Milan, fin des années 380. Ambroise, évêque de la ville, prêche le carême, sur fond de misère économique et sociale. De sa prédication, il tire ce petit traité en trompe-l'oeil : Elie, dont il était question au 2e livre des Rois en tant que lecture du jour, est " congédié " par l'orateur après 2 pages au profit d'un sujet plus directement pastoral : le jeûne ! Au début du carême, sans doute vers 389, l'évêque de Milan prêche sur fond d'une crise économique et sociale dont il est un analyste très perspicace. De sa prédication, il tire ce petit traité en trompe-l'oeil : Elie, mentionné dans la lecture du jour, semble très vite " congédié " par l'orateur au profit d'un sujet plus directement pastoral, le jeûne. Dans ce texte d'architecture soignée, tout en crescendo, Ambroise développe une apologie du jeûne, pour mieux l'opposer à son antithèse, l'ebrietas, dont il brosse un tableau haut en couleurs. Le traité culmine dans une présentation du jeûne comme préparation à la vie céleste, propre à mener les catéchumènes au baptême lors de la fête de Pâques. Ce texte, ici donné dans une édition critique nouvelle, est un document de grande valeur pour la connaissance des pratiques ascétiques et de l'histoire sociale. Mais il intéressera aussi, par ses qualités littéraires, et notamment ses descriptions de la vie à Milan dans les milieux privilégiés, tout lecteur désireux de goûter la verve d'un écrivain de talent.
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Nombre de pages
312
Date de parution
03/12/2020
Poids
322g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782204139786
Titre
Elie et le jeûne
Auteur
Milan Ambroise de ; Canellis Aline
Editeur
CERF
Largeur
125
Poids
322
Date de parution
20201203
Nombre de pages
312,00 €
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Résumé : Dans le domaine latin, il n'est guère de correspondance qui ait autant d'intérêt que celle d'Ambroise, et notamment son livre 10, qui met le lecteur en contact avec plusieurs grands débats et grandes personnalités de la fin du IVe siècle : conflits au sein de l'Eglise d'Orient, lutte contre les hérésies, lutte contre les velléités de renaissance du paganisme, relations complexes avec le grand Théodose et le frêle Valentinien II. Le livre 10 de la correspondance d'Ambroise regroupe, selon un ordre savamment médité, dix textes de nature et de longueur fort différentes : deux brèves lettres à des évêques à la suite de conciles, un groupe de trois documents relatifs à la controverse, en 384, à propos de l'Autel de la Victoire dans la salle du sénat à Rome, une longue lettre à Théodose pour s'opposer aux sanctions prises contre les chrétiens de Callinicon en Syrie, coupables d'avoir incendié une synagogue, et un gros dossier contre les ariens de Milan, désireux de récupérer, avec le soutien du palais impérial, une basilique pour y célébrer leur culte à Pâques. Sans compter l'Oraison funèbre de Théodose (publiée à part), qu'on ne s'étonnera de trouver au sein du livre 10 de cet épistolaire que si l'on n'a pas saisi le dessein d'Ambroise lorsqu'à la fin de sa vie il a réuni les pièces qui le constituent. Apport scientifique : texte latin révisé, traduction moderne, introductions et annotations. Premier tome à paraître, sur les 8 que contiendra l'édition actuellement en cours de la correspondance.
Résumé : Lors de la liturgie des funérailles de Théodose, Ambroise est pleinement conscient de la gravité de la situation politique. Il invite les deux fils à continuer l'oeuvre de leur père ; dans un éloge des vertus chrétiennes, il prône la clémence et développe l'éloge de l'empereur défunt, avant d'évoquer les retrouvailles célestes. Le 17 janvier 395, Théodose Ier (le Grand), seul empereur régnant, meurt presque subitement à Milan, âgé d'à peine cinquante ans. Au mois de septembre précédent, il a triomphé à la bataille du Frigidus (la rivière Froide, en Slovénie actuelle) de l'usurpateur Eugène, artisan d'une " réaction païenne ". A cette date longtemps charnière entre l'Antiquité et le Moyen Age, le pouvoir impérial n'est pas pleinement assuré, d'autant que Théodose laisse deux fils, âgés seulement de dix-sept et dix ans : Arcadius et Honorius. Lors de la liturgie des funérailles célébrées quarante jours plus tard, Ambroise, qui s'était entretenu peu de temps auparavant avec l'empereur, est pleinement conscient de la gravité de la situation politique. Il invite les deux fils à continuer l'oeuvre de leur père ; dans un éloge des vertus chrétiennes, il prône la clémence, puis il met les paroles d'un psaume, le 114, dans la bouche de Théodose, pour développer ensuite l'éloge de l'empereur défunt, avant d'évoquer, pour finir, les retrouvailles célestes.
