Jeune Normand exilé dans la grande ville, Guy de Maupassant ne s'est jamais vraiment senti chez lui à Paris. Mais il savait que c'était là le "fumier des artistes", Le terreau indispensable à Leur éclosion. Après des débuts difficiles, rien ne résiste à ses rêves de gloire : de l'explosion de Boule de suif au succès des derniers romans mondains, l'auteur de Bel-Ami fait une conquête fulgurante de Paris. Il quitte son IXe arrondissement pour les beaux quartiers de l'Ouest. Un temps sensible à "son air capiteux et vif", amateur de ses plaisirs mais observateur incisif de ses moeurs et contempteur de ses laideurs (ah ! la Tour Eiffel !), il n'y peut apaiser son mal-être exacerbé par son rythme de vie et la maladie.
Nombre de pages
124
Date de parution
12/04/2018
Poids
92g
Largeur
105mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782370890610
Titre
Le Paris de Maupassant
Auteur
Mobihan Françoise
Editeur
ALEXANDRINES
Largeur
105
Poids
92
Date de parution
20180412
Nombre de pages
124,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
A 20 ans tout juste, Guy de Maupassant est emporté dans le chaos de la guerre de 70. Son oeuvre en gardera de multiples traces. La plus célèbre, Boule de suif, écrite dix ans plus tard, en 1880, le lancera dans la vie littéraire "comme un météore". Entre-temps, il aura connu, de 22 à 29 ans, la rigueur et la générosité de la formation flaubertienne. L'auteur de Madame Bovary va inculquer à son disciple des principes littéraires qui le guideront longtemps. Marqué par la négligence d'un père volage et la séparation du couple parental alors qu'il a onze ans, Guy a grandi auprès d'une mère lettrée, sensible à l'excès, soucieuse de prodiguer à ses deux fils (Hervé est de six ans son cadet), la meilleure des éducations. Seule figure féminine immuable dans la vie de ce séducteur, Laure restera jusqu'au bout sa conseillère et sa confidente. Jusqu'à l'âge de treize ans Maupassant grandit en "poulain échappé", comme dit Laure, au milieu d'une nature qu'il parcourt et hume jusqu'à l'ivresse. Son inscription à l'institution ecclésiastique d'Yvetot le rendra à jamais allergique à la religion, et à ses représentants. De même, après le baccalauréat et l'épreuve de la guerre, se sent-il étouffer au Ministère de la Marine, où les maigres revenus paternels l'obligent à tenter de gagner sa vie. Pour chasser le spleen, parfois obsédant, qui s'invite souvent dans sa petite chambre de la rue Moncey, Maupassant se trouve simultanément plusieurs exutoires : l'écriture bien sûr, à laquelle il consacre une grande partie de son temps, le sport intensif, à travers les parties de canotage, et une vie sexuelle mouvementée. Une envie de vivre qui lui coûtera cher. Une syphilis sans doute contractée sur les bords de Seine mettra fin tragiquement à sa fulgurante carrière, un mois avant son 43ème anniversaire.
Si l'on considère que le Père-Lachaise est le cimetière du XIXe siècle, celui du Montparnasse est sans conteste celui du XXe dans de nombreux domaines (hormis la politique, à l'exception de la sépulture de Jacques Chirac). Un cimetière est un lieu où nous nous connectons à plus grand que nous. En en parcourant les allées, nous en trouvons un sens, et il ne concerne pas seulement les morts, mais aussi les vivants. Le cimetière du Montparnasse abrite plus de 42 000 tombes réparties en deux sections ; une petite et une grande, séparées, depuis 1891, par la rue Emile-Richard. C'est un espace de verdure accueillant une faune et une flore importantes. On peut y dénombrer quelque 1 200 arbres dont des tilleuls, robiniers, thuyas, sophoras, frênes et pins. Cette végétation attire diverses espèces d'oiseaux (pinsons, pies, rouges-gorges, corneilles). Il est également une réserve écologique s'étendant sur 18,72 ha, offrant des paysages changeants en fonction des saisons. Contrairement à d'autres grands cimetières parisiens, on peut s'y promener agréablement car il est principalement plat, zébré d'allées goudronnées et bien entretenues. La présence de personnalités du monde littéraire et artistique, des Années folles à aujourd'hui, marquent la balade ; de nombreux parcours s'offrent à la visite selon le thème choisi : littérature, philosophie, édition, peinture, sculpture, cinéma, paroles et musiques... Des oeuvres d'art parsèment les divisions de ce cimetière, transformant ce lieu en un musée à ciel ouvert. Les statues et les sépultures constituent un véritable art funéraire, reflétant différentes époques et signées d'artistes renommés.
Femme de lettres fortement attirée par Paris ? synonyme de liberté et d'émancipation ?, Sand avoue toutefois : « Rien de tout cela ne m'intéresse ni ne m'amuse. Paris n'est qu'un paradoxe. »
A nous deux maintenant !" Tel est le défi qu?Eugène de Rastignac lance à Paris après l?enterrement du père Goriot. Comme lui, Honoré de Balzac a été "un grand homme de province à Paris", un ambitieux avide de succès littéraires et mondains. Paris a représenté pour ses personnages comme pour lui une conquête et une inépuisable source d?inspiration. Du Marais de sa jeunesse au Quartier latin, de Montparnasse aux villages du grand Paris où il se réfugiait pour échapper à ses créanciers, ce flâneur a toujours observé avec passion les spectacles offerts par la capitale pour mieux la décrire et en saisir l?esprit. S?il a rêvé du faubourg Saint-Germain et de ses duchesses qu?il espérait séduire par sa célébrité précoce et sa particule postiche, il a été moins un mondain qu?un ermite. A son bureau jour et nuit, en robe de moine devant son légendaire café, dans des chambres décorées comme des boudoirs de sultanes, il poussait la folie des grandeurs jusqu?à s?obstiner sans répit dans l?écriture d?une oeuvre.