici sept paradoxes, avec leurs opérations singulières, par lesquelles le tissage intime de la pensée de Deleuze se fait: le paradoxe de l'immanence, le paradoxe de l'univocité, le paradoxe de la consistance, le paradoxe de la nature, le paradoxe du Corps sans organes, le paradoxe de la figure, et enfin le paradoxe de la philosophie qui explore la tâche paradoxale que Deleuze assigne à la philosophie. Biographie de l'auteur Pierre Montebello est professeur de philosophie à l'Université de Toulouse le Mirail.
Date de parution
18/11/2008
Poids
345g
Largeur
215mm
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EAN
9782711619580
Titre
DELEUZE LA PASSION DE LA PENSEE
ISBN
2711619583
Auteur
MONTEBELLO
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
345
Date de parution
20081118
Nombre de pages
0,00 €
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