Longtemps perçue comme un bastion animiste ou une terre d'élection du christianisme, la Côte d'Ivoire a été le théâtre d'une des plus fortes progressions de l'islam sur le continent africain au cours du dernier demi-siècle. De fait, l'islam est aujourd'hui la première religion du pays par son poids démographique et sa présence est manifeste partout, y compris dans le Sud côtier et forestier. Cette islamisation a été contemporaine du développement économique, des migrations et de l'urbanisation sans précédent de la Côte d'Ivoire postcoloniale. Ces circonstances, qu'éclairent aussi l'influence durable du christianisme et le statut politique minoritaire de l'entité musulmane dans l'Etat, ont modelé les dynamiques locales et globales de l'interface entre islam et modernité. Il en est résulté de profondes mutations de la société et de la culture religieuse islamiques ivoiriennes, dominées depuis la fin des années 1970 par l'émergence du mouvement et de la pensée " réformistes ", ayant donné naissance, en 1993, à l'influent Conseil national islamique. Ce livre retrace la genèse historique et l'importance contemporaine de ces transformations, à travers le cas spécifique d'Abidjan, mégapole cosmopolite, locomotive économique, siège de l'Etat et principal foyer islamique du pays. Par delà les représentations idéologiques sur l'islam issues du 11 septembre et de la guerre civile ivoirienne, ce livre interroge les processus par lesquels le mouvement réformiste impulsé à Abidjan a promu une interprétation " moderne " et libérale de l'islam ivoirien, mêlant tolérance religieuse, droits de la femme et défense de la démocratie et de la laïcité.
Nombre de pages
546
Date de parution
01/06/2006
Poids
840g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845867765
Auteur
Miran Marie
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20060601
Nombre de pages
546,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
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