Zone tribale du Nord-Yémen ", " zone tribale de l'Ouest pakistanais ", voilà bien des expressions qui reviennent dans l'actualité pour désigner des régions de confins farouchement réfractaires à l'imposition d'un nouvel ordre politique. Dès la fin du XIXe et au début du XXe siècle, les États européens, emportés dans leur mouvement d'expansion outre-mer, vinrent buter, en périphérie, sur ce type d'espace en quelque sorte interstitiel des relations internationales contemporaines. Dans ces zones où les agents traditionnels de la vie diplomatique pénétraient peu, ou mal, une expertise particulière, celle du renseignement et des agences de sécurité, parut s imposer. Lorsque la France coloniale s'implante en Syrie et au Liban, au lendemain de la Première Guerre mondiale, elle doit précisément faire face à ce type de résistance, où se combinent turbulences tribales, désordres sociaux et effervescence identitaire. La lutte qui s'engage alors entre bandes armées locales d'une part, et Service des Renseignements de l'armée française de l'autre, dépasse, et de loin, le face-à-face purement martial, mais renvoie à un choc des violences, sociale et guerrière d'un côté, étatique et militaire de l'autre, dont il n'est pas sûr que la leçon ne vaille qu'au passé.
Date de parution
01/04/2003
Poids
880g
Largeur
165mm
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EAN
9782859443962
Titre
GENESE DE L ETAT MANDATAIRE
ISBN
2859443967
Auteur
MIZEAHI
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
165
Poids
880
Date de parution
20030401
Disponibilité
Epuisé
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Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.