De l'osmose au cataclysme, rien qu'un grand mouvement silencieux et perpétuel. Rester immobile au sein de cette danse insensée, se déplacer avec la terre, même si elle vacille, se joindre aux cafards, aux étoiles, aux dieux et aux hommes, c'est ça voyager ! Et là-bas, à l'intérieur de cet espace où nous nous déplaçons, où nous laissons d'invisibles traces, serait-il possible que j'entende un écho lointain et railleur, une voix anglaise fluette et anémique me demander sur un ton incrédule :" Allons, M. Miller, ne me dites pas que vous écrivez aussi des livres médicaux ? " Mais si, bon Dieu, je peux maintenant le déclarer avec une conscience pure. Oui, monsieur Personne de Newhaven, j'écris des livres médicaux qui guérissent tous les maux du temps et de l'espace. En fait, à cet instant même, j'écris sur l'unique et grand remède de la conscience humaine : le sentiment du voyage ! "
Nombre de pages
168
Date de parution
09/11/2006
Poids
110g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070319329
Titre
L'oeil qui voyage
Auteur
Miller Henry ; Leroy Martine ; Bulteau Michel
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
110
Date de parution
20061109
Nombre de pages
168,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Lors de chacun de ses voyages en France, de l'après-guerre jusqu'à sa mort en 1980, Henry Miller passe quelques jours dans la région de Montpellier. Pourquoi Montpellier? Parce que c'est là que ses amis l'attendent, c'est là qu'il se sent comme en famille, chez Lawrence Durrell, Joseph Delteil et Frédéric Jacques Temple. La centaine de lettres qu'il adresse à ce dernier témoigne de cette belle et solide fraternité.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys