Étrange aventure : cinq civilisations se rencontrent à l'époque hellénistique - après la conquête d'Alexandre - au hasard de la constitution des royaumes ou des voyages des explorateurs : les Grecs, les Iraniens, les Romains, les Juifs, les Celtes. Tant que les Grecs demeurent maîtres du jeu, ils ignorent tout des "sagesses barbares". Leur "ethnocentrisme", comme nous disons aujourd'hui, est total. La seule exception est celle de l'ennemi politique de la Grèce, la Perse. S'ils s'intéressent cependant aux religions des Égyptiens et des Perses, c'est pour les transformer à leur façon. Tout commence à changer avec la conquête romaine. La sagesse grecque s'intéresse alors au monde barbare ; Polybe, otage, découvre Rome et s'efforce de décrire sa constitution dans le langage de la cité grecque. C'est alors que la traduction des Septante, conçue d'abord pour le seul usage culturel des Juifs hellénisés, commence son parcours méditerranéen et que les Juifs deviennent le peuple d'un livre grec. Sagesses barbares prend toutes les dimensions de cette invraisemblable aventure.Cet essai sur l'acculturation - et ses limites - dans le monde antique concerne directement tout ceux qui ont sous les yeux, dans notre monde, le triomphe apparent d'une culture et les résistances ouvertes ou souterraines qu'elle rencontre ou qu'elle suscite.
Nombre de pages
208
Date de parution
17/09/1991
Poids
135g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070326570
Titre
Sagesses barbares. Les limites de l'hellénisation
Auteur
Momigliano Arnaldo
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
135
Date de parution
19910917
Nombre de pages
208,00 €
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Spécialiste d'histoire ancienne de renommée internationale, Arnaldo Momigliano (1908-1987) a consacré une partie de ses travaux aux relations du judaïsme avec le monde grec et romain et avec la société moderne. Né dans une illustre famille juive piémontaise, il a dû quitter l'Italie à la suite des lois raciales de 1938, et a enseigné à Bristol, Oxford, Londres et Chicago. A travers son travail d'historien, il est souvent revenu sur la question du rapport des juifs à leurs terres d'" accueil ", comme sur celle de l'articulation des Sagesses barbares au corps des nations constituées. Ainsi, depuis les premières études sur Flavius Josèphe en 1931, jusqu'aux dernières conférences de 1986 sur les apocalypses ou la prophétie dans la tradition juive, ces Contributions à l'histoire du judaïsme se présentent comme l'autobiographie intellectuelle d'un homme qui a toujours été fidèle à la loi de ses pères comme à son appartenance à la nation qu'ils ont contribué à fonder.
D'Hérodote et Thucydide à Vico, Gibbon, Droysen, Fustel de Coulanges et Rostovzeff, Arnaldo Momigliano ne cesse de se demander pourquoi des gens, en tel lieu, à telle époque, écrivent l'histoire comme ils le font, et quelle est la légitimité de ce qu'ils écrivent. Entre les mains de ce maître, l'historiographie est une voie d'approche pour comprendre à la fois le siècle qui a produit l'historien et le siècle dont il traite. Lui-même historien de l'Antiquité, qui en a étudié à peu près toutes les périodes, c'est tout naturellement qu'Arnaldo Momigliano s'est tourné à la fois vers les historiens classiques et vers les historiens du monde moderne qui ont traité du monde classique. Mais il élargit son intérêt à l'historiographie juive, aux influences orientales, aux conflits entre la tradition païenne et le christianisme, aux incidences de la politique sur la manière dont les historiens des Temps modernes ont lu les Anciens, au rôle des "antiquaires" dans l'élaboration de notre connaissance sur Rome et la Grèce, aux transformations, depuis le XVIII ? siècle, de nos représentations de l'Antiquité. C'est en définitive aux répercussions d'ensemble de toute la pensée historique ancienne sur la pensée historique moderne, avec tous les problèmes que pose cette confrontation, que Momigliano a consacré ses essais, dont la réunion constitue actuellement dix volumes en italien.
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...