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Marcien Towa. Progrès scientifiques et émancipation des peuples
Mintoumé Siméon Clotaire ; Mbele Charles Romain
L'HARMATTAN
15,50 €
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EAN :9782343220994
Le sous-développement actuel de l'Afrique s'explique en grande partie par le fait qu'elle est encore, dans son ensemble, sous le contrôle d'un système mondial de domination et d'exploitation qui s'est imposé grâce à la force que l'Occident tire de la maitrise des éléments et des processus naturels. Par une dialectique du rapport de force, l'auteur confère ainsi une valeur morale élevée à la puissance matérielle que procure la connaissance scientifique. Sa généralisation peut être un gage de paix et de fraternité dans la mesure où elle empêcherait que ceux qui disposent d'une puissance élevée soient tentés d'en abuser pour dominer les autres.
Nombre de pages
128
Date de parution
08/02/2021
Poids
162g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343220994
Titre
Marcien Towa. Progrès scientifiques et émancipation des peuples
Auteur
Mintoumé Siméon Clotaire ; Mbele Charles Romain
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
162
Date de parution
20210208
Nombre de pages
128,00 €
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Cette réflexion a été suscitée par le mouvement évangélique et le terrorisme islamique qui dominent l'actualité africaine. Les abus commis par les promoteurs des églises dites de réveil et les atrocités commises par les terroristes peuvent-ils être justifiés par la religion ? Du point de vue de Kant, l'obligation morale est a priori, elle est originelle et universelle. Par conséquent, c'est par rapport à elle que doivent être interprétées les révélations des religions historiques : elles ne peuvent donc rien prescrire qui soit contraire à la morale. Emmanuel Levinas situe lui aussi la relation à Dieu dans la morale, mais il ne partage pas la conception kantienne de la moralité de l'acte humain. Kant fait de l'universalité le canon de l'appréciation morale de nos actions. Selon Levinas, le vis-à-vis du juste, ce n'est pas une loi universelle. C'est toujours à un visage qu'il faut rendre justice : la moralité est la réponse à l'appel qui me vient du visage de l'autre homme qui me rappelle à mes obligations et me juge.
La finitude ou la possibilité de mourir nous oblige à prendre en considération toute l'épaisseur de notre existence corporelle. Cette épaisseur signifie que notre regard est toujours relatif à une position. Ce qui revient à dire qu'aucun homme, aucune pensée, ne peut prétendre avoir la perception totale de la réalité. La perception de la réalité, dans sa totalité, exige le point de vue des autres. La finitude signifie donc obligation de dialoguer. Autrement dit, la pensée ne commence que lorsque je rencontre l'autre homme. L'autre homme, le différent, l'opposant, est indispensable pour penser. Car la pensée est écoute et réponse à la parole de l'autre ; elle est dialogue. Et c'est ce dialogue qui permet de parvenir à l'indispensable conciliation de la vérité avec la justice et de la politique avec l'éthique. En d'autres termes, la Raison ou l'Ordre qui régit une société humaine doit prendre en considération les droits de tous ses membres et surtout de ceux qui sont incapables de défendre leurs propres droits par eux-mêmes.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.