Février 2021, en pleine pandémie mondiale. Shaghayegh, iranienne vivant à Montréal depuis cinq ans, se voit brusquement sommée d'évacuer l'appartement qu'elle partage avec son ami Ben et d'aller loger à l'hôtel, le temps que soient résolus de supposés problèmes de sécurité dans son immeuble. Celui-ci, situé avenue Ridgewood, a été revendu à une société qui souhaite le rénover et le louer plus cher, et use de méthodes agressives pour pousser ses locataires à partir. La plupart s'y refusent et décident de faire front. Pour Shagha, qui ne maîtrise pas le français, les procédures judiciaires qui s'ensuivent, compliquées par les mesures de distanciation sociale, sont éprouvantes. Elle qui avait peu à peu reconstruit sa vie après avoir fui un pays liberticide se trouve à nouveau dans une situation de grande instabilité, qui réveille des angoisses et des souvenirs douloureux. Quelques éléments de réconfort : le dessin, Ben et son amitié solide, l'atmosphère chaleureuse de l'épicerie iranienne où elle travaille, le soutien de travailleurs sociaux et de certains voisins ? dont une voisine qui lui apprend qu'en français, Shaghayegh se traduit « coquelicot ». Par un récit navigant entre passé et présent, Shaghayegh Moazzami raconte les épreuves et les petites victoires qui ont fait d'elle la femme qu'elle est aujourd'hui.
Nombre de pages
180
Date de parution
04/10/2024
Poids
606g
Largeur
175mm
Plus d'informations
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EAN
9782369904076
Titre
Les coquelicots de Ridgewood
Auteur
Moazzami Shaghayegh ; Duhamel Hélène
Editeur
CA ET LA
Largeur
175
Poids
606
Date de parution
20241004
Nombre de pages
180,00 €
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A l'âge de 30 ans, Shaghayegh Moazzami a quitté l'Iran pour le Canada à la faveur d'un mariage blanc. Dans " Hantée ", elle raconte toutes les difficultés qu'elle a connues dans son pays d'origine - aussi bien à l'école qu'au sein de sa propre famille - et qui l'ont poussée à s'exiler. Elle raconte surtout comment, une fois arrivée au Canada en 2016, elle n'a pour autant pas réussi à trouver de répit et a continué de subir le poids de la religion et des traditions inculquées dans sa jeunesse. Un poids qui s'est un jour manifesté par l'apparition d'une vieille femme imaginaire, bigote et ultraconservatrice. Une vieille femme qui se met à persécuter Shaghayegh, lui reprochant sans cesse son mode de vie occidental et lui faisant des remontrances chaque fois qu'elle fait quelque chose d'interdit ou de mal vu dans son pays (faire du vélo ou fumer quand on est une femme, boire de l'alcool, etc)... " Hantée " est un récit autobiographique sans fard, une plongée dans la psyché perturbée d'une jeune femme en colère confrontée à des démons intérieurs et à une situation personnelle qui l'insatisfait au plus haut point. A travers ce récit, Shaghayegh Moazzami montre comment le peuple iranien, et singulièrement les femmes de ce pays, continuent de subir encore de nos jours une incroyable pression qui les marquera souvent à vie.
Le 8 janvier 2020, le vol PS 752 de Ukraine Airlines à destination de Montréal via Kiev, explose peu après son décollage de l'aéroport de Téhéran, en pleine crise entre les États-Unis et l'Iran. A son bord, près de 180 personnes qui meurent toutes dans l'accident, dont 145 citoyens iraniens ou irano-canadiens. Parmi eux se trouvait Shadi, une jeune iranienne qui vivait à Toronto, de passage en Iran pour fêter le nouvel an iranien, et qui était sur le point d'épouser Nima, le fils de Touka Neyestani et neveu de Mana Neyestani. La famille et les amis de Shadi, dont Shaghayegh Moazzami, sont dévastés par la nouvelle. Très vite, les doutes sur les causes de l'accident se propagent, et il apparaît rapidement évident que, malgré les dénégations du régime, c'est l'armée iranienne qui a tiré deux missiles sur l'avion. Dans un récit bouleversant, Touka, Mana et Shaghayeh se remémorent tour à tour cette histoire, leur relation avec Shadi et à quel point l'attitude du gouvernement iranien pendant cette affaire reflète l'immense opacité du régime, sa paranoïa sans fin et la menace qu'il représente pour son propre peuple.
Points de Vues rassemble les premiers comic strips à avoir jamais été publiés dans le New York Times . Publiées sous le nom de Eye of the Beholder , littéralement " l??il de l'observateur " et entièrement réalisées à la carte à gratter, ces histoires courtes sans paroles sont une nouvelle occasion pour Peter Kuper de laisser libre cours à son regard critique, tout en rendant hommage à Franz Masereel et Lynd Ward, les maîtres du récit en gravure sur bois. Dans Points de Vues, Peter Kuper brosse un portrait parfois humoristique et souvent acerbe de ses concitoyens new-yorkais, avec un accent particulier sur les travers de la société de consommation, ce qui ne saurait surprendre de la part de cet auteur, co-fondateur en 1979 de la revue de bande dessinée politique World War 3 Illustrated. Un second volume de Points de Vuessera édité au deuxième semestre 2006 par les Editions çà et là.
Chronique d'une journée particulière, A Strange Day décrit la rencontre entre deux jeunes gens écorchés vifs, Anna et Miles, qui sèchent les cours pour aller acheter le dernier disque des Cure. Miles est d'un naturel taciturne mais Anna, jeune fille extravertie, aura à coeur de le faire sortir de sa coquille et de l'amener à se confier à elle. Première association de Damon Hurd et de Tatiana Gill, A Strange Day est le récit sans mièvrerie et tout en sensibilité des émois de deux adolescents.
Katharine Washington, jeune américaine diplômée en journalisme, débarque un jour à la rédaction du Mercury, le quotidien local de Wheatstone, petite ville de province anglaise. Le directeur éditorial la nomme stagiaire de Owen, l'unique journaliste du quotidien. Celui-ci prend son boulot très au sérieux et apprécie moyennement qu'on lui colle une stagiaire dans les pattes. D'autant plus qu'il a déjà beaucoup de difficultés avec la nouvelle direction, qui préfère utiliser les pages du journal pour vendre de la publicité plutôt que pour publier des articles. Après des débuts difficiles, Katharine et Owen parviennent à un modus vivendi, jusqu'à ce qu'Owen découvre que Katharine est en Angleterre uniquement pour les besoins d'un repérage pour un projet de sitcom mettant en scène un personnage anglais.
Catherine Doherty est née en 1965 à Toronto (Canada).Elle s'est intéressée à la bande dessinée le jour où elle a découvert les planches de son père rangées dans la cave de leur maison. Ses premières illustrations sont publiées dans différents magazines de la presse gay dont Diva (Londres) et Sien (Toronto), puis elle se consacre à Petite Perdue, l'histoire très largement autobiographique d'une dessinatrice canadienne, fille adoptée, à la recherche de sa mère biologique. Cet ouvrage a été nominé aux prestigieux Eisner Awards en 2001. Sous le nom de Tucker, Catherine Doherty est chanteuse du groupe de country music The fane Waynes. Elle est également réalisatrice de courts métrages, dont Repodyke, sélectionné dans de nombreux festivals.Elle vit à Toronto où elle se consacre désormais à la musique et à son travail d'illustratrice free-lance.