LA FOLLE DU LOGIS . LA TELEVISION DANS LES SOCIETES DEMOCRATIQUES
Missika Jean-Louis ; Wolton Dominique
GALLIMARD
13,95 €
Epuisé
EAN :9782070226054
Étrange objet que la télévision. Dès qu'on tire sur un fil, c'est toute la société qui vient. Et d'image en image, et de crise en crise, elle projette et s'y projettent, tous les rêves, les drames et les enjeux des démocraties modernes. Comment ne soulèverait-elle pas tant de passions ? Elle touche à l'essentiel : c'est l'objet le plus démocratique des sociétés démocratiques. Cet essai, unique en son genre, est sans doute le premier à mettre au centre de son analyse la place de la télévision dans l'espace public et les règles nouvelles qu'elle introduit dans le jeu politique. Le premier à retracer l'historique du phénomène, depuis les temps héroïques des années cinquante jusqu'aux étonnantes possibilités de la télévision à la carte que permettront les nouvelles technologies. Le premier à décrire le milieu de ceux qui, par l'argent ou le pouvoir, la création, la technique ou la présence à l'écran, dans les bureaux, les studios ou les coulisses, fabriquent ces images dont plus personne ne peut se passer. Le premier à situer les forces et les faiblesses de la télévision française par rapport à ses concurrentes européennes et américaines. Le premier à définir clairement les cadres et les choix des avenirs possibles des systèmes audiovisuels. Les thèses que défendent ici Jean-Louis Missika et Dominique Wolton heurtent nombre d'idées reçues et seront à coup sûr discutées. Mais on ne pourra les ignorer.
Nombre de pages
348
Date de parution
04/10/1983
Poids
470g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782070226054
Titre
LA FOLLE DU LOGIS . LA TELEVISION DANS LES SOCIETES DEMOCRATIQUES
Auteur
Missika Jean-Louis ; Wolton Dominique
Editeur
GALLIMARD
Largeur
155
Poids
470
Date de parution
19831004
Nombre de pages
348,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La télévision est en train de disparaître sous nos yeux, sans que nous en soyons tout à fait conscients. Elle se noie dans un océan d'écrans, de terminaux, de réseaux, de portables et de mobiles. Elle explose en bouquets de programmes, se fragmente en chaînes ultrathématiques, se désarticule en vidéo à la demande, se package en service push sur le mobile, se télécharge sur Internet, se podcast sur l'i-pod, s'individualise en blog et vlog... Sous les effets conjugués de la dispersion, du bourgeonnement, de la fragmentation technologique et d'autres évolutions encore (développement du parajournalisme et du journalisme amateur, nouvelles dépendances à l'égard des organisateurs d'événements...), c'est la télévision comme forum central des sociétés modernes qui est en train de perdre la main : celle des grandes chaînes généralistes qui tenaient les horloges de leur public, organisaient ses soirées et triaient pour lui les informations.
L'arrivée des voitures autonomes est imminente. Elles sont déjà testées dans de nombreux pays, dont la France. Ce nouveau mode de transport va profondément transformer nos vies, nos villes et notre société. Or, personne n'est vraiment prêt pour ce bouleversement. Dans ce livre très documenté, les auteurs montrent que cette révolution technologique va entraîner de multiples révolutions. Faut-il dire adieu à la voiture individuelle ? La profession de chauffeur-livreur est-elle vouée à disparaître en provoquant un chômage de masse ? Qui détiendra le pouvoir sur les données, les algorithmes et l'organisation de cette nouvelle mobilité ? Des géants du numérique, américains ou chinois ? Ou des villes gouvernées démocratiquement ? Ce livre s'adresse aux citoyens comme aux pouvoirs publics : si on ne réfl échit pas à cet avenir très proche, toutes les dérives sont possibles. Le débat doit sortir du cercle des experts car il nous concerne tous. Et ce n'est pas de la science-fiction, la voiture-robot est au coin de la rue.
En vingt ans, les réseaux sociaux ont imposé leurs modes d'accès à l'information et changé la nature du débat public. Conçus au service de la publicité comportementale, leurs algorithmes enferment les individus dans des mondes étanches qui interdisent la confrontation des opinions contradictoires et renforcent les préjugés : la désinformation devient la règle, les discours de haine prospèrent et la polarisation politique s'accentue. Le Business de la haine montre que, plus encore que la haine ordinaire, c'est le mode de fonctionnement et le modèle économique des réseaux sociaux qui menacent la démocratie. Ce qui est désormais en péril, c'est la possibilité pour les citoyens de s'accorder sur les faits qui fondent leurs désaccords, et surtout de les résoudre selon un processus démocratique. Jean-Louis Missika et Henri Verdier racontent cette crise et l'inscrivent dans la perspective de l'histoire des médias et de leur régulation depuis le XIXe siècle jusqu'à l'attaque du Capitole, le 6 janvier 2021. Ils proposent de construire l'espace public de la délibération démocratique comme un bien commun qu'aucun opérateur privé ou étatique ne pourra s'approprier. Ils tracent les lignes d'une authentique régulation et en appellent au courage politique pour imposer aux plateformes ce nécessaire contrôle démocratique.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.