L'école laïque pour une République sociale. Controverses pédagogiques et politiques (1900-1914)
Mole Frédéric
PU RENNES
20,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753511965
L'espoir de rendre la société plus juste par l'école aura marqué le XXe siècle. Comment les gauches françaises ont-elles associé à l'école de la République une visée démocratique et traduit l'idéal laïque en un idéal d'émancipation sociale ? Dès le début du siècle, le consensus requis par le combat laïque ne masque plus les désaccords parmi les républicains. Un mouvement critique se développe. Les instituteurs syndicalistes, soutenus par Jean Jaurès et Ferdinand Buisson, s'imposent dans la politique scolaire. Buisson, naguère directeur de l'enseignement primaire et maître d'oeuvre des lois Ferry, devient un théoricien majeur de la réforme. Pour tous, l'émancipation laïque ouvre un horizon de justice. L'école ne doit pas être un instrument du conservatisme social. Oeuvre encore inachevée, l'école laïque se réalisera comme école démocratique. Mais en quel sens ? Les riches débats de la période, dans la presse et les congrès, témoignent d'une crise de la culture et des fins scolaires. L'école primaire doit-elle aborder les questions controversées avec les élèves et développer l'esprit critique ? Renoncer à tout verbalisme, se rapprocher du monde de la production et former les enfants de la classe des producteurs ? Ouvrir à des parcours secondaires diversifiés selon les aptitudes de chacun, en mettant fin au cloisonnement des ordres d'enseignement ? L'ouvrage analyse ces différentes perspectives, les tensions et les controverses qu'elles suscitent, et montre qu'elles se développent à partir d'une conviction commune : l'institution scolaire, après avoir constitué une assise de la République, ne saurait demeurer étrangère au processus politique qui tend à réaliser une République sociale.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
366
Date de parution
25/11/2010
Poids
596g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753511965
Titre
L'école laïque pour une République sociale. Controverses pédagogiques et politiques (1900-1914)
Auteur
Mole Frédéric
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
596
Date de parution
20101125
Nombre de pages
366,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Ils trouvèrent la fille dans un terrain vague. Morte par strangulation. Strutt fit remarquer d'une voix amère : - A voir ce corps, on a l'impression qu'une bête sauvage, lâchée dans les rues de Londres, lui a sauté dessus... Mais Casson avait une théorie - la bête n'était pas sauvage, elle était, au contraire, extrêmement civilisée. . ".
Le comte Molé (1781-1855) est bien connu des historiens du premier Empire, de la Restauration et de la monarchie de juillet ultime héritier de la plus illustre des familles de robe, distingué par Napoléon, il a poursuivi une brillante carrière de " grand commis ", qui le conduisit au ministère des Affaires étrangères, puis à la présidence du Conseil. Mais ce personnage officiel dissimule une personnalité aussi complexe qu'attachante. Mathieu Molé commença par être un adolescent solitaire, introverti, à la sensibilité frémissante, que le cauchemar de la Terreur obligea de bonne heure à ne compter que sur lui-même : c'est ce que nous révèle la première partie de ses Mémoires, retrouvée en 1939. Ces Souvenirs de jeunesse nous apprennent ce que fut le dur apprentissage de la vie dans la France renaissante du Directoire. Ils nous offrent enfin un tableau contrasté de la période consulaire : Bonaparte ouvre le siècle nouveau, où vont apparaître de nouvelles étoiles montantes (ainsi Chateaubriand, sur lequel Molé apporte un témoignage incisif).
En Afrique, la condition de dépendance des personnes et des institutions est un sujet d'une grande actualité. Pour l'Eglise catholique en RDC, il s'agit d'une question lancinante et délicate, d'autant que cette dépendance revêt de multiples aspects. Le noeud du problème se situe, non seulement dans la précarité de vie et l'aide reçue des organismes humanitaires, mais aussi dans une législation qui place, de façon quasi permanente, les Eglises du Sud sous la tutelle du Dicastère missionnaire à Rome. Certaines contradictions naissent des difficultés à concilier impératifs du droit canonique et rigidités du droit étatique. L'ouvrage pose les fondements d'une meilleure connaissance des deux systèmes juridiques applicables aux biens ecclésiastiques. Il esquisse certaines pistes de réflexion afin de résoudre, dans un strict respect tant du droit de l'Eglise que du droit de l'Etat, les problèmes concrets auxquels sont confrontés l'Eglise et ses responsables. Cette dynamique articulant le droit canonique et le droit étatique est la recherche d'un ars boni et aequi adapté aux circonstances de temps et de lieu, c'est-à-dire d'un droit patrimonial particulier envisagé comme ius condendum.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.