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Une langue venue d'ailleurs
Mizubayashi Akira
FOLIO
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EAN :9782070450367
Le jour où je me suis emparé de la langue française, j'ai perdu le japonais pour toujours dans sa pureté originelle. Ma langue d'origine a perdu son statut de langue d'origine. J'ai appris à parler comme un étranger dans ma propre langue. Mon errance entre les deux langues a commencé..."4e de couverture : "Le jour où je me suis emparé de la langue française, j'ai perdu le japonais pour toujours dans sa pureté originelle. Ma langue d'origine a perdu son statut de langue d'origine. J'ai appris à parler comme un étranger dans ma propre langue. Mon errance entre les deux langues a commencé... Je ne suis donc ni japonais ni français. Je ne cesse finalement de me rendre étranger à moi-même dans les deux langues, en allant et en revenant de l'une à l'autre, pour me sentir toujours décalé, hors de place. Mais, justement, c'est de ce lieu écarté que j'accède à la parole ; c'est de ce lieu ou plutôt de ce non-lieu que j'exprime tout mon amour du français, tout mon attachement au japonais. Je suis étranger ici et là et je le demeure." Akira Mizubayashi.Notes Biographiques : Daniel Pennac, de son vrai nom Daniel Pennacchioni, est né le 1er décembre 1944 à Casablanca, au Maroc. Il est le quatrième et dernier d'une tribu de garçons. Son père est militaire. La famille le suit dans ses déplacements à l'étranger -Afrique, Asie, Europe- et en France, notamment dans le village de La Colle-sur-Loup, dans les Alpes-Maritimes. Quand il évoque son père, il l'assimile à la lecture : "Pour moi, le plaisir de la lecture est lié au rideau de fumée dont mon père s'entourait pour lire ses livres. Et il n'attendait qu'une chose, c'est qu'on vienne autour de lui, qu'on s'installe et qu'on lise avec lui, et c'est ce que nous faisions." Daniel passe une partie de sa scolarité en internat, ne rentrant chez lui qu'en fin de trimestre. De ses années d'école il raconte : "Moi, j'étais un mauvais élève, persuadé que je n'aurais jamais le bac." Toutefois, grâce à ses années d'internat, il a pris goût à la lecture. On n'y permettait pas aux enfants de lire, comme il l'évoque dans "Comme un roman" : " En sorte que lire était alors un acte subversif. À la découverte du roman s'ajoutait l'excitation de la désobéissance...".Ses études de lettres le mènent à l'enseignement, de 1969 à 1995, en collège puis en lycée, à Soissons et à Paris. Son premier livre, écrit en 1973 après son service militaire, est un pamphlet qui s'attaque aux grands mythes constituant l'essentiel du service national : l'égalité, la virilité, la maturité. Il devient alors Daniel Pennac, changeant son nom pour ne pas porter préjudice à son père.En 1979, Daniel Pennac fait un séjour de deux ans au Brésil, qui sera la source d'un roman publié vingt-trois ans plus tard : "Le Dictateur et le hamac".Dans la Série Noire, il publie en 1985, "Au bonheur des ogres", premier volet de la saga de la tribu des Malaussène (dont on retrouvera le "petit" dans "Kamo. L'idée du siècle").Daniel Pennac continue sa tétralogie avec "La Fée Carabine" puis "La petite marchande de prose" et "Monsieur Malaussène" (il y a ajouté depuis "Aux fruits de la passion"). Il diversifie son public avec une autre tétralogie pour les enfants, mettant en scène des héros proches de l'univers enfantin, préoccupé par l'école et l'amitié : "Kamo, l'agence Babel", "Kamo et moi", "L'évasion de Kamo" et "Kamo, l'idée du siècle". Ces romans sont-ils le fruit de souvenirs personnels ? "Kamo, c'est l'école métamorphosée en rêve d'école, ou en école de rêve, au choix."À ces fictions s'ajoutent d'autres types d'ouvrages : un essai sur la lecture, "Comme un roman", deux ouvrages en collaboration avec le photographe Robert Doisneau et "La débauche", une bande dessinée, avec Jacques Tardi.Il a mis fin en 1995 à son métier d'enseignant pour se consacrer entièrement à la littérature. Toutefois, il continue d'avoir un contact avec les élèves en se rendant régulièrement dans les classes.
Akira Mizubayashi signe ici un nouveau grand roman sur l’art et ses pouvoirs : comment ce dernier permet de surmonter les horreurs de guerre ainsi que les difficultés de la vie et permet de se construire ou se reconstruire. Une histoire d’amour, d’amitié et de peinture rythmée par les œuvres de deux grands maîtres de la musique classique que la finesse littéraire de l’auteur sublime. Art littéraire, musical et pictural se mêlent ici pour produire un récit plein de sensibilité et des plus émouvants.
