Je ne mens pas autant que les autres voyageurs. Lettres choisies, 1716-1718
Montagu Mary Wortley ; Anson Pierre Hubert ; Pasa
PAYOT
12,20 €
Épuisé
EAN :9782228903547
A l'été 1716, Lady Mary Wortley Montagu, âgée de vingt-sept ans, quitte l'Angleterre pour suivre son époux jusqu'à Constantinople: celui-ci a été investi d'une mission de négociateur entre l'Autriche et la Turquie, alors en guerre, et le couple ne retraversera la Manche que deux ans plus tard. L'épistolière est passée à la postérité comme une piquante observatrice des moeurs ottomanes: elle se promène vêtue à la turque, apprend la langue, préfère de loin les musulmans aux catholiques ou encore fait le surprenant éloge du harem et du voile comme gages de bonheur et de liberté pour les femmes. Mais n'oublions pas qu'au début du XVIIIe siècle il faut plusieurs mois pour atteindre les rives du Bosphore; aussi la présente sélection s'attache-t-elle en outre aux étapes de la voyageuse à travers l'Europe pour rapporter sa découverte de la cour de Vienne, de la Hongrie ravagée par les guerres et puis, au retour, du Paris de la Régence grouillant de créatures ridicules. On a repris une scrupuleuse traduction de 1795 pour restituer à cette correspondance toute sa saveur. Car Lady Montagu est bien à sa façon une marquise de Sévigné ou une Madame Palatine made in England.
Nombre de pages
238
Date de parution
08/10/2008
Poids
232g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782228903547
Titre
Je ne mens pas autant que les autres voyageurs. Lettres choisies, 1716-1718
Auteur
Montagu Mary Wortley ; Anson Pierre Hubert ; Pasa
Editeur
PAYOT
Largeur
120
Poids
232
Date de parution
20081008
Nombre de pages
238,00 €
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Montagu Mary Wortley ; Heyden-Rynsch Verena von de
Sous le règne du sultan Ahmet III, peu de temps avant cette période de fêtes et d'insouciance qu'on appellera l'Ere des Tulipes, la très belle Lady Montagu accompagne en 1717 son époux, ambassadeur britannique, à Constantinople. Ses lettres à ses amis révèlent une épistolière digne, selon Voltaire, de la marquise de Sévigné et de Mme de Maintenon, et ses pensées annoncent le goût pour l'Orient. Si Lady Montagu considère le monde musulman toujours avec respect et tolérance, elle développe aussi des motifs surprenants, l'Islam protégeant la liberté individuelle, et le voile, l'indépendance des femmes...
Montagu Mary Wortley ; Anson Pierre Hubert ; Lapey
À l?été 1716, quelques années seulement après la traduction en Angleterre des Mille et une nuits, Lady Mary Wortley Montagu, alors âgée de 27 ans, suit son époux à Constantinople. Il a été investi d'une mission de négociateur entre l'Autriche et l'empire Ottoman, alors en guerre.Sa correspondance est passée à la postérité. Elle se promène vêtue à la turque, apprend la langue, préfère de loin les musulmans aux catholiques ou encore fait le surprenant éloge du harem et du voile comme gages de bonheur et de liberté pour les femmes.Lors de son voyage de retour, qui dura plusieurs mois, elle découvre la cour de Vienne, la Hongrie ravagée par les guerres et puis Paris, le Paris de la Régence grouillant de créatures ridicules.On a repris une scrupuleuse traduction de 1795 pour restituer toute la saveur de cette correspondance.
Résumé : Lady Mary Montagu est l'épouse de l'ambassadeur anglais à Istanbul en 1717. Mais elle est surtout la première à décrire, dans ses lettres à ses amis, les bains, les costumes et les réceptions des harems. Le recueil des extraits de sa correspondance offre à lire un discours sur l'Orient avant que survienne la mode de l'orientalisme, alors que s'ouvre en Turquie une période brillante, l'" ère des Tulipes ", période de paix, de fêtes et d'insouciance. Dans ses lettres, Lady Montagu développe ainsi des thèmes paradoxaux : l'islam protège la liberté individuelle, et le voile l'indépendance de la femme. Son regard ethnologique avant la lettre " inaugure le voyage compris comme expérience des infinies variantes de la liberté. C'est une femme, portée par sa condition à ressentir l'étendue du paradoxe, qui va rechercher cette liberté au c?ur même du despotisme et créditer l'Orient d'une découverte : celle du pouvoir féminin ".
Nouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.
L’autrice dresse ici un état des lieux des attaques grandissantes envers les droits des femmes à disposer de leur corps. Entre recul de l’accès à l’IVG, discours pour un « réarmement démographique » et montée idéologique du masculinisme et de l’extrême droite, le monde semble porter une attention grandissante à leur utérus sans demander l’avis des concernées. Cri d’alarme autant qu’invitation à résister et à agir pour la sauvegarde des droits, voilà un essai court mais percutant à mettre entre toutes les mains.
J'étais de celles qui ne se laissent pas faire et qui entendent bien le faire savoir. Mais j'étais aussi à un moment charnière, et deux voies s'offraient à moi : la tradition, qui m'obligeait à consentir à être celle que mon mari avait épousée ; ou la voie de mon désir, un chemin sans garde-fou, sans mode d'emploi, où tout serait à inventer. Choisir de me sacrifier aurait fait de moi une épouse aigrie et une mère aigrie. Tout le monde en aurait pris pour son grade, à commencer par mes enfants. Cela m'était inconcevable. Je ne voulais pas être cette femme du ressentiment. Et je ne voulais pas aimer au détriment de mon désir. Embrassant une solitude nouvelle, j'ai donc choisi d'accéder à ma vérité de femme". Etre dans son désir pour ne pas être à côté de sa vie, c'est tout le combat de Fouzia Taouzari, qui raconte ici cette force qui nous pousse à nous libérer des interdits de la tradition et à dépasser les crispations de la vie amoureuse. Tant il est vrai que si ne vient pas s'y loger le désir, l'amour risque fort de n'être qu'une amère prison...
Jeudi dernier, c'est la journée la plus horrible de ma vie, le jour des plus grandes humiliations. J'ai vu que ce que tu appelles "amour" n'était qu'un caprice à satisfaire quel qu'en soit le prix. J'ai aussi vu qu'à moins de me soumettre à ce caprice je n'avais pas de place ni dans ta vie, ni dans ton humanité, ni dans ton estime. La question n'est pas de savoir si je t'aime assez pour supporter tes états d'âme ou si je le souhaite, je sais que je ne veux plus jamais subir ce que j'ai vécu jeudi dernier. Jamais". De la passion d'Emma Goldman pour Ben Reitman, le "roi des hobos", à son combat pour l'émancipation, voici neuf textes, six lettres, et une difficulté : vivre ses idées.