
L'ETRANGER DANS LA VILLE. Du rap au graff mural
A une époque où la lutte des sans-papiers est fortement médiatisée, la Ville offre à l'Etranger un statut singulier. Quelquefois intégré, parfois assimilé, souvent exclu, l'Etranger est source de nombreux imaginaires qui conduisent, tantôt à l'hospitalité la plus chaleureuse, tantôt à la xénophobie la plus sordide. La Ville peut être riche et plurielle mais aussi enfermée dans des limites géographiques que l'Etranger subit. Hôte ou ennemi, intégré ou relégué, l'Etranger est de tous les passages. En outre, la Ville change de peau. Ses bruits ne sont plus les mêmes et ses mouvements ondulent de plus en plus. Tag et graff mural, rap et tchatche rappin, hype et break dance, ces expressions murales et musicales sont les signes visibles des métamorphoses de la Ville qui posent la question de la place de l'Etranger dans l'univers urbain. Le graff mural et le rap sont-ils les signes distinctifs de l'Etranger qui signalerait au reste de la Communauté sa présence, ou sont-ils les témoignages d'un sentiment d'étrangeté commun à tous ? L'auteur propose, à partir d'une lecture de la figure de l'Etranger chez Simmel pour qui même les autochtones sont des étrangers, un parcours à travers les différentes formes d'expressions murales et musicales du mouvement Hip-Hop qui restent, pour beaucoup, étrangères car incompréhensibles.
| EAN | 9782130500919 |
|---|---|
| Titre | L'ETRANGER DANS LA VILLE. Du rap au graff mural |
| Auteur | Milon Alain |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 135 |
| Poids | 200 |
| Date de parution | 20000731 |
| Nombre de pages | 145,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'art de la conversation
Milon AlainRésumé : L'art de la conversation s'exprime de mille et une manières. Mais, qu'elle ait de l'esprit ou qu'elle soit factuelle, qu'elle se produise dans la sphère publique ou dans un cadre intime, la conversation - ce concept aujourd'hui galvaudé - exige, pour être dûment pratiquée, d'être convenablement saisie selon les traits qui la constituent en son essence. En s'inspirant de Kant, quatre principes de sociabilité permettent d'en délimiter correctement la nature : la mise en commun du sujet de la conversation, l'absence de temps mort, le refus de changer de sujet pour des raisons superflues, la condamnation de toute ergoterie. Sur ces bases, l'auteur propose alors, en se fondant sur des moments de " crises conversationnelles " mises en scène par Matisse, Magritte, Hergé, Antonioni et Jacques Tati, une approche sociologique, philosophique et esthétique (à travers la peinture et le cinéma) de cet Art de la Conversation que nous pratiquons tous sans bien savoir à quelles règles éthiques il faudrait qu'il se soumette.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER16,73 € -

LA VALEUR DE L'INFORMATION : ENTRE DETTE ET DON. Critique de l'économie de l'information
Milon AlainRésumé : La révolution informationnelle propose une autre " donne " économique. Est-ce à dire que celle considérée par l'économie est fausse ? L'expression fausse donne peut en effet se comprendre de deux manières. Dans un cas, la fausse donne laisse penser qu'une erreur, non intentionnelle, a été commise et qu'il faut redistribuer les cartes pour la changer. Dans l'autre, la fausse donne serait le moment d'une tromperie intentionnelle, autrement dit le moment où l'on laisserait croire que les choses seraient comme cela et qu'il ne servirait à rien de changer l'ordre du monde. Que la " donne " soit vraie ou fausse, bonne ou mauvaise, ne résoudra d'ailleurs jamais la question de sa nature réelle ! Existe-t-il une seule manière de distribuer les cartes de la réalité socio-économique, et la lecture que l'économie propose de cette distribution est-elle unique ou plurielle ? L'auteur propose, à travers une lecture anthropologique de la dette et du don, une réflexion critique sur la valeur de l'information et la manière dont l'économie se révèle impuissante à rendre compte de la complexité des processus informationnels.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER23,33 € -

Bacon, l'effroyable viande
Milon AlainLa peinture de Bacon est angoissante. Elle nous met mal à l'aise. Elle montre une viande à l'état brut qui nous rappelle notre condition. La peinture de Bacon n'est ni informe ni difforme et n'a que faire du contour. Elle exprime autant le refus de la peau sans chair de La Déposition de la croix de Fra Angelico que de la chair sans peau de la Leçon d'anatomie de Rembrandt. La peinture de Bacon est faite de peu de chose. Sans artifice, elle s'attache au fait, rien qu'au fait. Ses aplats sont des territoires qui poussent du dedans pour écarter des contours trop étroits. Brutale, la peinture de Bacon s'attaque à l'intégrité du corps jusqu'à le faire exploser. Mais, elle est surtout sans concession comme pour dire que le corps n'est que le vestige de la viande.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER22,00 € -

La félure du cri : violence et écriture
Milon AlainVivre le cri pour interroger la langue dans ses limites, telle est l'intention de cet essai. Comprendre que le cri est la fin - la fissure de la phrase, et non le commencement - le balbutiement, et qu'il est porté par le rire qui annonce la langue congédiée. Le cri est une scansion sublime pour sortir l'écrivain de sa torpeur. Il n'attend pas d'effets, l'effet de l'enfermement - enfermer celui qui crie parce que son cri signifie braillement et impossibilité à parler pour le psychiatre. Il n'attend même pas l'effet du réconfort - réconforter l'enfant qui crie de peur ou d'angoisse. Il n'attend pas non plus l'effet des hurlements de l'adolescente hystérique - traduction d'une sexualité en attente. Le cri, en hurlant contre la langue, lutte contre la chimère du mot qui s'imagine pouvoir restituer l'objet dans sa nature. Mais le cri qui hurle n'interdit pas le mot ; il réveille la poésie dont la nature première est de distordre la phrase pour faire remonter à la surface le corps caché du langage. René Char écrit que " la Poésie aime cette violence écumante et sa double saveur qui écoute aux portes du langage ". Le cri est-il cc que la poésie écoute à travers les portes du langage ? Mais surtout, le cri vient-il avant ou après le mot ?Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER30,00 €
Du même éditeur
-

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

1815. Fin de l'âge des révolutions ?
Thibaud ClémentAnnée fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.EN STOCKCOMMANDER17,00 € -

Du FN au RN. Les raisons d'un succès
Lehingue Patrick ; Pudal BernardAnatomie d'un parti sulfureux Le succès du Rassemblement national n'est plus à démontrer, tant ses récents résultats électoraux en témoignent. Pour comprendre cette percée frontiste, il faut remonter aux causes structurelles et aux phénomènes de longue durée démantèlement de l'Etat social, mutations du système scolaire, disqualification des intellectuels traditionnels (scientifiques, instituteurs, syndicalistes...) au profit des "imposteurs" de toutes sortes, enfin, réémergence et progression des idées nativistes Mais un paradoxe demeure si la présence frontiste est de plus en plus centrale, elle est presque indépendante de toute véritable implantation sociale. Comment une organisation partisane aussi fragile a-t-elle pu capitaliser de tels succès électoraux ? Pourquoi, en Europe occidentale, la France est-elle le seul pays dans lequel une formation d'extrême droite parvient à rassembler, sans interruption depuis 1984, au moins un électeur sur dix - souvent beaucoup plus Cet ouvrage offre une synthèse historique inédite de ce parti, en même temps qu'il tente de résoudre l'énigme de sa réussiteEN STOCKCOMMANDER24,99 € -

A l'assaut du réel
Bronner GéraldVoici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).EN STOCKCOMMANDER22,00 €
De la même catégorie
-

On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. En finir avec une sentence de mort
Tévanian Pierre ; Stevens Jean-CharlesPartant de cette sentence éternelle lors de débats sur l’immigration, les auteurs dissèquent les mots et les informations pour redonner des données chiffrées et des faits sur la question et sortir ainsi des contre-vérités qu'ils condamnent. Ce court essai permet de répondre aux arguments fallacieux et préjugés masquant des réalités tragiques. Il est essentiel de le glisser entre toutes les mains.EN STOCKCOMMANDER5,00 € -

Plaidoirie sur le délit d'hospitalité. 1978
Grothendieck Alexandre ; Agamben Giorgio ; Le TellSi cette ordonnance ne vous choque pas, ni ne vous fait rire aux éclats, c'est que la liberté est morte dans notre pays. C'est qu'il serait devenu mûr pour un régime policier - un régime où sont tolérées et appliquées des lois policières - des lois qui imposent au citoyen une collaboration inconditionnelle et quotidienne avec la police. Des lois qui vont à l'encontre des mouvements spontanés de sympathie et d'entr'aide des hommes, les uns envers les autres, indépendamment de toutes étiquettes nationales ou administratives. Si de tels textes de loi ne deviennent la risée du pays, c'est qu'ils en deviennent le fléau. A. G.EN STOCKCOMMANDER3,90 € -

Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Tassin LouisePartout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

L'islam après l'exil. Une histoire religieuse de l'immigration
Esmili HamzaQue signifie le renouveau de la piété des immigrés maghrébins et de leurs descendants depuis les années 1980 ? A partir d'une longue enquête à Clichy-sous-Bois, Hamza Esmili retrace la manière dont ceux-ci ont réinvesti la tradition islamique, en réponse à un impératif inédit : établir lefil de la transmission avec la première génération qui naît dans des cités reléguées à la marginalité. Loin de l'archaïsme ou de la simple revendication identitaire, l'islam qui s'élabore ainsi à l'ombre des tours est le fait d'une réaffiliation religieuse choisie, fondée sur une piété individuelle et une relecture commune de l'expérience migratoire. Cet ouvrage propose une histoire de l'immigration attentive à la vie morale des immigrés et de leurs enfants, et à leur capacité d'invention. Car l'islam d'après l'exil n'interroge pas seulement la société d'accueil ; il fait évoluer la tradition musulmane elle-même, en proposant une espérance de salut à la mesure du vécu historique des fidèles. Cet idéal de justice ne trouve pourtant pas d'accomplissement politique, provoquant une crise collective durable. Un point de vue inédit sur la question religieuse dans la France actuelle.EN STOCKCOMMANDER22,00 €
