1956 est l'une des dates essentielles de l'histoire de l'Europe contemporaine. Il y a plus d'un demi-siècle, en effet, les deux Europe ont été traversées par une formidable onde de choc d'Est en Ouest : le rapport Khrouchtchev au XXe Congrès du PCUS, l'Octobre polonais et l'intervention soviétique en Hongrie. Par les textes qui le composent, cet ouvrage insiste sur le caractère organiquement européen de l'héritage de 1956. Fruit du colloque international qui s'est tenu à Science Po en 2006, il contribue à rapprocher les mémoires des anciens et des nouveaux membres de l'Union européenne. L'année 1956 n'a pas toujours été perçue comme cette date qui relie tout notre continent - tantôt cantonnée au cadre national, polonais ou hongrois, tantôt instrumentalisée dans les enjeux de politique intérieure de pays occidentaux, notamment pour affaiblir des partis communistes encore relativement puissants en France ou en Italie. L'hypothèse du grand troc diplomatique " à vous Suez, à nous Budapest " n'avait fait que creuser encore la séparation en deux réalités d'apparence distinctes. L'européanisation de l'événement n'est venue que bien plus tard. Et pour qu'elle s'accomplisse pleinement, il a fallu deux tournants de l'Histoire : la fin du communisme est-européen en 1989 et l'adhésion des pays de l'Europe centrale à l'Union européenne en 2004.
Nombre de pages
475
Date de parution
21/10/2010
Poids
573g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782882502421
Titre
1956, une date européenne
Auteur
Mink Georges ; Lazar Marc ; Sielski Mariusz
Editeur
NOIR BLANC
Largeur
150
Poids
573
Date de parution
20101021
Nombre de pages
475,00 €
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Résumé : Enjeu européen récurrent tout au long du siècle, la question de l'indépendance de la Pologne s'impose à nouveau dans le jeu des nations au moment où éclate, en 1914, la Première Guerre mondiale. A la fin du conflit, en conséquence de la défaite des empires centraux et de l'effondrement de l'Empire russe, elle devient réalité puis mythe fondateur d'un pays souverain pendant la période de l'entre-deux-guerres, avant que d'être écrasée par les totalitarismes nazi et communiste. Depuis la chute du régime communiste en 1989, les analyses et les interprétations, aussi bien novatrices que controversées, de ce passé tumultueux et complexe se retrouvent fréquemment au centre d'oppositions politiques ou de grands débats mémoriels. Georges Mink, spécialiste politique des pays d'Europe centrale, redessine à partir de l'histoire de la Pologne au XXe siècle la carte des conflits de mémoire qui secouent la scène politique, médiatique et culturelle du pays. A l'heure des nouvelles crises qui frappent l'est du continent européen, notamment en Ukraine, cette analyse d'un passé récent nous éclaire sur les défis auxquels devra faire face la Pologne, mais aussi l'Europe.
Les modalités de la sortie du communisme et les transformations post-communistes ont constitué pour les sciences sociales un défi cognitif sans précédent. Les chercheurs en sciences sociales ont-ils été à la hauteur du caractère inédit des processus en cours ? Cet ouvrage international et pluridisciplinaire montre des sociologues, des politistes, des historiens, des géographes ou des économistes, aux prises avec des réalités imprévues, à la recherche de paradigmes explicatifs, face à l'évolution du statut du chercheur, sollicité par les médias ou par des demandes d'expertise comme jamais auparavant. La conférence organisée à Prague en mars 2002, à l'occasion des dix ans du Centre Français de Recherche en Sciences sociales, sur le thème : " Les sciences sociales à l'épreuve du post-communisme ", s'est efforcée de répondre à ces défis.
Résumé : 1989. Avec la chute du mur de Berlin et l'effondrement de l'empire communiste, les anciens apparatchiks sont chassés du pouvoir qu'ils occupaient depuis des décennies. La page semble tournée. Aujourd'hui, partout en Europe centra e, les " ex " ont repris les rênes du pouvoir politique ou économique. Ils ont réussi leur reconversion : capitalistes prospères, responsables politiques, ils assument d'autant plus facilement le passé et l'ancien régime qu'ils revendiquent des droits d'auteur sur sa disparition. Georges Mink et Jean-Charles Szurek, sociologues et spécialistes du communisme, ont enquêté à travers l'Europe centrale pendant plusieurs années (1990-1998). L'analyse de dizaines d'entretiens menés en Pologne, ex-Tchécoslovaquie et Hongrie, avec des ex-nomenklaturistes aujourd'hui entrepreneurs, et les principaux leaders des partis communistes aujourd'hui présidents, Premiers ministres, ministres, députés, hauts fonctionnaires internationaux, leur a permis de percer le mystère de la " victoire des vaincus ". De cette investigation en profondeur, émerge une explication originale, un regard neuf sur 1989 et les communistes de l'après-communisme.
Mink Georges ; Neumayer Laure ; Bonnard Pascal ; S
Résumé : A L'OUEST, à l'est ou au sud, on observe en Europe une résurgence des affrontements politiques autour de l'interprétation des conflits du passé. Un ajustement mémoriel entre la " nouvelle " et la " vieille " Europe est demandé par les nouveaux États membres de l'Union européenne (UE), qui se pose comme acteur dans la gestion de ces passés. De nombreux dispositifs institutionnels sont créés afin de produire de la réconciliation et du rapprochement, dans le cadre de sorties de conflits armés (ex-Yougoslavie, Irlande du Nord), de sortie de régime autoritaire (Europe du Sud, Europe centrale et orientale) ou encore d'héritages bilatéraux conflictuels (Allemagne/République tchèque, Pologne/Ukraine, Grèce/Turquie). Les façons de prendre en charge ces " brûlures du passé " sont très hétérogènes et c'est tout l'intérêt de cet ouvrage de donner à voir les mille facettes de ce mouvement de fond qui travaille nombre de sociétés européennes. Commissions bilatérales d'historiens, activités professionnalisées d'assistance au maintien de la paix, dispositifs muséographiques spécifiques ou interventions dans des arènes internationales (Conseil de l'Europe, OSCE, UE) : autant de stratégies d'historicisation des héritages conflictuels, visant la pacification des rapports sociaux ou la reconnaissance symbolique et l'intégration aux récits nationaux. Rendant compte de ces évolutions, les auteurs, spécialistes reconnus des différentes aires géopolitiques, s'intéressent aux pratiques des acteurs, à leurs manières de construire des agendas spécifiques, d'élaborer des prises en charge politiques ou humanitaires des situations post-conflits et de créer des modèles ou des savoir-faire particuliers, parfois porteurs de nouvelles formes d'intervention sociale.
Cette tache d'humidité apparue sur le mur de la salle de bains était-elle un signe ? Alors que le narrateur récupère les résultats d'une analyse de routine, le médecin annonce un petit doute sur le VIH En attendant le verdict d'un examen de confirmation, il ne peut partager son anxiété avec son père, venu faire des travaux de réfection dans son studio, ni avec son dernier partenaire - ils n'ont pas prévu de se revoir. Les heures passent au ralenti ; rêves et souvenirs contaminent la réalité. La tache qui progresse au-dessus du lavabo matérialise l'invasion rampante de l'inquiétude : que sera-t-il permis de vivre et d'espérer au-delà de l'angoisse ? Etonnamment souple, poétique, ludique, la langue de ce roman se distord, insinuant que la peur est une affection psychotrope.