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Prêtres, religieux et religieuses dans la résistance au nazisme, 1940-1945. Essai de typologie
Molette Charles
FAYARD
25,80 €
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EAN :9782213594460
Un Français sur vingt mille a été décoré de la médaille Yad-Vashem décernée par l'Etat d'Israël aux non-juifs qui, au péril de leur vie, ont sauvé des compatriotes menacés par l'antisémitisme... La proportion monte à 4, 25% parmi les " permanents " de l'Eglise catholique. C'est dire que l'indéniable pénétration d'idéologies contraires à la foi chrétienne, au sein même des mouvements et organismes ecclésiaux, s'est accompagnée d'une authentique résistance. Des " bonnes soeurs ", sans formation politique, ont puisé dans " la formation du coeur " les racines d'actions vécues dans la clandestinité. Les chrétiens, et singulièrement les plus engagés, allaient être actifs dans les combats de la Libération et beaucoup y ont laissé leur vie. Dans le même temps, d'autres _ enfermés dans les camps de la mort _ allaient jusqu'à cette offrande du sang : pour " l'Eglise ", " a classe ouvrière ", " la paix _ spécialement entre la France et l'Allemagne ", " nos bourreaux " et même " nos délateurs ". Etendue des recherches, rigueur de la méthode et qualité des analyses se conjuguent pour mettre en lumière une grandeur humaine et chrétienne trop longtemps occultée par la clandestinité où elles étaient condamnées à se déployer, compte tenu des circonstances de l'époque. Par-delà la résistance chrétienne à l'idéologie nazie, se dégage une leçon de courage et d'espérance pour tous les hommes épris de liberté face à tous les totalitarismes. Mgr Charles Molette, né en 1918, a été chercheur au. C. N. R. S. pendant quelque vingt-cinq ans. Sa grande thèse (Sorbonne, 1968) sur l'histoire de L'Association catholique de la Jeunesse française, ainsi que ses recherches sur les congrégations féminines, dans le domaine des archives, ont ouvert des voies neuves en France et à l'étranger. Ses publications, souvent couronnées par l'Institut, demeurent des ouvrages de référence et sont à l'origine de nombreuses initiatives. Parmi ses recherches, il faut compter une série de publications sur la résistance spirituelle au nazisme : " Religieuses françaises, durant la Seconde Guerre mondiale " ; " Les victimes du décret de persécution nazi du 3 décembre 1943 contre l'apostolat catholique français, en Allemagne " ; et leur " dévotion sur la route du martyre " ; " Le message du 28 juillet 1947 de Jacques Maritain à la Conférence internationale de Seelisberg pour combattre l'antisémitisme ". Aujourd'hui, il essaie de typer les différentes formes de résistance d'inspiration chrétienne chez les. " permanents " de l'Eglise. " Il y a de multiples demeures dans la maison du Père " ; il y a aussi de multiples façons de prier, mais c'est le rôle de Marie de nous introduire dans cette prière. Comme à Noël, c'est Marie qui nous donne Jésus ; comme au Calvaire, Marie est près de ceux qui souffrent ; comme à la Pentecôte, elle attend avec nous l'Esprit-Saint. Alors, pour la connaître davantage, pour découvrir sa sollicitude de Mère, ce petit livre est notre compagnon de route. Il nous fait découvrir l'action de Marie qui intercède pour nous, nous encourage, nous stimule à prier, à nous aimer, à nous aider, etc. Nous y trouvons les prières de nos contemporains qui ont voulu dire à Marie leur amour et implorer sa maternelle protection ; celles de milliers de chrétiens qui, avant nous, ont dit cela à leur manière... Autant de chemins pour nous aider à prier Dieu _ Père, Fils, Esprit-Saint _ avec et par Marie. Ordonné en 1989, en la fête de Notre-Dame du Rosaire, Hubert Lelièvre, 30 ans, est prêtre de paroisse dans le diocèse de Rome où il s'occupe plus particulièrement des jeunes. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Sainte Vierge et d'un ouvrage sur le Curé d'Ars (aux mêmes Editions). Il participe régulièrement à la revue Chrétiens vers les cimes. Au milieu des bouleversements de notre société, le pape ne cesse de nous rappeler l'actualité du message du Christ, ses exigences et ses implications.
