Désespéré, à bout de nerfs, un bloc de papier posé en équilibre sur sa valise, Benjamin R. Ford aurait aimé éviter de devoir brosser son propre portrait... À cinquante-trois ans, il a aussi prodigieusement raté sa carrière de poète que réussi celle d'alcoolique; ses nuits héroïques de mondanité littéraire ne peuplent que ses rêves sur canapé clic-clac, il survit dans un deux-pièces sordide grâce à ses traductions, et les femmes de sa vie ont toutes claqué la porte, sauf sa mère, qui est schizophrène, impotente et sous sa responsabilité! Vous avez dit désastre? Benjamin R. Ford, dit Bennie, aurait également souhaité ne pas rendre de comptes sur le voyage qu'il entreprend, de New York à Los Angeles, mais le vol en correspondance étant retardé depuis des heures, il est bloqué à l'aéroport de Chicago, bouillant de colère et de frustration: cette fois, si sa dernière chance de ne pas complètement rater sa vie est en train de lui filer sous le nez, c'est uniquement la faute d'American Airlines, et par conséquent il va le leur faire savoir! Le retard de cet avion n'est pas un contretemps: c'est un drame, une tragédie aux conséquences irrattrapables. Car assister à la cérémonie de mariage de sa fille, Stella, était le seul espoir pour Bennie d'établir enfin un semblant de relation avec elle, de se faire pardonner son absence, d'assumer son rôle de père avec une bonne vingtaine années de retard, de devenir enfin un homme, de prendre un nouveau départ... Or, précisément, ce départ est déprogrammé par la scandaleuse incompétence d'une compagnie aérienne! Ce qui commence comme une lettre de réclamation pour obtenir le remboursement d'un billet à trois cent quatre-vingt-douze dollars et soixante-huit cents prend peu à peu la forme d'une confession emportée, furieuse et drôlissime, où tous les échecs d'une vie dansent une bacchanale frénétique pour être revisités dans une ultime tentative de libération. Courrier administratif détourné, Dear American Airlines prouve que l'écriture romanesque la plus créative a tout à gagner d'une forme épistolaire ici exploitée avec une imagination, une verve et une énergie exceptionnelles.
Nombre de pages
269
Date de parution
16/02/2012
Poids
295g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782841115907
Titre
Dear american airlines
Auteur
Miles Jonathan ; Debru Claire
Editeur
NIL
Largeur
120
Poids
295
Date de parution
20120216
Nombre de pages
269,00 €
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Si on devait imaginer le parfait espion, il prendraitcertainement les traits d'Otto Katz: intelligent, séducteur etimpitoyable. L'histoire d'Otto Katz (1893-1952), espiontchèque à la solde de l'URSS, nous plonge au coeur des enjeuxpolitiques de la première moitié du xx"siècle. S'y croisent despersonnalités flamboyantes, depuis les membres de l'avant-garde littéraire européenne jusqu'aux célébrités d'Hollywooden passant par les espions les plus importants du temps. OttoKatz a pris part à toutes les formes de la lutte antinazie,notamment par le biais de la propagande. En suivant sespérégrinations entre Berlin, Paris, Londres, Barcelone, NewYork et Los Angeles, on comprend à quel point Staline a tentéd'influencer les opinions publiques. A travers les masquesd'Otto Katz, c'est une histoire parallèle de l'époque qui se lit:la vraie nature de la guerre civile espagnole; l'asservissement àl'URSS des communistes de l'Ouest; le meurtre de Trotski; lesactivités politiques peu connues de Marlene Dietrich. OttoKatz, Vies et mort d'un espion lève ainsi le voile sur ceux quiont secrètement fait l'histoire. Survivant à tous les soubresautsde son temps, Otto Katz a finalement été piégé par la paranoïadu régime communiste. Victime des purges antisémites, sonexécution en 1952 à l'issue du procès Slansky, le mêmequ'Artur London a raconté dans L'Aveu, en fait l'une desultimes victimes de Staline. Récit inédit de la vie d'un maîtreespion resté dans l'ombre, cette biographie menée comme unroman s'appuie sur une documentation exceptionnelle."
