
QUI PEUT DIRE
MILLET
BAYOL JEAN PAUL
15,09 €
Sur commande
EAN :
9782916913346
Qui peut dire ? comme on dit ici, à Pied-de-Borne ou Villefort, communes des hautes Cévennes. Qui peut dire la rudesse et la grandeur, la solitude et la solidarité ? Celui qui, en témoin, a voulu laisser une trace avant que la mémoire ne s'efface. Et c'est dans un style roboratif et réjouissant - il y a du Vialatte dans ces portraits toujours tendres et souvent hilarants ! - que Stéphane Millet, architecte, a édifié cette stèle en hommage au pays perdu.
| Date de parution | 01/04/2011 |
|---|---|
| Poids | 232g |
Plus d'informations
| EAN | 9782916913346 |
|---|---|
| Titre | QUI PEUT DIRE |
| Auteur | MILLET |
| Editeur | BAYOL JEAN PAUL |
| Largeur | 0 |
| Poids | 232 |
| Date de parution | 20110401 |
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapidité Commandé avant 16h livré demain
Économique et pratique Livraison dès 3,90 €
Facile et sans frais Retrait gratuit en magasin
Du même auteur
-

LES GRAMMAIRIENS ET LA PHONETIQUE OU L'ENSEIGNEMENT DES SONS DU FRANCAIS
MILLETSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER26,00 € -

LE TRAITEMENT ARTICULAIRE DU GROUPE OCCLUSIVE NASALE
MILLETSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER26,00 € -

CONFERENCE DE LA PEDAGOGIE DE LA PAROLE L'ARTICULATION DES VOYELLES
MILLETÉPUISÉVOIR PRODUIT4,00 €
Du même éditeur
-

POUR UN PRINCIPE MATERIALISTE FORT
BAQUIASTLes nouvelles sciences et les nouvelles philosophies nous dessinent des paysages dont la splendeur et l'inspiration dépassent de beaucoup l'au-delà proposé par les religions. De nouvelles définitions de la vie, de l'homme, de l'intelligence et de la conscience nous sont proposées. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l'évolution cosmologique. Face à l'inquiétante montée des religions politiques, Jean-Paul Baquiast défend une vision athée du monde. A travers un panorama des connaissances scientifiques et philosophiques les plus récentes, il propose aux lecteurs une nouvelle pensée matérialiste.Sur commandeCOMMANDER23,59 € -

CORPS
BAYOLBerlin. La ville vient de pulvériser son mur. Encore convalescente et mal à l'aise dans son corps réunifié, elle est projetée dans le nouveau millénaire. En marge du tournage d'un film qui se perdra corps et biens, un acteur arpente la ville, écoute ses battements, explore ses artères et ses centres nerveux. Numéro 37 de ce côté. 38 de l'autre. Et puis 39. 39 comme l'ouverture des hostilités et comme une fièvre. Celle que j'atteignais d'ailleurs fréquemment dans mon enfance et qui m'a valu mon surnom. Trente-Neuf. Le thermomètre se bloquait à ce degré. Sujet à des fièvres interminables, je délirais pendant des semaines. Pour moi, j'ai 39 voulait dire qu'un dragon me possédait, frappait à mes tempes, injectait mes yeux d'un mauvais sang, empoisonnait mes veines et brûlait ma gorge. 39 c'était lui. Je l'avais. Il s'était introduit dans les cavernes de mon corps. Il y avait élu domicile. Sa présence me terrorisait. Je pensais en avoir hérité comme les neuf queues du mistigri au jeu des sept familles. Je pouvais le voir couché sur le tas d'or de mes viscères. La nuit je me réveillais en nage et restais des heures à grelotter au fond de mon lit, fermant les yeux pour chasser le monstre incrusté dans l'ombre. Mais à peine l'avais-je délogé que je le voyais surgir d'un autre repli obscur. Il revenait au détour d'une épaisse lame de fond, travaillé comme un pétrin qui épousait trente-neuf formes molles prêtes à me recouvrir et à m'étouffer sous la pâte. Un jour j'ai décidé de lutter avec lui à armes égales et que le gagnant pourrait prendre le nom du vaincu. Le lendemain je me suis réveillé sans température. J'ai dit OK, je suis Trente-Neuf. Bien plus tard, le jour où j'ai voulu me donner un pseudonyme pour la scène, Trente-Neuf s'est imposé comme une nouvelle bravade. Depuis ça m'est resté.Sur commandeCOMMANDER17,92 € -

NONOLAND
LORENTElle aurait dû tomber plus tôt. La France, leur France. Ça meurt, ça s'effondre, c'est pire que tous les déclins imaginés dans les beaux salons parisiens. Bon Dieu, ça leur pendait au nez comme une évidence. Ils l'ont vu arriver. Et tous d'attendre, le crêpe noir déjà au bras. Nous mourrons en eunuques. Un vieux pays, peuplé de vieux malades. À tout prendre, l'achever était peut-être une bonne chose. Malgré les rodomontades de nos politiciens mises en premières pages des journaux, cela n'avait pu étonner que les idéalistes ou les fous... Pas visionnaire, oh non. Suffisait d'observer. Les nations, ça tombe comme les hommes. Ça commence par perdre la tête, ça oublie son histoire, ses amis, ses promesses. On vous moque, on ne vous prend plus au sérieux. Vous pouvez encore faire peur, mais c'est une peur mêlée de ricanements. Après la tête, les muscles. Une maladie, voilà tout. Tout engourdi. Ça met des heures à réagir, ça tergiverse et, finalement, quand ça se décide à frapper... un soufflet, à peine.Sur commandeCOMMANDER13,68 € -

VOTRE JEUNESSE
LORENTIls se retournent souvent pour scruter l'assistance, huer les "collabos" ou tout simplement pour se moquer. On a beau faire partie de l'avant-garde de la Pensée Critique, on n'en reste pas moins de joyeux drilles. D'ailleurs, cette euphorique effervescence ne plaît pas aux anarchistes : "Soyez sérieux, y'en a qu'essaient de faire la Révolution, bordel !" Lors de grands mouvements sociaux au sein d'une faculté occupée par les étudiants, un observateur ironique tient la chronique du mouvement, du blocage de la fac, des AG et des manifs. Ce témoignage cruel et hilarant est le portrait sans illusions ni complaisances d'une jeunesse illusionnée et prête à toutes complaisances.Sur commandeCOMMANDER15,94 €
