Les rythmes du politique. Démocratie et capitalisme mondialisé
Michon Pascal
AMSTERDAM
17,30 €
Épuisé
EAN :9782350960012
La mutation du capitalisme qui vient d'avoir lieu nous oblige à repenser de fond en comble la question de la démocratie. Nous vivons le paradoxe d'un monde plus fluide, plus ouvert, plus libre, mais aussi plus divisé, plus inégalitaire, plus féroce qu'il ne l'a jamais été. Or, la plupart des paradigmes théoriques et critiques dont nous disposons ne rendent pas compte de cette double réalité. Pour comprendre ce monde, il faut s'adosser à l'idée que le politique s'inscrit directement dans les corps, le langage et le social, qu'il en détermine les rythmes. On voit alors que les nouveaux modes de domination ne passent plus par des effets systémiques, ni par des disciplines, mais s'expriment plutôt à travers des techniques rythmiques fluides, qui affaiblissent les forces contestataires, diluent les résistances et démultiplient les formes de vie tout en les vidant de leur puissance d'agir et d'exister. . . Pascal Michon est agrégé et docteur en histoire, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud. Il a été Directeur de programme au Collège international de philosophie. Il est notamment l'auteur de Rythmes, pouvoir, mondialisation (PUF, 2005) et de Eléments d'une histoire du sujet (Kimé, 2000).
Nombre de pages
311
Date de parution
11/09/2007
Poids
382g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782350960012
Titre
Les rythmes du politique. Démocratie et capitalisme mondialisé
Auteur
Michon Pascal
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
140
Poids
382
Date de parution
20070911
Nombre de pages
311,00 €
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Résumé : Le rythme a été l'un des modèles formels les plus discutés par les sciences sociales et par la philosophie entre les années 1890 et les années 1940, période pendant laquelle il a servi à penser l'organisation d'un monde en perpétuelle métamorphose. Il a subi ensuite une éclipse au profit des notions de structure et de système, qui l'ont fait disparaître de la conscience scientifique. À travers une étude minutieuse de textes allant de la sociologie et de l'anthropologie à la théorie des médias et à la poétique en passant par la psychanalyse et la psychologie sociale, Pascal Michon reconstitue la généalogie complexe de cette notion et montre en quoi elle nous est à nouveau nécessaire pour penser les nouvelles formes d'individuation et de pouvoir qui viennent de surgir avec la mondialisation. Quel que soit l'étage à partir duquel il est observé - individu, famille, groupes intermédiaires, publics, entreprises, États-nations ou encore Empire -, notre monde est en effet présenté, dans les multiples descriptions réticulaires qu'il suscite, comme un lieu où les individus psychiques et collectifs apparaissent comme autant de remous fugaces dans les grands brassages permanents du marché et de l'information. Or, cette fluidité n'est pas totale d'une part, il existe encore dans cet océan un certain nombre de rocs relativement stables qu'il serait bien téméraire de négliger ; de nombreuses résistances se font jour, qui épaississent et ralentissent les courants qui le parcourent. De l'autre - et c'est là un point capital -, ces constellations, ces réseaux et ces flux se meuvent suivant des rythmes descriptibles dans lesquels se cachent aujourd'hui les nouvelles formes de pouvoir. Ce sont ces rythmes qu'il nous faut comprendre, décrire et critiquer, si nous voulons avoir prise sur le monde et l'Empire fluides.
Résumé : L'histoire du sujet n'existe pas encore. La philosophie l'enferme, pour mieux la nier, dans le récit de la raison moderne. Les sciences sociales et la psychanalyse la réduisent à une évolution du psychisme ou de la société. La critique la rabat sur l'histoire des techniques picturales et narratives. Une grande partie de cette littérature égrène le rosaire de la fin de siècle, identifiant abusivement le sujet au monde moderne, celui-ci à la modernité et cette dernière à l'Occident. Ce livre se propose de rompre avec ces réductions et ces amalgames en revenant sur trois expériences intellectuelles oubliées ou déformées : celles de Marcel Mauss, de Johan Huizinga et de Bernard Groethuysen. Chacune de leur contribution s'engage dans une stratégie de l'historicité radicale fondée sur l'arbitraire du langage qui, en se différenciant à la fois de l'historicisme scientifique, du néo-kantisme et des philosophies de l'historicité essentielle, leur permet de produire des fragments d'une anthropologie historique du sujet.
La figure de l'individu, qui a dominé la philosophie et les sciences sociales au cours des trois dernières décennies, semble à bout de souffle. Partout, singuliers et collectifs cherchent à dépasser la simple adaptation au monde fluide imposé par le capitalisme mondialisé et à redevenir les agents de leur propre vie. Au nord comme au sud, un immense désir de subjectivation est en train de gagner nos sociétés. Pourtant, la figure du sujet reste confuse. Longtemps identifiée à une entité naturelle, hors de l'histoire, elle pâtit aujourd'hui également des représentations, tout aussi néfastes, qui concluent de l'historicité radicale du sujet à sa relativité éthique et politique, voire à son inexistence. Ce livre reprend, à la racine, la réflexion sur les relations entre sujet et histoire, en y réintroduisant une tradition oubliée, sinon refoulée par la philosophie: celle qui commence avec Humboldt, se poursuit chez Saussure, Benveniste et Meschonnic. En définissant le langage comme activité et comme mise en circulation de puissances poétiques, cette tradition fournit les bases d'une nouvelle anthropologie historique du sujet.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.