Cette recherche historique, menée avec une grande rigueur, révèle enfin un épisode jusqu'alors presque inconnu. Il s'agit du décret de persécution nazi du 3 décembre 1943, et de ses dramatiques conséquences, contre l'apostolat catholique français au sein des travailleurs envoyés en Allemagne. Sans polémiquer, l'auteur relève au passage les complicités du régime de Vichy contre ces Français, mais aussi les soutiens apportés à leur apostolat par le clergé catholique allemand. C'est le récit de la vie au jour le jour, des persécutions et de la fin de nombre de ces victimes, fidèles jusqu'à la mort à leur " résistance spirituelle ". En définitive, de la sobriété de cette étude se dégage la manifestation d'une grandeur qui brille et brûle " au zénith de l'humanité " car les humbles et les petits qui revivent au fil de pages très documentées emportent même notre émotion et notre admiration. Il n'est que justice de les voir enfin sortir de l'ombre. Que l'auteur soit remercié de nous avoir donné ce travail sobre et solide dont on admirera une fois encore l'étendue des recherches, la rigueur de la méthode et la qualité des analyses. Mgr Charles Molette, né en 1918, a été chercheur au C. N. R. S. pendant quelque vingt-cinq ans. Sa grande thèse (Sorbonne, 1968) sur l'histoire de l'Association catholique de la Jeunesse française, ainsi que ses recherches sur les congrégations féminines, dans le domaine des archives, ont ouvert des voies neuves en France et à l'étranger. Ses publications, souvent couronnées par l'Institut, demeurent des ouvrages de référence et sont à l'origine de nombreuses initiatives. Son travail comme fondateur (1973) et président de l'association des Archivistes de l'Eglise de France a instillé dans le pays une impulsion décisive et lui a valu d'être nommé membre de la Commission pontificale pour la sauvegarde du patrimoine de l'Eglise. Mgr Molette a également mis sa compétence au service d'un Centre de recherches hautement spécialisé, la Société française d'études mariales, qu'il préside depuis 1974, ce qui lui a valu de devenir membre de l'Académie pontificale mariale internationale. Ses recherches et ses activités mettent en lumière le " fait de civilisation spécifique " que constituent les pages de l'histoire de l'Eglise qu'il étudie avec une rigueur scientifique très exigeante et, en même temps, en se refusant à tout dogmatisme comme à tout antidogmatisme préjudiciel.
L'introduction de cet ouvrage pose la lourde question que soulevait déjà en 1945 le Père de Lubac: "Il semble que l'Église ait honte de ses martyrs". Pourquoi? Le silence qui, aujourd'hui encore, semble recouvrir leur mémoire proviendrait-il d'un "changement de paradigme" dans le catholicisme français? Jean Tinturier, séminariste de Bourges contraint par le S.T.O., est parti avec sa classe d'âge requise dans le Reich. En Thuringe où il arrive, il se donne à l'action catholique pour soutenir ses compagnons: cette résistance d'inspiration chrétienne, localement organisée, se traduit alentour par un fraternel soutien moral et spirituel. Repéré par la Gestapo, il est arrêté parce que "par son action catholique auprès de ses camarades français pendant son service du travail obligatoire, J. T. est un danger pour l'État et le peuple allemand." De Berlin arrive la condamnation aux camps de concentration: Flossenbürg, Mauthausen, Auschwitz et retour à Mauthausen... pour, entre deux jocistes, y mourir, ayant en ses mains une planchette dans laquelle il avait fait dix crans... son chapelet. Cette action catholique française, la "Mission Saint Paul', fut la seule de ce genre organisée au sein des dix millions de Zwangsarbeiter provenant de toute l'Europe et asservis par le Grand Reich. Page de lumière et d'entraide. Victoire de l'amour et de l'amitié sur la haine farouche, Joël Fortmann, jeune historien allemand, estime que cette" résistance pacifique de l'action catholique française a fortement participé à la construction d'une Europe nouvelle, pacifique... Mais jusqu'à présent l'Eglise s'est tue. Pourquoi? " Biographie: Mgr Charles Molette, spécialiste d'histoire religieuse contemporaine, depuis ses grands travaux sur la prise de conscience des responsabilités du laïcat catholique dans l'Église et la cité, a défriché la réaction des catholiques français en face de l'idéologie nazie. Il a ainsi contribué à révéler que la Seconde Guerre mondiale avait une dimension idéologique, visant à détruire toute trace d'humanité chez l'" homme nouveau "nazifié. Il a été canoniquement désigné comme" postulateur général de la cause de béatification collective "des Cinquante martyrs victimes du décret de persécution explicitement porté contre l'activité de l'action catholique française au sein des travailleurs civils français requis dans le Reich".