Je jette donc je suis. Et si nous étions tous les déchets de quelqu'un ? Un jeune couple squatte un apparte¬ment new-yorkais et vit de récup et d'eau fraîche ; un linguiste enlisé dans la crise de la cinquantaine jongle entre sa femme infidèle et l'Alzheimer de son père ; une veuve du 11 Septembre ¬s'inter¬roge sur son avenir et celui de sa famille recom¬posée. Leurs points communs ? Le désir et le rejet, qui les poussent ? chacun à sa façon ? à vouloir toujours plus, ou toujours moins, jusqu'à ce que leurs mondes délabrés en viennent à se frôler. À travers ces portraits de femmes et d'hommes jetés dans le monde, ces êtres aussi ¬magnifiquement banals et uniques que les détritus qu'ils produisent, Tu ne désireras pas est un miroir tendu où l'or le dispute à l'ordure. Satire acide de notre société, ce roman profond capture par sa langue ¬fascinante l'anxiété et le désespoir qui se dégagent de nos excès. Rédemption pleine de tendresse, Tu ne désireras pas de Jonathan Miles fouille néanmoins nos existences pour voir si dans les décombres il ne resterait pas quelques morceaux d'amour, encore fumants.4e de couverture : Je jette donc je suis. Et si nous étions tous les déchets de quelqu'un ? Un jeune couple squatte un apparte¬ment new-yorkais et vit de récup et d'eau fraîche ; un linguiste enlisé dans la crise de la cinquantaine jongle entre sa femme infidèle et l'Alzheimer de son père ; une veuve du 11 Septembre ¬s'inter¬roge sur son avenir et celui de sa famille recom¬posée. Leurs points communs ? Le désir et le rejet, qui les poussent ? chacun à sa façon ? à vouloir toujours plus, ou toujours moins, jusqu'à ce que leurs mondes délabrés en viennent à se frôler. À travers ces portraits de femmes et d'hommes jetés dans le monde, ces êtres aussi ¬magnifiquement banals et uniques que les détritus qu'ils produisent, Tu ne désireras pas est un miroir tendu où l'or le dispute à l'ordure. Satire acide de notre société, ce roman profond capture par sa langue ¬fascinante l'anxiété et le désespoir qui se dégagent de nos excès. Rédemption pleine de tendresse, Tu ne désireras pas de Jonathan Miles fouille néanmoins nos existences pour voir si dans les décombres il ne resterait pas quelques morceaux d'amour, encore fumants.
Miles Jonathan ; Vaireaux Marion ; Fort-Cantoni Ca
De bon matin le 17 juillet, alors qu'ils prenaient leur minuscule dose de vin, ils aperçurent une voile. La joie les sortit de leur délire et ils firent tout pour attirer l'attention du bateau. Il était si loin qu'ils voyaient à peine le haut des mâts de ce qui, par la suite, s'avéra être un brigantin. Ils fixèrent des chiffons de couleur au cerclage allongé d'un baril et un homme fut hissé en haut du mât pour lancer des signaux. Pendant une demi-heure, les estomacs restèrent noués par l'angoisse de l'attente. Certains imaginaient que le bateau s'approchait, d'autres qu'il s'éloignait, jusqu'à ce qu'il disparaisse réellement sous l'horizon. L'excitation retomba, laissant place à une atroce désolation. "Maintenant j'erre et m'égare toujours. Je cherche vainement à m'appuyer ; rien n'est solide, tout m'échappe, tout me trompe." Théodore Géricault En juillet 1816, la frégate française la Méduse fait naufrage au large des côtes du Sénégal. Cent quarante-sept désespérés vont chercher refuge sur un radeau qui sera abandonné en mer pratiquement sans vivres. Pendant douze jours, les survivants se déchirent, s'entretuent, se mangent les uns les autres. A l'aube du 17 juillet, quinze seulement sont sauvés ; ils ont survécu au terrible carnage dû à la désorganisation, à l'incompétence des commandants et alimenté par le désespoir fou des naufragés. Théodore Géricault décida d'utiliser ce fait divers cru pour un tableau qui allait changer l'idée de la peinture. Lui aussi naufragé de l'existence, accablé par une histoire d'amour sans espoir, pendant neuf mois il va s'enfermer dans son atelier et travailler sur l'immense toile de cinq mètres par sept. Mais la peinture, qui décrit aussi la tragédie de la Restauration, la désillusion de l'ère napoléonienne, le triste renoncement à l'enthousiasme révolutionnaire, se heurte à la banalité de la pensée commune, à l'horreur du scandale, et conduit le peintre à une fin précoce. Histoire emblématique de commandants mesquins, de victimes sacrificielles et d'artistes héroïques, l'affaire du Radeau de la Méduse semble trouver dans l'époque actuelle un parallélisme parfait qui en fait non pas le compte-rendu d'un fait divers du XIXème siècle, mais plutôt une anticipation féroce et visionnaire de notre temps.
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Assise au milieu de voyageurs pressés, ignorant tout du drame à l'oeuvre sous leurs yeux, je me refais le film de ces derniers mois. Comment j'ai appris le trading, comment je suis passée à la télé, comment je me suis endettée jusqu'au cou, comment j'ai failli épouser un auteur raté, et surtout, surtout, comment je suis presque devenue millionnaire. " Anita, vingtenaire, n'a pas la vie qu'elle espérait. Célibataire et " cheffe de projets ", elle gagne à peine de quoi payer le loyer de son studio-cagibi et ses pâtes au beurre. Jusqu'au jour où tout bascule : c'est décidé, elle va devenir riche, très riche ! Rachel Vanier nous offre avec Signes intérieurs de richesse une comédie tendre et décapante qui interroge notre rapport à la richesse et au désir dans une société en perte de sens.