Non pas un pamphlet, mais une satire. Non pas des ennemis, mais des ridicules. Un psychanalyste filme le mouvement de la vie intellectuelle et politique au début du vingt et unième siècle. Ce n'est pas sa spécialité, et c'est justement ce qui donne à son style une " vigueur hybride ". Le point de départ : la première page du Monde. Le 21 novembre 2002, elle est consacrée aux " nouveaux réactionnaires ". Cela, en l'honneur du tout petit livre (96 pages) d'un inconnu, Daniel Lindenberg : il " brouille les familles intellectuelles ", assure le journal. JAM trouve cela étrange. Il lit l'ouvrage, y découvre son nom, se pique au jeu, tire le fil jour après jour. Dans l'élan, il réfléchit sur l'actualité, la gauche, la droite, la guerre, publie dans la presse, commente toute une littérature d'hier et d'aujourd'hui. Quête obstinée, à tâtons dans les ténèbres. Elle débouche sur l'invention d'une " Académie des sciences immorales et politiques ", la rédaction d'un canular normalien, et un étrange dialogue avec lui-même. L'auteur croit avoir traversé les apparences. Il se retrouve, non sans gaieté, au pays des merveilles.
Nombre de pages
375
Date de parution
13/03/2003
Poids
490g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782864323907
Titre
Le neveu de Lacan. Satire
Auteur
Miller Jacques-Alain
Editeur
VERDIER
Largeur
140
Poids
490
Date de parution
20030313
Nombre de pages
375,00 €
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Résumé : Réveiller, secouer, fendre les carapaces, culbuter les idoles, apostropher les patapoufs, dégonfler les baudruches, dissiper les brouillards, souffler sur le feu, scannériser les idées, les passer au fil du rasoir d'Occam, être vrai, " vivre trois secondes en une ", argumenter (" tout bon raisonnement offense "), être conséquent, mettre au clair, mettre à nu, transpercer, percer jusqu'à l'os, s'incliner devant le réel, servir plus grand que soi - telles furent quelques-unes des pulsions et ambitions du jeune Jacques Miller, fils d'un radiologue parisien. Névrose ordinaire, ravalement de la vie amoureuse, caractère insolent sadico-anal, humeur maniaco-dépressive, modestie foncière. Ce recueil de textes de jeunesse donne un aperçu des années d'apprentissage d'un personnage qui défraya la petite chronique du Quartier latin dans les années 60, et qui s'était éclipsé de la scène publique depuis près de vingt ans, avant de solliciter à nouveau l'attention du public cultivé par une polémique passionnée. On trouve ici son entretien avec Jean-Paul Sartre en 1960, ses " réflexions intempestives " de lycéen, son premier exposé au Séminaire de Jacques Lacan, ses premières tentatives logico-philosophiques, son essai sur l'Utile. Le volume s'achève avec son retour auprès de Lacan et son entrée en analyse.
Laure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.
Léonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.
Car un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.