Oeuvres. Volume 4, La paille et le Grain ; L'Abeille et l'Architecte ; Réflexions sur la politique e
Mitterrand François ; Saunier Georges ; Darfeuil R
BELLES LETTRES
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EAN :9782251200606
La Paille et le Grain, paru au début de l'année 1975 chez Flammarion, rassemble des textes de François Mitterrand, issus essentiellement des chroniques pour l'hebdomadaire socialiste L'Unité, écrits entre son accession à la tête du Parti socialiste au congrès d'Epinay en juin 1971 et sa défaite de justesse à l'élection présidentielle de mai 1974. Document historique, l'ouvrage permet de suivre la réaffirmation du leadership de François Mitterrand sur la gauche française. Il y apparaît en effet comme un opposant combatif, polémiquant avec la droite au pouvoir, et comme un rassembleur négociant âprement le Programme commun avec le Parti communiste. Il se présente également comme homme d'Etat, revenant sur sa relation avec de Gaulle, réagissant aux événements internationaux (la "normalisation" en Tchécoslovaquie, le coup d'Etat au Chili, la guerre du Kippour.), narrant ses rencontres avec des chefs d'Etat ou leaders étrangers (Olof Palme, Golda Meir, Ceausescu.). Mais le succès public et critique de l'ouvrage tint aussi à ses qualités littéraires, qui lui valurent un Apostrophes spécial en février 1975, et à la révélation d'une part d'intimité. Au gré des pages, quand l'actualité lui en laisse le temps, la plume de François Mitterrand se fait à la fois plus personnelle et plus "poétique", pour évoquer ses amitiés avec les écrivains Violet Trefusis, Benoîte Groult ou Claude Manceron, son goût pour les atlas ou ses promenades en forêt dans les Landes ou le Morvan. L'Abeille et l'architecte. Un curieux titre pour un ouvrage insolite, publié en 1978 chez Flammarion, qui s'inscrit dans une filiation directe avec La Paille et le Grain (1975). Titre curieux car il s'inspire d'un célèbre passage du Capital de Karl Marx. D'architecte comme d'abeille nulle trace pourtant dans ce livre. Quant aux références au philosophe ou au marxisme, elles sont anodines. Ouvrage insolite parce qu'il rassemble des textes pour la plupart tirés de Ma part de vérité, bloc-notes que le premier secrétaire signe régulièrement dans les colonnes de L'Unité, l'hebdomadaire du Parti socialiste. Des billets, écrits entre janvier 1975 et janvier 1978 sous le joug de l'actualité, que François Mitterrand sélectionnera, rectifiera, enrichir consciencieusement avant de les livrer au-delà du cercle de connivence des simples militants. Insolite aussi parce l'auteur navigue sans cesse entre plusieurs genres littéraires, entre différentes postures. Il se fait ainsi homme politique lorsqu'il critique l'action du gouvernement ou promeut le programme du PS ; homme d'Etat lorsqu'il raconte ses rencontres avec Leonid Brejnev ou Henry Kissinger ; homme engagé lorsqu'il dénonce le sort des étrangers sans papiers ou défend le "fait palestinien" ; homme de culture lorsqu'il évoque le poète Pablo Neruda ou le compositeur Mikis Théodorakis ; homme sensible enfin lorsqu'il livre ses souvenirs de jeunesse comme ses amitiés.
Nombre de pages
916
Date de parution
09/02/2018
Poids
972g
Largeur
132mm
Plus d'informations
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EAN
9782251200606
Titre
Oeuvres. Volume 4, La paille et le Grain %3B L'Abeille et l'Architecte %3B Réflexions sur la politique e
Auteur
Mitterrand François ; Saunier Georges ; Darfeuil R
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
132
Poids
972
Date de parution
20180209
Nombre de pages
916,00 €
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En 1962, un homme politique français de quarante-six ans rencontre à Hossegor, chez ses parents, une jeune fille de dix-neuf ans. La première lettre qu'il lui adresse le 19 octobre 1962 sera suivie de mille deux cent dix-sept autres qui se déploieront, sans jamais perdre de leur intensité, jusqu'en 1995, à la veille de sa mort. Les lettres de celui qui fut deux fois président de la République nous dévoilent des aspects totalement inconnus d'un homme profondément secret que chacun croyait connaître. Deux lettres, parmi des centaines, témoignent de la constance de cet amour. 15 novembre 1964 : "Je bénis, ma bien-aimée, ton visage où j'essaie de lire ce que sera ma vie. Je t'ai rencontrée et j'ai tout de suite deviné que j'allais partir pour un grand voyage. Là où je vais je sais au moins que tu seras toujours. Je bénis ce visage, ma lumière. Il n'y aura plus jamais de nuit absolue pour moi. La solitude de la mort sera moins solitude. Anne, mon amour". Et la correspondance prend fin le 22 septembre 1995 : "Tu m'as toujours apporté plus. Tu as été ma chance de vie. Comment ne pas t'aimer davantage ?".
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3