Ce traité décrit la pratique de la pénitence publique au IVe siècle dans l'Eglise occidentale. Dans la controverse d'Ambroise avec les novatiens, c'est le pouvoir sacramental de remettre les péchés devant Dieu qui est en jeu. L'Eglise, comme les novatiens, imposait au pécheur une pénitence publique humiliante et pénible, seulement les novatiens refusaient de mettre un terme à cette pénitence. Saint Ambroise défend la miséricorde de Dieu, mais aussi l'autorité de l'Eglise. Le texte latin est celui de O. Faller, publié dans tome 73 du Corpus scriptorum ecclesiasticorum latinorum. Index scripturaire, des textes cités et des mots latins.
Les trois œuvres du grand évêque saint AMBROISE publiées ici offrent un tableau, extrêmement précieux, des rites de l'initiation chrétienne en usage à Milan à la fin du 1v' siècle. L'Explication du symbole " remis " aux catéchumènes le dimanche avant Pâques montre sur le vif saint Ambroise dans son rôle de catéchiste. Les traités Des sacrements et Des mystères s'adressent l'un et l'autre aux nouveaux baptisés. Tandis que le second a gardé une forme plus fruste, proche de l'enseignement parlé, le premier, divisé en six homélies, présente une forme très élaborée. Ils se complètent d'ailleurs et fournissent un commentaire très riche des rites du baptême, de la confirmation et de l'eucharistie ; auxquels s'ajoutent des instructions sur la prière, le Pater et le canon de la messe. Tout cet enseignement repose sur deux bases : le symbolisme des rites et celui des Ecritures. C'est à travers la richesse des images que le néophyte est introduit à la richesse de la doctrine.
La Traduction Oecuménique de la Bible (TOB), publiée en 1975, a marqué un tournant dans la longue histoire de la traduction de la Bible. Pour la première fois au monde, des biblistes catholiques, protestants et orthodoxes travaillaient ensemble pour produire une traduction moderne dont la fiabilité et le sérieux sont aujourd'hui reconnus par tous. La Bible TOB a bénéficié depuis d'importantes révisions, en 1988 et 2004, proposant un texte plus précis et harmonieux et prenant en compte les avancées de la recherche biblique. Cette édition 2010 comprend de nouvelles actualisations des notes et introductions, avec quelques corrections de la traduction. Elle porte la même exigence de clarté de la langue et de fidélité au texte source. La TOB 2010 constitue aussi un événement éditorial et oecuménique sans précédent: pour la première fois dans l'histoire de la Bible en langue française, elle intègre un ensemble supplémentaire de six livres deutérocanoniques en usage dans la liturgie des Eglises orthodoxes 3 et 4 Esdras, 3 et 4 Maccabées, le Psaume 151, la Prière de Manassé. Avec des introductions générales, une introduction à chaque livre, des notes essentielles sur les particularités du texte, un tableau chronologique, un tableau synoptique, un glossaire et huit cartes couleur, la TOB 2010 est tout indiquée pour se plonger dans les récits plusieurs fois millénaires de la Bible, tels qu'ils ont été reçus dans les diverses traditions juives et chrétiennes.
Résumé : Pour commémorer ses douze années passées sur le siège de Pierre, voici un livre photos retraçant les grands moments du pontificat de François : le pape apparaissant au balcon de Saint-Pierre de Rome, à Lampedusa avec les migrants, les cérémonies de Pâques pendant la période du confinement, l'ouverture des portes saintes du jubilé. Autant d'événements, heureux ou graves, dont il faut se souvenir. Ouvrir ce livre consacré au pape François, c'est se rappeler son immense action pastorale : l'intérêt consacré aux Eglises d'Amérique du Sud, d'Afrique ou d'Asie, le souci des pauvres retrouvé, l'attention portée aux périphéries... Autant de choses qui révèlent la préoccupation du pasteur, que chacun trouve sa place dans l'Eglise. François, c'est aussi un héritage théologique majeur : la prise de conscience, au sein de l'Eglise, de la crise écologique et l'initiation d'une réflexion théologique ; l'accueil fait aux divorcés-remariés. Tout cela, c'était François. Pour ne pas oublier.