Oeuvres. Volume 2, Le Coup d'Etat permanent ; Ma part de vérité ; Un socialisme du possible
Mitterrand François ; Vigreux Jean ; Saunier Georg
BELLES LETTRES
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EAN :9782251200569
Le Coup d'Etat permanent (1964) : Paru au printemps 1964, Le Coup d'Etat permanent est un pamphlet écrit par François Mitterrand. Ce livre sans doute le plus cité et le plus connu de son oeuvre souligne sa stature d'opposant résolu au général de Gaulle : Le Coup d'Etat permanent est une véritable plaidoirie à charge contre l'exercice du pouvoir gaulliste. Il ausculte et dissèque le fonctionnement du "pouvoir personnel" et n'hésite pas à recourir aux formules sévères pour dénoncer les dérives autoritaires, voire dictatoriales du régime ("de Gaulle plus la police", "parce que, tout compte fait, c'est à cela [dictature] qu'il ressemble le plus"). Face à cette dérive, il incarne la défense républicaine, mais n'est pas nostalgique du régime précédent. Avec ce pamphlet, il marque son territoire à gauche, préparant le chemin de 1965 où il mettra le général de Gaulle en ballottage ayant compris la logique bipolaire des institutions. Dorénavant, il prend date avec l'histoire de la République. Toutefois, ce n'est qu'en 1981 qu'il devient le premier Président socialiste élu au suffrage universel après avoir refondé le parti en 1971 et mis en ouvre l'union de la gauche. Revêtant à merveille les habits du Président de la Ve République, il montre qu'il s'opposait plus à de Gaulle qu'aux institutions. Ma part de vérité (1969) : Candidat à la Présidence de la République contre le Général de Gaulle, en face de qui il a réuni 45 % des voix au second tour en 1965, puis leader de la Fédération, François Mitterrand incarne une option bien définie : l'unité de la gauche, celle-là même dont l'abandon vient de se solder le 1er juin par un échec retentissant. S'il publie aujourd'hui sa Part de vérité, c'est qu'il faut reconstruire cette gauche en miettes. Pour cela, il s'agit de ne plus en laisser paralyser le renouvellement et donc de poser publiquement les problèmes comme ils se présentent, bref d'informer et non plus d'escamoter ou de voiler la réalité. Livre de combat, où se retrouve la marque de l'auteur du Coup d'Etat permanent, qui n'a voulu écarter aucune question gênante ou difficile, cet ouvrage veut aussi être constructif. C'est pourquoi les lecteurs, après avoir parcouru les grandes étapes d'une autobiographie politique leur présentant sur un ton qui surprendra certains, l'homme qu'est François Mitterrand, trouveront un récit sans temps morts ni trop de précautions des principales phases de l'histoire de la gauche depuis 1965 : l'espoir levé par la première élection présidentielle, la tentative de la Fédération, Mai 1968, l'échec de la seconde élection présidentielle. Autant d'occasions d'aborder de front des questions épineuses comme les relations avec les communistes, le programme économique de la gauche, le vieillissement de certaines de ses structures, de quelques-unes de ses thèmes. Autant d'incitations à déboucher sur la stratégie et sur les perspectives socialistes que François Mitterrand propose pour terminer. Autant sans doute de risques de déclencher des polémiques, mais aussi de susciter des débats indispensables ; les lecteurs comprendront vite que l'ancien candidat à la Présidence de la République est tout prêt à affronter les premières pour lancer les seconds. Un socialisme du possible (1971) : Un socialisme du possible est (avec Ma Part de vérité) un maillon souvent ignoré qui permet pourtant de comprendre le passage du François Mitterrand leader de l'Union de la Gauche au rénovateur du PS après Mai 1968. Marginalisé par ce mouvement spontané, il tente ici de se réapproprier une partie de l'effervescence intellectuelle du moment et trace la voie à l'union des socialistes puis de la gauche. Loin de voir marginaliser le socialisme historique, il entend montrer que la conciliation entre ce que l'on appellera la "deuxième gauche" et la tradition socialiste issue de la SFIO est nécessaire pour arriver au pouvoir. Il entend ainsi se réaffirmer comme le seul leader capable d'unifier cette mouvance, à l'heure où la SFIO a réalisé son plus mauvais score électoral (5,1 % des voix à la présidentielle de 1969) depuis ses origines, et le PSU ne parvient pas à s'imposer comme une alternative crédible. L'ouvrage, contrairement à Ma part de vérité, n'est pas une oeuvre littéraire. Il s'agit d'un programme politique, introduit par un dialogue entre le leader de la Convention des Institutions Républicaines et deux interrogateurs proches de la mouvance intellectuelle issue de mai 1968 (Jacques Julliard et Robert Fossaert). Il entend donc montrer la capacité de son parti à gouverner tout en soulignant sa cohérence avec le renouvellement de la pensée de gauche (autogestion, libération des femmes, etc.).
