Qu'est-ce qu'un chef en démocratie ? Politiques du charisme
Monod Jean-Claude
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EAN :9782757868171
Qu'est-ce qu'un chef en démocratie ... La mystique du chef a participé des pires constructions idéologiques du xxe siècle, et la démocratie reste aujourd'hui la forme de pouvoir qui doit s'approcher autant que possible d'un gouvernement du peuple par lui-même. Elle semble pourtant, dans les faits, indissociable de modes de délégation et de représentation, et surtout d'une certaine incarnation temporaire de l'autorité. Ce livre entreprend d'éclairer la figure problématique ? mais peut-être nécessaire ? d'un chef en démocratie et tente de définir ce que serait un « charisme démocratique ». À rebours des confusions qui veulent faire du dirigeant démocratique un Père, un Maître ou un Savant, il se risque à imaginer une forme originale de « charisme progressiste », que seule la démocratie serait à même de promouvoir. Jean-Claude Monod Docteur en philosophie, directeur de recherche au CNRS, il est professeur rattaché à l'École normale supérieure de Paris. Parmi ses nombreux ouvrages, on trouve Penser l'ennemi, affronter l'exception (La Découverte, 2006) et Sécularisation et laïcité (PUF, 2007).
Nombre de pages
313
Date de parution
31/08/2017
Poids
213g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782757868171
Titre
Qu'est-ce qu'un chef en démocratie ? Politiques du charisme
ISBN
2757868179
Auteur
Monod Jean-Claude
Editeur
POINTS
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110
Poids
213
Date de parution
20170831
Nombre de pages
313,00 €
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À la fin des années 1970, Michel Foucault a avancé le concept de « crise de gouvernementalité » pour approcher des phénomènes où la contestation de certains pouvoirs ? religieux, politiques, disciplinaires? ?, d'abord localisée, s'est élargie pour mettre en question un dispositif général de gouvernement, un ensemble de relations de pouvoir. Chaque fois s'y exprime quelque chose comme : « nous ne voulons plus être gouvernés ainsi ». C'est l'une des ambitions de cet essai que de montrer la fécondité de ce concept pour éclairer des révoltes passées et présentes, pour compliquer et compléter les perspectives centrées sur la seule lutte des classes et celles qui se sont attachées à la construction de la démocratie, à la dynamique égalitaire et à l'institutionnalisation de ses formes. Il s'agit aussi de poser un diagnostic sur la crise actuelle de l'État néo-libéral, au sein duquel démocratie et libéralisme tendent à se dissocier et dont la vision de l'économie renvoie les dégâts sociaux et écologiques au rang d'externalités négatives. Il s'agit enfin et peut-être surtout de penser « un art de ne pas être trop gouverné » qui ne serve pas d'auxiliaire involontaire aux formes de dérégulation économique et de dévastation écologique, mais s'articule à un souci ici thématisé comme celui de « l'usufruit du monde ». Directeur de recherche au CNRS, Jean-Claude Monod enseigne à l'École normale supérieure de Paris. Il a notamment publié Penser l'ennemi, affronter l'exception. Réflexions critiques sur l'actualité de Carl Schmitt (La Découverte, 2006 ; Poche, 2016), Sécularisation et laïcité (PUF, 2007) et Qu'est-ce qu'un chef en démocratie (Le Seuil, 2012 ; Points, 2017).
Jean-Claude Monod est chargé de recherches au CNRS et enseigne la philosophie à l'École normalesupérieure (Paris). Il est membre du comité de rédaction de la revue Esprit. Il a, entre autres, publié: Foucault. La police des conduites (1997); Penser l'ennemi, affronter l'exception. Réflexions critiques sur l'actualité de Carl Schmitt (2006); Sécularisation et laïcité (2007).
La sécularisation désigne le processus qui a réduit la place de la religion dans la définition des nonnes du savoir, des m'urs et dans l'espace public en général. Concernant l'Occident, les sources ou les conditions lointaines de ce processus ont été parfois cherchées très en amont de l'histoire moderne, dans certaines caractéristiques des religions mêmes qui ont dominé cette civilisation: dans le tour anti-magique des prophéties du judaïsme ancien, favorisant un "désenchantement du monde" radicalisé par le protestantisme puritain (Max Weber), dans la distinction du règne de Dieu et du règne de César, des "deux sphères" ou des deux Cités, préalable à une autonomisation des deux domaines. Ce processus d'autonomisation a revêtu des formes historiquement diverses selon les pays, pour aboutir, dans les Temps modernes, à des régimes juridico-politiques distincts: tolérance, religion civile, sécularisation reconnaissant un rôle public aux religions, voire une Eglise d'Etat, laïcité stricte enfin. Les perspectives de longue durée doivent-elles faire conclure que la sécularisation, et la laïcité même, seraient, paradoxalement, liées aux religions dont elles ont représenté le cantonnement? Ne néglige-t-on pas alors le souci d'une refondation rationnelle de la sphère publique sur des principes garantissant l'égale liberté des consciences? Entre la reconstruction de ces principes et la prise en compte des complications issues d'une histoire qui est aussi une histoire de dominations, on tente ici à la fois de resituer la laïcité dans la sécularisation, de saisir sa spécificité philosophique et de comprendre certaines tensions qui s'exercent aujourd'hui sur elle.
Lorsque John Wheelwright évoque avec nostalgie le puzzle invraisemblable de sa jeunesse, un personnage en émerge : Owen, son ami dont la frêle enveloppe dissimulait une volonté de fer, une foi absolue ou la conviction profonde qu'il était l'instrument de Dieu. Cet ange du Bizarre ne s'était-il pas assigné la double tâche de réparer le tort causé à John et de sauver le monde ?
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Ce volume rassemble quatre-vingt contes zen venus de la Chine, du Japon, de l'Inde et du Tibet. Chacun de ces contes, aussi divers que colorés, fait jaillir l'étincelle d'une profonde vérité psychologique et spirituelle. Par la grâce d'un renard, d'une tortue, d'un tambour magique, voici que s'entrebâille la porte du merveilleux. Les histoires qu'Henri Brunel choisit pour nous, et qu'il raconte à sa façon, sont délicieusement paradoxales et toujours évocatrices. Pétillantes de vie et d'humour, elles nous font goûter la saveur et la liberté du Zen.Henri Brunel a été proviseur de lycée et professeur de yoga pendant plus de trente ans. Il a écrit de nombreux ouvrages chez divers éditeurs sur les oiseaux, le zen, la prière, notamment Restez zen, Guide de relaxation pour ceux qui n'ont pas le temps (Le Seuil, 1996 et 2002), Les Plus Beaux Contes zen (Calmann-Lévy, trois tomes et une version illustrée parue en 2002), Je confie mes traces aux nuages (Calmann-Lévy, 2002), Humour zen et L'Année zen (Calmann-Lévy, 2003).