La musique est un langage universel qui transcende les barrières de la langue et qui voyage aussi sur la ligne du temps. Elle peut exprimer les sentiments d’amour et de perte de façon transgénérationnelle et transculturelle. Une lecture parfaite pour les mélomanes.
Rei éprouva comme une brûlure d'estomac, une chaleur acide, à la fois intense et diffuse, qui vous monte à la gorge. Un énorme bloc d'émotions glacées se mettait à fondre peu à peu sous l'effet de cette chaleur intérieure dormante. Le temps se défossilisait, recommençait à trembler."Tokyo, 1938. En pleine guerre entre le Japon et la Chine, quatre violonistes amateurs se réunissent régulièrement pour répéter. Un jour, ils sont interrompus par des soldats, soupçonnés de comploter contre le pays. Caché dans une armoire, Rei assiste à l'arrestation de son père. Cet événement constitue pour lui la blessure première qui déterminera son destin... Mais le passé peut-il être réparé ?4e de couverture : Tokyo, 1938. Quatre musiciens amateurs passionnés de musique classique occidentale se réunissent régulièrement au Centre culturel pour répéter. Autour du Japonais Yu, professeur d'anglais, trois étudiants chinois, Yanfen, Cheng et Kang, restés au Japon, malgré la guerre dans laquelle la politique expansionniste de l'Empire est en train de plonger l'Asie. Un jour, la répétition est brutalement interrompue par l'irruption de soldats. Le violon de Yu est brisé par un militaire, le quatuor sino-japonais est embarqué, soupçonné de comploter contre le pays. Dissimulé dans une armoire, Rei, le fils de Yu, onze ans, a assisté à la scène. Il ne reverra jamais plus son père... L'enfant échappe à la violence des militaires grâce au lieutenant Kurokami qui, loin de le dénoncer lorsqu'il le découvre dans sa cachette, lui confie le violon détruit. Cet événement constitue pour Rei la blessure première qui marquera toute sa vie... Dans ce roman au charme délicat, Akira Mizubayashi explore la question du souvenir, du déracinement et du deuil impossible. On y retrouve les thèmes chers à l'auteur d'Une langue venue d'ailleurs : la littérature et la musique, deux formes de l'art qui, s'approfondissant au fil du temps jusqu'à devenir la matière même de la vie, défient la mort.
La conversation se poursuivit sans interruption dans le calme de la chambre 201 sans que les deux jeunes gens s'aperçussent de l'écoulement silencieux du temps. La vie se rétrécissait pour se loger seulement dans l'extrême pointe du moment présent. Ils oublièrent la nuit qui avançait et s'approfondissait dans le frémissement du silence et de l'air marin." En 1939, Jun est étudiant au Conservatoire de Paris. Mais le conflit sino-japonais le contraint à rentrer au Japon. En quittant la France, il laisse derrière lui son grand amour, sa "reine de coeur". Des décennies plus tard, Mizuné, jeune altiste parisienne, découvre un roman qui résonne étrangement avec la destinée tragique de ses grands-parents, qu'elle n'a pas connus. Cette histoire, si intimement liée à la musique, et qui fut autrefois brisée par la guerre et la folie des hommes, pourrait bien trouver un prolongement inattendu...Notes Biographiques : Écrivain et traducteur japonais, Akira Mizubayashi est né en 1951. Après des études à l'université nationale des langues et civilisations étrangères de Tokyo (UNALCET), il part pour la France en 1973 et suit à l'université Paul-Valéry de Montpellier une formation pédagogique pour devenir professeur de français (langue étrangère). Il rentre à Tokyo en 1976, fait une maîtrise de lettres modernes, puis, en 1979, revient en France comme élève de l'École normale supérieure. De 1983 à 2017, il a enseigné le français à Tokyo, successivement à l'université Meiji, à l'UNALCET et à l'université Sophia. Une langue venue d'ailleurs (2011) a reçu de l'Association des écrivains de langue française le prix littéraire de l'Asie 2011, de l'Académie française le prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises 2011 et du Richelieu international-Europe le prix littéraire Richelieu de la francophonie 2013. Mélodie : Chronique d'une passion (2013) a obtenu le prix littéraire 30 Millions d'amis 2013 et le prix littéraire de la Société centrale canine 2013. Depuis ont paru Petit éloge de l'errance (2014), Un amour de Mille-Ans (2017), Dans les eaux profondes (2018) et Âme brisée (2019).
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...
Trois destinées. Trois cultures. Trois combats. Trois femmes qui se battent avec volonté, courage et fierté pour acquérir leur place dans la société malgré les discréminations et les traditions. Un premier roman fort sur trois destins liés comme les trois brins d'une tresse...