Dès le 11 juin 1940 (avant, donc, l'entrée des Allemands dans Paris), le cardinal Tisserant écrivait : " Nos gouvernants ne veulent pas comprendre la nature du vrai conflit et ils s'obstinent à s'imaginer qu'il s'agit d'une guerre comme dans l'ancien temps. " Il dénonçait, alors, la guerre idéologique du nazisme, dont l'infiltration n'épargna, d'ailleurs, aucun secteur de l'opinion, y compris certains mouvements ou organismes d'Eglise. Depuis, le traumatisme de la défaite militaire, l'armistice, l'occupation et son omniprésence policière, la libération héroïque du territoire national par la conjonction des maquis de l'intérieur et des armées alliées, l'heure sombre de l'ouverture des camps et de la découverte de la Shoah, ont formé une mémoire collective, dans laquelle le témoignage spirituel de l'exigence missionnaire chrétienne, même vécue jusqu'au martyr, ne trouve pas sa place. Déjà, en septembre 1945, le père de Lubac écrivait : " Il semble que l'Eglise ait honte de ses martyrs ". Et pourquoi ? Qu'en est-il maintenant ? Pourtant, dans cette oeuvre de salut public contre le dévoiement des esprits, que d'efforts se sont conjugués, y compris de la part de tant de " bonnes soeurs " qui, sans avoir de formation politique, avaient au moins la " formation du coeur ". Combien, pour sauver leurs frères de la nazification des esprits, ont affronté expressément le paganisme nazi. Jusque dans les camps de concentration, ils relevaient autour d'eux le moral et redonnaient la fierté humaine, allant jusqu'à offrir leur sang à Dieu pour leurs frères !
Ces mots résonnent encore en moi comme une provocation, une pique adressée à mon orgueil. Sûrement était-ce son objectif. Il savait que je ne pourrais rester indifférente au défi qu'il me lançait. Comme tous les hommes politiques d'expérience, il avait le don d'aller chercher dans les tripes de ses interlocuteurs ce qui pouvait les galvaniser. Il en appelait chez moi à un sentiment qui n'a jamais cessé de m'animer : la conviction d'avoir un devoir envers mon pays et mes compatriotes. Il est souvent difficile de se sentir à la hauteur d'un héritage quand celui-ci n'est pas seulement civilisationnel mais aussi familial". .
Après l'immense succès de son premier ouvrage, écoulé à plus de 230 000 exemplaires, Jordan Bardella revient avec un nouveau livre choc : Ce que veulent les Français, véritable journal intime d'une France travailleuse, humble et silencieuse. Pendant près d'un an, il a arpenté les routes, traversé les villes et les villages, tendant l'oreille aux Français de toutes conditions. Il a recueilli leurs doléances, leurs colères profondes, mais aussi les rêves, les attentes, et cette espérance si française qui continue de vivre inlassablement malgré les épreuves. Ce livre n'est pas seulement un recueil de confidences : il est le miroir d'un peuple oublié, la parole authentique d'une France que les élites méprisent et refusent d'écouter. Les responsables politiques qui le liront ne pourront plus dire qu'ils ne savaient pas.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Résumé : Ecrire en 100 dates l'histoire de l'Eglise, l'une des plus vieilles institutions religieuses au monde, voilà le pari insensé de ce petit livre ! D'emblée, quelques dates célèbres s'imposaient. Pourtant, elles ne suffisaient pas. C'était compter sans certains détails qui, parfois, font sens, et des acteurs secondaires qui n'en ont pas moins joué un rôle significatif. Au fil de chemins de traverse se dessine ainsi un autre visage de l'Eglise. Mais au juste, qu'appelle-t-on "Eglise" ? L'Eglise catholique, apostolique et romaine ? L'Eglise au sens sociologique et protestant du terme ? Les Eglises ? De l'exercice banal, en histoire, de la frise chronologique, Bénédicte Sère fait un jeu, pour éveiller la curiosité, brouiller les catégories, ouvrir de nouveaux horizons...
D'innocentes jeunes femmes enfermées au couvent à leur corps défendant : voilà une image héritée des Lumières dont il est bien difficile de se départir... Si la part des vocations forcées doit être relativisée, comment expliquer qu'au xviiie siècle, deux tiers des établissements détenant des " correctionnaires " étaient les communautés religieuses ? Aude Loriaud se penche sur l'évolution de ces microsociétés à la suite du concile de Trente qui imposa, en 1563, la clôture stricte comme condition de la vie religieuse féminine. Le contrôle des couvents devint alors un véritable enjeu de pouvoir politique, religieux et familial car ces refuges n'en n'étaient pas moins centres de régulation sociale, rouages de l'institution judiciaire, sanctuaires de la réputation des familles et lieux de conversion et d'éducation en plein coeur battant des villes. Des puissantes supérieures rompues aux exercices juridiques, aux détenues des " chambres de force " , se dessine une grande diversité de conditions féminines, qui renseigne en filigrane sur la vie des femmes de l'époque moderne. A l'affût de toutes les sources, et même les plus discrètes, Aude Loriaud rétablit ici l'histoire des femmes dans les couvents et fait à nouveau résonner leurs voix.