La juridicisation de l'Eglise. Chanoines séculiers et droit canonique (1070-1130)
Miramon Charles de
BELLES LETTRES
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EAN :9782251456683
Une scansion majeure de l'histoire juridique de l'Occident prend place au XIIe siècle. Vers les années 1140 se développe d'abord à Bologne, puis ailleurs, un enseignement savant de droit romain et canonique. Comment expliquer cette nouveauté ? Il est d'usage d'y voir la conséquence de deux causes : un facteur politique ? la Réforme grégorienne ? et un facteur textuel ? la redécouverte des collections justiniennes de droit romain. Charles de Miramon propose une autre explication du développement du droit savant. Il faut en trouver la cause dans la juridicisation de l'Église entre 1070 et 1130, c'est-àdire la croissance de la sphère juridique dans le fonctionnement des institutions ecclésiastiques. Cette rapide juridicisation est étroitement liée avec l'émergence des clercs séculiers, en particulier des chanoines des cathédrales et collégiales. L'enquête sur les liens qui se nouent entre les clercs séculiers et le droit passe par une étude des valeurs individuelles et collectives des clercs, et par la recherche d'une théorie du langage juridique et de sa mise en pratique. C'est en particulier dans les réunions cléricales, une institution nouvelle de gestion des collèges cléricaux, qu'un nouveau langage est mobilisé pour aborder les nombreux litiges, petits ou grands, qui structurent l'existence de ces collectifs. Enfin, les collections canoniques s'adaptent à ce nouveau lectorat de clercs. De la Loire au Rhin, en passant par la Tamise, les chanoines séculiers nourrissent le terreau fertile de la juridicisation de l'Occident.
Nombre de pages
468
Date de parution
15/01/2025
Poids
758g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782251456683
Titre
La juridicisation de l'Eglise. Chanoines séculiers et droit canonique (1070-1130)
Auteur
Miramon Charles de
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
758
Date de parution
20250115
Nombre de pages
468,00 €
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A la fin du XIIe siècle, des mouvements religieux laïcs se développent en Occident. A côté des moines et des clercs, émerge une élite de laïcs qui s'impliquent dans un mode de vie à mi-chemin entre le statut d'un laïc et celui d'un religieux. Certains de ces mouvements ont été étudiés - béguines, mouvement de la Pénitence, Umiliati -, d'autres sont restés dans l'ombre. C'est le cas des "donnés". Les "donnés" sont des laïcs ou, plus rarement, des clercs qui passent contrat avec une institution religieuse: un hôpital, une léproserie ou un monastère. En échange de la dévolution de l'ensemble de leurs biens et de leur personne physique, ils reçoivent la confraternité de l'institution, c'est-à-dire la possibilité de participer à ses biens temporels et spirituels. Généralement les donnés conservent, leur vie durant, l'usufruit de leurs biens. S'ils sont astreints à une vie religieuse - port d'un habit et surtout d'un insigne, participation aux activités quotidiennes du monastère ou de l'hôpital -, ils ne prononcent pas de voeux monastiques et ne sont généralement pas obligés à la chasteté ou à la pauvreté. C'était, pour un couple, l'un des rares moyens de mener une existence proche de celle d'un religieux tout en conservant une vie matrimoniale. Le fondement de leur lien avec l'institution tenait dans le contrat qui pouvait être révoqué en cas de désaccord entre les parties. Ce livre constitue la première étude sur les donnés dans l'Occident latin, depuis leur apparition jusqu'à la fin du Moyen Age. Il analyse le contexte et les facteurs qui ont conduit à leur apparition dans le paysage religieux de l'Europe du XIIe siècle et étudie le régime juridique des donnés tel qu'il était défini par le droit de l'Église. L'enquête, effectuée dans les archives des cloîtres, des hôpitaux et des léproseries, révèle combien les donnés étaient nombreux au Moyen Âge, ce qui montre que les frontières entre les laïcs et les religieux étaient moins figées qu'on ne le pense.
Examiner la façon dont le temps est pris en compte dans une institution, analyser les méthodes et les moyens de gouvernante dont l'institution se dote pour gérer le temps, tel est l'objectif de cet ouvrage. De fait, les cycles de vie des organisations conditionnent les finalités, le contenu et le sens même de l'action sociale et médico-sociale. Les équipes de directions, auxquelles ce livre s'adresse, trouveront une grille de lecture et d'analyse, mais aussi des propositions relatives aux modalités, à l'évaluation et à la définition d'un véritable management du temps des institutions. Prendre les décisions, déterminer les choix et les priorités, assurer fonctionnement quotidien et urgence, animer les équipes, mettre en place l'innovation, maîtriser la délégation, tels sont les thématiques principales abordées. Riche de nombreuses études de situations, l'ouvrage est structuré en trois parties ? spécificités de l'action sociale et médico-sociale ? présentation d'un modèle managérial et stratégique pour la compréhension et le diagnostic du fonctionnement des institutions par rapport à leur mission ? place et rôle du directeur et de l'équipe de direction face aux enjeux de la gouvernante associative et de l'organisation des mobilités Biographie de l'auteur Jean-Marie MIRAMON, longtemps directeur général d'associations, il est actuellement conseiller techniqueconsultant et enseigne à l'ENSP et en université (DESS gestion dans le domaine de la santé et de l'entreprise sociale)François-Olivier MORDOHAY, ingénieur ENSAM, aprèquinze ans passés à différents postes dans la Fonction publique, il a co-fondé un cabinet de conseil, dont il esaujourd'hui un des directeurs associés
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine