Etre moins qu'un chien c'est, dit Charles Mingus, être noir et musicien de jazz dans une Amérique blanche qui ne quitte l'indifférence ou le mépris de la communauté noire que pour piller ses valeurs culturelles. C'est, heurté aux refus et vexations, à la dépossession, comprendre très vite que, si l'on n'accepte pas de se plier aux codes esthétiques dominants, si l'on est porteur d'un monde aussi neuf et intransigeant que l'oeuvre mingusien, l'on ne pourra jamais vivre correctement de sa musique, qu'il faudra au contraire trouver tous les moyens de survivre pour lui permettre de se faire entendre. Etre moins qu'un chien c'est, tout en luttant contre le pouvoir blanc par la charge revendicative de la création, être forcé, dans le quotidien, de jouer son jeu. "Ma musique est vivante, elle parle de la vie et de la mort, du bien et du mal. Elle est colère. Elle est réelle parce qu'elle sait être colère." Quand la rage de Mingus passe par les mots, cela donne cette fresque corrosive qu'est Moins qu'un chien, cynique souvent, impitoyable pour soi, mais surtout pour ceux qui oppressent ou transigent.
Nombre de pages
320
Date de parution
20/02/2026
Poids
500g
Largeur
160mm
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EAN
9782863644690
Auteur
Mingus Charles ; Hess Jacques B.
Editeur
PARENTHESES
Largeur
160
Date de parution
20260220
Nombre de pages
320,00 €
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Saint et pécheur, Charles Mingus, génial contrebassiste et compositeur de jazz fut les deux à la fois. Sous la forme d'une longue confession à un psychiatre, Mingus raconte, sans fard, la lutte perpétuelle qu'il a menée contre le "monde des Blancs", la terre entière et Dieu. Homme de l'excès, il a vécu plusieurs vies en une, dans laquelle les femmes ont toujours tenu un rôle considérable. Si une place mineure est accordée à la musique, les lignes qu'il lui consacre frappent par leur justesse et leur sens critique (notamment envers le free-jazz). Nourrie de dialogues abondants, la narration, passant d'un "je" passionné à un "Charles" ou à un "Mingus" distanciés, souligne son caractère schizophrène. On flirte souvent avec le délire, et le détour par l'asile que fera Mingus n'étonnera personne. Plein d'humour et d'outrances, son livre aurait pu reprendre le titre d'une de ses compositions : Tout ce que tu pourrais être aujourd'hui si la femme de Sigmund Freud était ta mère. --Hector Fricotin
Résumé : Etre moins qu'un chien c'est, dit Charles Mingus, être noir et musicien de jazz dans une Amérique blanche qui ne quitte l'indifférence ou le mépris de la communauté noire que pour piller ses valeurs culturelles. C'est, heurté aux refus et vexations, à la dépossession, comprendre très vite que, si l'on n'accepte pas de se plier aux codes esthétiques dominants, si l'on est porteur d'un monde aussi neuf et intransigeant que l'oeuvre mingusien, l'on ne pourra jamais vivre correctement de sa musique, qu'il faudra au contraire trouver tous les moyens de survivre pour lui permettre de se faire entendre. Etre moins qu'un chien c'est, tout en luttant contre le pouvoir blanc par la charge revendicative de la création, être forcé, dans le quotidien, de jouer son jeu. "Ma musique est vivante, elle parle de la vie et de la mort, du bien et du mal. Elle est colère. Elle est réelle parce qu'elle sait être colère." Quand la rage de Mingus passe par les mots, cela donne cette fresque corrosive qu'est Moins qu'un chien, cynique souvent, impitoyable pour soi, mais surtout pour ceux qui oppressent ou transigent.
Bradbury Dominic ; Chauffeté Bérengère ; Michel Fl
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