En 1962, un homme politique français de quarante-six ans rencontre à Hossegor, chez ses parents, une jeune fille de dix-neuf ans. La première lettre qu'il lui adresse le 19 octobre 1962 sera suivie de mille deux cent dix-sept autres qui se déploieront, sans jamais perdre de leur intensité, jusqu'en 1995, à la veille de sa mort. Les lettres de celui qui fut deux fois président de la République nous dévoilent des aspects totalement inconnus d'un homme profondément secret que chacun croyait connaître. Deux lettres, parmi des centaines, témoignent de la constance de cet amour. 15 novembre 1964 : "Je bénis, ma bien-aimée, ton visage où j'essaie de lire ce que sera ma vie. Je t'ai rencontrée et j'ai tout de suite deviné que j'allais partir pour un grand voyage. Là où je vais je sais au moins que tu seras toujours. Je bénis ce visage, ma lumière. Il n'y aura plus jamais de nuit absolue pour moi. La solitude de la mort sera moins solitude. Anne, mon amour". Et la correspondance prend fin le 22 septembre 1995 : "Tu m'as toujours apporté plus. Tu as été ma chance de vie. Comment ne pas t'aimer davantage ?".
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine
Toute l'histoire du monde en 300 cartes. De la préhistoire à nos jours. Pour comprendre les grandes invasions, les civilisations précolombiennes, l'influence des croisades, la Première Guerre mondiale ou bien encore les rapports internationaux depuis la chute du Mur, cet ouvrage permet de visualiser, à travers 300 cartes mises à jour, les grandes périodes, les enjeux majeurs, les événements fondamentaux. Une bonne carte vaut mieux qu'un long discours : l'Atlas historique Duby met en scène les grandes étapes de l'histoire de l'humanité (depuis l'apparition du genre Homo jusqu'aux principales zones de tension dans le monde actuel), clarifie les conflits les plus compliqués (la guerre de Trente Ans, les partages de la Pologne...) et les périodes les plus troubles (la Chine des Qing, les conflits du Caucase...), donne à voir les grands mouvements inscrits dans la durée (exil des communautés juives d'Europe au Moyen Age, tensions intercommunautaires dans les Balkans, décolonisation...), mais aussi les phénomènes économiques et artistiques. Il fait aussi une large place aux enjeux géopolitiques actuels. Accompagné de textes explicatifs, de chronologies et d'un important index, cet atlas s'adresse à tous ceux, depuis le collégien jusqu'au passionné d'histoire, qui ont besoin de voir pour comprendre.
Petites erreurs ou grosses âneries, bourdes involontaires ou entêtements tragiques, découvrez le florilège des bêtises de ceux qui ont écrit les pages de notre histoire. De l'imprudence d'un druide aux écarts de nos récents chefs d'Etat, du plus obscur ministre au plus mauvais stratège, que l'on soit puissant ou anonyme, homme ou femme, la bêtise semble bien être la chose la mieux partagée du monde ! Truffé de citations décalées, de jeux de mots audacieux et d'anecdotes insolites, Le grand Bêtisier de l'Histoire de France décrypte plus de 25 siècles d'histoire de manière originale, drôle et insolente.
Coppens Yves ; Reeves Hubert ; Rosnay Joël de ; Si
HUBERT REEVES, astrophysicien, écrivain, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Patience dans l'azur. JOËL DE ROSNAY, directeur à la Cité des Sciences, est fauteur de L'Aventure du vivant et L'Homme symbiotique. Yves COPPENS, découvreur de Lucy, professeur au Collège de France, auteur de Le Singe, l'Afrique et l Homme. DOMINIQUE SIMONNET, écrivain, journaliste, est l'auteur de L'Amour expliqué à nos enfants, Le Livre de Némo, Némo en Amérique. La Plus Belle Histoire du monde a été traduit en 25 langues
Mourlane Stéphane ; Païni Dominique ; Stora Benjam
Lorsque se développa l'immigration de masse en France, dans la seconde moitié du XIXe siècle, les Italiens furent les plus nombreux à venir occuper les emplois créés par la croissance économique. On l'oublie parfois, mais, jusque dans les années 1960, ils furent les étrangers les plus nombreux dans l'Hexagone. On n'a pas toujours en mémoire non plus les conditions d'accueil difficiles qui leur furent réservées. Aujourd'hui célébrée, leur intégration ne se fit pas sans heurts, même si elle fit son chemin. L'image de l'Italien en France se dessina sur un mode paradoxal entre préjugés dévalorisants et regards bienveillants, traduisant l'attrait pour ces gens venus de ce pays si proche, à la culture si fascinante. Cet ouvrage, qui accompagne l'exposition présentée au Musée national de l'histoire de l'immigration, propose de découvrir la grande diversité des regards portés sur les immigrés italiens venus s'installer en France, à travers différentes sources (cinéma, oeuvres d'art, récits de vie, articles de presse ou de personnalités politiques). Qu'ils soient ouvriers agricoles, industriels, bûcherons, maçons mineurs de fond, colporteurs, ou bien anarchistes, antifascistes, artistes, étudiants etc., les immigrés italiens : ont contribué au développement de la société française. Leurs empreintes durables ont enrichi le quotidien des Français, que ce soit dans le domaine de la gastronomie, de la musique, des arts ou de la vie politique.