Cette théologie est l'un des rares grands manuscrits de Jules Monchanin (1895-1957), qui soit resté inédit. Il reproduit un enseignement donné en 1937-38 à des jeunes se destinant à la mission extérieure, comme laïcs ou femmes consacrées. Texte difficile, mais admirable : il faut dépasser cette gêne du premier moment dont parle Pierre Emmanuel "devant l'abstraction de cette pensée souverainement elliptique" . On est alors conduit à l'essentiel, c'est-à-dire à l'être missionnaire constitutif de la révélation du mystère chrétien, de l'Eglise et de chacun de ses membres. Sur le point de réaliser sa propre vocation de mystique chrétien en Inde, Monchanin nous en livre ici la motivation profonde. Sa théologie est, jusque dans sa forme, ordonnée à cette spiritualité trinitaire qui la traverse comme un souffle et la dynamise. Influencée à la fois par Elisabeth de la Trinité et par Teilhard, - Jean Guitton écrivit, un jour : "Monchanin va plus haut que Teilhard" (Figaro du 21 mars 1968) -, sa pensée conjugue l'ampleur d'une vision "panchristique" de la personne et des cultures, avec le souci de l'appartenance la plus intime, de "l'incorporation" de chacun d'entre nous au Christ, par le ministère de son Eglise : Les mouvements finis vers Dieu qui sont les personnes participent dans une mesure toujours croissante, qui est leur béatitude et leur être, au mouvement infini de Dieu qu'est la Trinité, dans le mouvement à la fois fini et infini de Dieu vers Dieu, de Dieu vers le monde, et du monde vers Dieu qu'est l'Homme-Dieu... (p. 100). Le pape Pie XI estimait "mille fois missionnaire" une vocation ainsi définie. Aujourd'hui, elle vient opportunément nous rappeler à quelle profondeur la mission chrétienne doit puiser son renouveau.
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Nombre de pages
214
Date de parution
01/04/1985
Poids
601g
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EAN
9782701011042
Titre
Théologie et spiritualité missionnaires
Auteur
Monchanin Jules
Editeur
BEAUCHESNE
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0
Poids
601
Date de parution
19850401
Nombre de pages
214,00 €
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Deux cent cinquante lettres environ d'un prêtre hors de l'ordinaire à sa mère : voilà enfin restitué l'itinéraire de l'abbé Jules Monchanin. Ce document littéraire exceptionnel, mieux qu'une autobiographie, livre non seulement une personnalité très forte et un homme de culture, mais encore un apôtre et un mystique. Et, chose jamais vue, cela nous est donné sur le mode des confidences d'un fils à sa mère. On suit l'abbé Monchanin du séminaire à ses premières années de ministère comme vicaire de paroisse : c'est un homme impatient et critique, plein du désir de voir enfin la rencontre entre la culture et l'Eglise. Il veut que l'Eglise s'ouvre à toutes les civilisations. Aussi l'homme raffiné quitte-t-il son milieu fécond d'artistes, d'intellectuels et d'amis pour se mettre au service d'un évêque en Inde, dans un univers très pauvre. Il porte un objectif de vie contemplative, de style indien, imprégné d'une mystique trinitaire. Il devra mûrir ce projet dix ans durant, avant qu'il ne voie le jour, grâce à dom Le Saux. Cette réalisation fut précaire, mais elle est pour longtemps un paradigme de l'inculturation. Qu'on lise ces lettres : on y trouvera la vie quotidienne, culturelle, politique et sociale, les affections, les colères ou les peines d'un homme ; on y retrouvera la première moitié du XXe siècle.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
Les courants principaux de l'épistémologie : Le scepticisme L'empirismeLe rationalisme L'idéalisme Le réalisme Les notions fondamentales de la critique : La connaissance La vérité La certitude L'évidence L'erreur Les thèses essentielles du réalisme : La sensation La réflexion L'abstraction L'affirmation L'induction
Composé de douze études, le présent ouvrage examine plusieurs aspects méconnus, voire inconnus, de la Réforme ou des Réformes (pour employer le pluriel cher à Lucien Febvre). L'auteur y aborde quelques-unes des figures de proue du XVIè siècle : après celle de Lefevre d'Etaples qu n'a jamais franchi les limites du réformisme, celles de Luther, de Zwingli, de Myconius et de Calvin qui ont marqué de leur empreinte un certain nombre de familles confessionnelles. Dans leur diversité, ces Réformateurs ont été animés d'une préoccupation commune. Ils se sont efforcés d'interpréter la Bible en obéissant à un double impératif : de fidélité envers Dieu, et de responsabilité envers les hommes. Leurs efforts qui n'avaient d'autre but que de réformer l'Eglise et la société n'ont pas eu le résultat qu'ils avaient escompté. Des recherches de Lefevre d'Etaples qui sont évoquées au début de ce livre au pamphlet de Calvin contre Cassander qui y est examiné en finale s'écoule un demi-siècle au cours duquel se désagrège la chrétienté issue du Moyen Age. Ce demi-siècle pèse lourd dans l'histoire de l'Eglise. En 1512, quand Lefèvre publie son Commentaire sur les Epîtres de saint Paul, tous les espoirs de renouveau sont possibles. En 1561, quand Calvin dénonce, au lendemain du Colloque de Poissy, certaines tentatives de rapprochement des chrétiens qui lui paraissent mettre ne péril la cause de l'Evangile, la chrétienté d'Occident est disloquée. Les Réformes ont réussi, certes, mais pour réussir, elles ont dû se faire en dehors de l'Eglise romaine.